Archives mensuelles : avril 2012

Le web et l’enseignement

Suite à deux activités récentes, je me pose encore plus qu’avant la question de la place du web dans l’enseignement. A l’heure d’internet et de l’accès permanent à l’information, doit-on encore enseigner comme avant? Quels éléments sont à prioriser? Comment former au net aussi? Tout d’abord, je dirais que pour moi, le but principal de la formation et de l’enseignement, avant l’acquisition de connaissances générales, c’est l’acquisition d’un esprit critique, d’un sens de la réflexion. Comme disait l’autre, selon les grands clichés, »mieux vaut une tête bien faite qu’une tête bien pleine ».

A une époque, le prof était réellement la référence, que l’on en remettait pas en question. Erreur, bien évidemment. Aujourd’hui, le web a pris cette place prépondérante. Quand on se sait pas quelque chose, on googlise le truc et on découvre. Or on s’aperçoit bien souvent que nombre de personnes, dont des jeunes en formation, prennent tout ce qu’il trouve comme argent comptant. Comme à l’époque on prenait pour parole d’évangile tous les mots de l’enseignant. Il est pourtant facile de trouver tout et son contraire sur le net. Et dès lors il est nécessaire d’apprendre à surfer, de savoir décortiquer les informations et les articles découverts au fil des pages et des clics. Il est prioritaire de classifier les données selon leur provenance, par exemple ne ne mettant pas sur un pied d’égalité le site de l’Institut universitaire spécialisé en astronomie et celui de M. Tartempion qui passe ses soirées devant son télescope sur son balcon. Sans même parler de rabâcher que l’on ne peut reprendre un texte tel quel du web sans citer son auteur, tout comme on ne peut le faire d’un ouvrage physique ; la facilité du copier-coller rendant d’autant plus grande la tentation du plagiat. Comme il a toujours fallu apprendre à apprendre, il faut aujourd’hui intégrer ces notions découlant du web dans l’acte d’apprentissage. Un enseignant actuel ne peut ignorer cet aspect. Continuer la lecture

Dobble

L’autre jour on a acheté cette petite boîte toute simple. En effet, Dobble se présente dans une boîte ronde et métallique et n’est composé que d’un jeu de cartes rondes recouvertes de huit symboles. Une petite boîte rose et jaune de chez Iello qui fait bien flashy dans les étals et que l’on repère, mais dont il n’est pas évident de deviner le potentiel ludique et fun juste comme ça. D’ailleurs, si je ne l’avais pas testé auparavant, je n’aurais sans doute pas craqué. Dobble c’est un jeu apéro typique, un de ces party-games dont les règles s’expliquent en 30 secondes et qui permet de très courtes parties bien délirantes ne rebutant personne (même ma mère et ma belle-mère ont tout compris). Bon, comme tous les jeux apéros, on ne passe pas 5 heures de suite à faire des parties de Dobble.

Le principe de base, c’est que, quelles que soient les deux cartes du jeu que vous prenez, il y aura toujours un et un seul symbole commun entre les deux ; la seule différence entre les deux symboles pouvant être la taille. Dès lors, la règle propose 5 petits jeux différents se basant tous sur une même idée : être le premier à repérer le symbole commun entre deux cartes et le signaler. Observation et rapidité sont donc les deux fondements du jeu. Avec parfois un peu de mauvaise fois quand il s’agit de décider qui a réagi en premier… Continuer la lecture

Flattr sur ce blog

Et voilà, j’ai souscrit au concept de Flattr. Mais kezako, me direz-vous? Flattr est un système de micro-payement pour du contenu que l’on apprécie. En gros, je peux aller sur un site (comme ce blog, mais il y en a des paquets d’autres) et d’un clic (si je suis inscrit), je peux « flattré » un article ou un billet que j’apprécie particulièrement. J’aurai préalablement chargé mon compte Flattr de quelques euros et indiqué à Flattr un montant mensuel (minimum 2 euros). A la fin du mois, le montant mensuel en question est réparti équitablement entre les différentes pages web que j’aurai flattré. On notera que Flattr s’ouvre aussi aux contenus en dur, en vrai, via des systèmes de QR codes par exemples.

Bon, vu les sommes toutes petites engagées, il ne s’agit pas de gagner sa vie avec, mais bien plutôt de mettre en place une espèce de fonds de soutien. Les sommes que je percevrais via ces clics iront dans mon fonds Flattr et pas dans mon porte-monnaie, et seront donc versées aux auteurs que moi-même je flattrai. Je ne me fais aucune illusion sur l’ampleur des montants qui vont transiter par moi, mais au moins je participe à un système communautaire de financement et de soutien. On verra bien ce que ça donne.

Si vous ne connaissez pas Flattr, c’est par ici que ça se passe.