Singularité, nanotechnologie, réseau mondial, anticipation, Johnny Depp, Cillian Murphy, Morgan Freeman, le tout sous la houlette de Wally Pfister (qui a travaillé entre autres souvent avec Nolan sur des films que j’apprécie avant de se lancer dans ce 1er long à lui) ; franchement il y avait de quoi faire très envie. Le film est certes sympathique, agréable, plutôt de la bonne SF/anticipation. Mais peut-être pas assez poussé non plus malheureusement ; il aborde des questions et des thématiques passionnantes, extrêmement d’actualité, mais il ne fait que les effleurer. C’est un peu dommage.
Will Caster et sa femme Evelyn sont de très grands scientifiques, très doués, et dans plusieurs domaines. Rêveurs, sages, réfléchis, ils veulent aider le monde entier à aller mieux et s’en foutent de l’argent et de la renommée. Des vrais gens biens. Pour y arriver, ils travaillent sur la mise en réseau, l’intelligence artificielle, et d’autres trucs hauts de gamme. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde puisqu’un groupuscule de forcenés prônant la déconnexion et l’indépendance des humains envers les machines va tenter d’assassiner Will. Ce dernier n’aura plus que quelques semaines à vivre, et sa femme va donc utiliser une de ses créations afin de numériser sa conscience dans une machine et ainsi le garder en vie pour toujours. Une fois relié au web, Will devient omniscient, quasi-omnipotent, une espèce de dieu qui, sous le prétexte d’aider les Hommes, va se révéler dangereux. La lutte va s’engager entre deux visions du monde. Bon, comme le film débute par une scène dans le futur après tous ces événements, on sait déjà comment ça va se terminer, du coup le suspens en prend un coup. Continuer la lecture

Ah ben voilà du film noir, du polar, du vrai, du dur, du méchant, avec des flics teigneux, des méchants cruels, des femmes fatales et une ambiance bien glauque. Gangster Squad est un film badass qui nous envoie à Los Angeles en 1949. Un parrain bien pourri règne sur la ville, étend son emprise au point que personne ne peut/veut lever le moindre petit doigt contre lui, y compris au sein des forces de l’ordre. Un groupe de flics teigneux va monter une escouade officieuse, pour agir en borderline, souvent illégalement, afin de faire sauter les affaires du monsieur et de remettre de l’ordre dans la ville. Avec tous les risques que cela comprend, bien entendu. Et comme le parrain en question est un vrai méchant, ça va saigner dans les deux camps. On va donc avoir droit à une escalade de noirceur et de violence qui va entraîner tout ce petit monde dans une spirale infernale.
Adapté d’une BD française éponyme, ce Transperceneige se situe dans un monde post-apo où, pour lutter contre le réchauffement climatique, l’Humanité a utilisé un produit dispersé dans l’atmosphère ; la conséquence en a été une chute plus que brutale des températures qui a éradiqué plus ou moins toute vie sur Terre. Partout ce n’est que glace, neige et vent. Les survivants sont entassés depuis 18 ans dans un train un peu particulier, propriété de M Wilford. Un train au moteur en mouvement perpétuel. Un train immense qui ne s’arrête jamais et fait le tour du monde en une année. Un train dans lequel est cristallisée toute l’échelle sociale avec les riches à l’avant et les citoyens les plus pauvres dans les wagons de queue. Opprimés, ces derniers font bien entendu gronder la révolte. Toutes les tentatives précédentes ayant échoué, une nouvelle révolution armée prend forme sous l’égide d’un certain Curtis qui a pour objectif d’atteindre le moteur en tête du train. Va s’ensuivre une fulgurante et violente remontée des wagons, synonyme d’une découverte d’un monde nouveau et d’un clash des classes sociales.