L’autre jour avec les petiots on est allés voir Le Voyage d’Arlo (« The Good Dinosaur » dans la langue de John lasseter et franchement pour une fois le titre vf ne démérite pas). Ce petit dernier de chez Pixar arrive la même année que le fabuleux Vice-Versa qui a posé la barre très très haut ; et on reste dans du très bon film, toujours avec la qualité Pixar. Sans être au niveau de son prédécesseur, Le Voyage d’Arlo reste quand même un joli petit bijou, le genre de film plein de belles choses, de tendresse, de beaux messages, mais aussi de suspens et de tension (la petite de 5 ans était parfois bien tendue sur son siège).
Le film part sur le postulat que la météorite à l’origine de l’extinction des dinosaures a frôlé la Terre sans la heurter, et donc ces dinosaures ont continué à exister, à se développer ; ils sont devenus plus « civilisés », les herbivores cultivant les champs etc. Et dans ce contexte, l’espèce humaine qui débarque a l’air d’un animal sauvage. Arlo, un jeune dinosaure un peu peureux, va se retrouver contraint d’effectuer un voyage en compagnie d’un jeune humain qui devient son animal de compagnie. D’abord dans une relation pleine de tension, ils devront apprendre à se connaître pour faire face aux terribles difficultés se dressant sur leur chemin. On va donc vivre une sorte de road movie décalé mâtiné de buddy movie entre nos deux personnages si différents qui vont finir pas être évidemment très unis (et on ajoutera une ode au western). Continuer la lecture

Ce film de SF de Tarsem Singh développe une idée somme toute assez classique dans le monde de la SF mais non dénuée d’intérêt… Quand on est un vieil homme d’affaires mourant et très très riche, est-on prêt à payer une entreprise pour accélérer ce trépas et transférer notre conscience dans le corps vigoureux d’un jeune homme? Ce genre de technologie étant prohibée, cela vous obligerait à changer d’identité et à vivre une nouvelle vie. C’est le choix que fait Damian Hale qui passe ainsi du corps de Ben Kingsley à celui de Ryan Reynolds. Mais si le corps que l’on vous a vendu comme créé artificiellement et génétiquement développé pour vous convaincre s’avère être celui d’un homme qui a eu une vraie vie avant? Et si les médicaments censés vous permettre de vous adapter à ce nouveau corps ne servaient qu’à garder l’ancienne conscience de ce corps endormie pour éviter qu’elle ne se heurte à vous-même? Et si il y avait là-derrière toute une conspiration financée par les plus grosses fortunes de la planète, y compris vos anciens amis? Cette question intéressante est menée tambour battant sur un film qui s’attache davantage à l’action qu’au véritable fond du problème. Self/less pose de bonnes questions en y apportant des réponses assez simples, en particulier avec une fin un peu trop facile et morale.
On savait Eli Roth bien barré et capable de trucs bien sales et gores (