Locke and Key, la série

Je vous avais fait part il y a quelques temps du plaisir que j’avais eu à lire les comics Locke and Key. Alors quand on annonce une transposition en série, je ne pouvais que me jeter dessus. On retrouve le même synopsis de base, avec cette famille en souffrance qui revient dans la maison familiale et qui s’y trouve confrontée à de profonds et sombres mystères liés aux précédentes générations.

Si la série s’attache à suivre le même fonds, elle simplifie les choses, et allège aussi le ton. Sur Netflix, elle est conseillée dès 13 ans, mais le comics mériterait plus âgé. Moins de violence, de thèmes difficiles, de noirceur, de glauque. Mais la base est là, avec le vécu du deuil, les problèmes familiaux, et les sombres secrets. On sent que l’auteur Joe Hill est resté dans la couse pour tenir a barre. Avec cette version, on a une histoire qui se déroule aussi plus vite, en particulier les clés qui arrivent rapidement et en nombre. On a aussi moins de flashbacks. Et un côté plus « problèmes d’ados » pour toucher un plus large public.

Par contre on a quand même quelques défauts, à commencer par cette capacité des héros à garder les infos et ne pas les partager avec les autres avant que le problème ne soit trop grave. Et puis il y a quand même pas mal de « et si on faisait un truc stupide qui arrange bien le méchant de l’histoire? » Un peu dommage, d’autant que je n’ai pas souvenir de ces aspects dans le matériau de base du comics.

Reste que la réalisation est assez bien foutue. On a droit à des choix changeant la donne par rapport au comics, comme la représentation de l’effet de la clé de tête, qui donne un côté rendant mieux à l’écran sans doute, moins foutraque. Globalement, on a de jolis plans, et une bonne utilisation des lumières et couleurs.

Devant la caméra, on a pas mal d’acteurs qui font le job sans vraiment aller très loin. J’ai bien apprécié les interprétations de Emilia Jones (Ghostland), Jackson Robert Scott (Ça), Laysla de Oliveira (Dans les hautes herbes), Thomas Mitchell et Coby Bird.

La série me laisse quand même sur ma faim, parce que vraiment il y a un manque par rapport au comics. Oui c’est une adaptation, oui on ne raconte pas une histoire de la même manière avec des médias différents, etc. Tout cela OK, mais reste que je trouve dommage d’avoir sabré certains éléments, et d’avoir donné autant d’importance au côté « série d’ados » par rapport au reste. Mais bon, Locke and Key se laisse quand même regarder avec plaisir. Je vous recommande simplement davantage les bouquins.

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