Squid Game

456 personnes croulant sous les dettes et les difficultés financières acceptent de participer à un jeu pour se refaire. En jeu, un magot de plusieurs dizaines de millions. Comment y parvenir? En remportant une série de 6 épreuves, toutes basées sur des jeux d’enfants. Le petit hic? Celui qui est éliminé d’une preuve meurt, tout simplement. Du coup, le truc est un peu tendu et les participants vont devoir se serrer les coudes… ou pas.

Marchant sur les pas de Battle Royale mais aussi de toute la tripotée d’autres films/séries/bouquins sur des jeux de la mort sur fond de critique sociale (y compris Hunger Games), Squid Games nous en offre une version coréenne mais ne révolutionne pas le schmilblick. On y retrouve tous les concepts nécessaires à ce que ça marche, à commencer par des personnalités bien marquées parmi les candidats (du salaud détestable aux personnages attachants que l’on espère voir survivre), un bodycount très élevé (le nombre de mort par épisode, surtout au début, est assez impressionnant), de la violence (oui le sang gicle, il y a des morts assez brutales, même si on a déjà vu bien plus gore), des retournements de situation, du suspens, des révélations sur les grands méchants organisateurs, etc. Rien de bien novateur donc. Mais du classique bien mis en place, bien posé, avec un certain sens du rythme et surtout du cliffhanger car la série se dévore avec cette volonté d’aller chercher ce qui se passe ensuite.

Et puis il y a la mise en scène plutôt réussie, avec ces décors colorés, lumineux, ces jeux d’enfants, qui donnent au tout une teinte contrastant avec le contenu ultra méchant. Bien évidemment la violence physique se veut dénonciatrice d’une violence sociale pour dénoncer les exclusions sociales et les dangers des mauvaises pratiques financières. Mais finalement ça reste assez au second plan.

A noter que l’on a droit à un twist de fin mais dont la révélation est évidente, le genre de truc que l’on sentait venir à des kilomètres. Et puis il y a tous ces éléments non expliqués qui annoncent une saison 2 (même si l’auteur a su se faire prier pour nous la promettre) ; et saison 2 il y aura vu le succès énorme rencontré sur Netflix.

Une série sympathique, assez rythmée, qui reprend des éléments de recettes connues et les remet à sa sauce. Si elle n’a rien de novateur, elle réussit quand même à être prenante.

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