Un coin de campagne perdu et idyllique, un beau couple qui s’y installe pour un week-end en amoureux, une bande de gens pas très civilisés qui s’en prennent à nos amoureux, et le tout qui dégénère quelque peu vers une violence crue. Un setting assez classique des slashers, je vous l’accorde. Mais posez le lieu au fin fond de l’Angleterre avec les habitudes et surtout l’accent du coin, et déjà ça change un peu. Mettez un couple non pas de jeunes ados mais plutôt de bons trentenaires établis. Transformez les habituels vieux fous rednecks en bande d’ados locale qui fout la merde. Et vous obtenez un film qui a son cachet et sait se démarquer dans la palanquée de slashers classiques. La femme du couple est maîtresse d’école, elle tente d’avoir les meilleurs rapports possibles avec ces enfants, soigne l’éducation qu’elle donne, et sa confrontation avec une bande de sales jeunes complètement à l’ouest à qui personne ne peut/veut/ose rien dire, ça va la secouer quelque peu. Cet élément de fond, ajouté au reportage radio sur les jeunes d’aujourd’hui et leur violence, donne un fond assez intéressant au film. Si l’on rajoute le fait que le réalisateur maîtrise bien son truc, on obtient au final un film de qualité. Prenant, haletant, tendu, violent, dur, et bien foutu. Avec un final agréable qui prend une tournure assez folle. Continuer la lecture
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Les nouvelles aventures d’Alladin
On en fait des erreurs dans une vie. Je ne sais pas comment je me suis laissé entraîner là-dedans mais oui j’ai osé regarder ce film, eh oui. Désolé. Et comment dire…? Ben en fait… euh… Ben ouais soyons honnête, c’est assez franchement mauvais. Disons le tout de go, il y a une ou deux lignes de gags qui m’ont fait esquisser un sourire, mais franchement en dehors de ça c’est assez de la daube. Quand un looser de première interprété par le bôgosse des jeunes filles en fleur Kev Adams raconte à des enfants l’histoire remaniée d’Alladin en y mettant sa sauce moderne, on ne peut guère effectivement s’attendre à des miracles. Un scénario anémique, une interprétation d’une pauvreté abyssale (sauf pour Jean-Paul Rouve qui a droit au seul personnage intéressant, mais sinon, même Michel Blanc est fade), des gags lourds de chez lourds (et c’est moi qui le dit). On a du fan service par la mise en valeur des arguments physique du héros qui fait craquer les midinettes. On a une tentative de faire un tube avec une chanson ajoutée au milieu façon MTV. A caser ainsi un humour moderne dans un contexte ancien, on pourrait croire à une vague tentative de se coller dans le moule de l’excellent Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, mais c’est un échec cuisant ; tout le monde n’a pas le talent d’un Chabat et les acteurs qui vont avec.
Je vous propose donc de fuir allègrement ce film…
Jack le Chasseur de Géants
L’autre jour à la maison on a regardé Jack le Chasseur de Géants, daté de 2013, et basé sur le conte de Jack et le Haricot Magique. Un film honnête mais sans plus, qui fait le job du gros film de détente ne demandant pas de réfléchir. Et vraiment sans plus.
Dans ce monde médiéval-fantastique, les géants font partie de la mythologie, ils auraient été battus et renvoyés dans leur monde au-delà des nuages par un ancien roi. Quand le jeune Jack, passionné d’aventures, reçoit des graines de haricot, il ne se doute pas qu’elles vont grandir au point de faire le lien avec ce pays des géants. Et quand il rencontre la jeune princesse elle aussi fan d’aventures, il ne se doute pas qu’il va en tomber amoureux et qu’il va effectuer une quête épique pour la sauver au pays des géants. Et à ce stade les protagonistes ne se doutent pas qu’une bataille terrible va devoir avoir lieu entre humains et géants pour renvoyer ceux-ci chez eux et ainsi avoir un happy end. Le spectateur, lui, se doute assez vite de tout ça. Ce n’est donc pas pour les surprises d’un scénario très prévisible que l’on regardera ce film. Non, on va juste le voir pour se détendre. Parce que finalement il y a peu de choses qui vont venir relever la barre plus haut que cela. Continuer la lecture
