Archives de catégorie : Ciné

Gran Torino

grantorinoPetit à petit, je trouve le temps d’avancer dans le visionnement de films dont j’entends beaucoup parler en bien, souvent avec un retard non négligeable. mais bon, l’essentiel c’est d’y arriver. Gran Torino fait partie de ceux-là, et comme souvent je regrette de ne pas m’y être arrêté plus tôt. Réalisé et écrit par Clint Eastwood, il nous parle de Walt Kowalski, vétéran de la guerre de Corée, retraité des usines Ford, dont la femme vient de décéder, et qui se retrouve donc seul avec son chien dans sa maison d’une banlieue d’une petite ville du Michigan. il est aussi le seul occidental dans une zone où les immigrés (surtout hmong) sont partout ; en particulier sous la forme de petits gangs locaux. Bourru, irascible, agressif, Walt garde son fusil sous le coude et enchaîne les tournées de bières seul sur son perron. Lorsqu’il rencontre un jeune hmong tentant de lui braquer sa belle Ford Gran Torino, Walt prend un peu la mouche, mais surtout il prend le gamin sous son aile. S’ensuivra une virée pleine d’émotion, mais très dure, sur le chemin du salut pour cet homme hanté par les exactions de la guerre.

Gran Torino est un beau film. Des plans magnifiques, des acteurs de qualité (y compris les acteurs dont c’est la première prestation), une histoire poignante, tout y est. Y compris un final à contre-courant des habituels blockbusters. Difficile de résumer en quelques mots l’émotion qui vous saisit au visionnement de ce grand film. Pas de pathos inutile, pas de gnan gnan, tout est juste et bien amené. Crédible. Solide. Ca vous prend aux tripes. On se laisse embarquer avec Walt pour suivre son évolution et le voir s’ouvrir à une nouvelle perception du monde. Sa rédemption est au bout du chemin, lui qui n’a de cesse de ressasser les horreurs qu’il a commises en Corée.

Un vrai bon morceau de cinéma, en somme. Bravo Monsieur Clint.

X-Men – Days of the Future Past

xmen-daysAlors celui-là je l’attendais de pied ferme. Ce nouveau X-Men promettait beaucoup en regroupant les troupes de la trilogie au présent et ceux de First Class, en se basant sur l’un des arcs scénaristiques des comics. Le pari était risqué, couillu même. On sait bien que toutes les histoires de voyage dans le temps posent des soucis de cohérence à un moment ou à un autre ; et puis il y a quand même ce mauvais souvenir du 3ème film qu’il fallait malgré tout intégrer dans le tableau d’ensemble (d’ailleurs si quelqu’un peut m’expliquer le pourquoi du comment du retour de Xavier, je suis preneur).

On se retrouve donc avec nos X-Men dans un futur pas tout proche, au milieu d’une guerre mondiale opposant les mutants 8et leurs soutiens) au reste de l’Humanité ; ce second camp a pour lui les Sentinelles, des robots géants tueurs de mutants visiblement très efficaces. Du coup, foin de dissensions, les mutants sont tous unis, Xavier, Magneto et consorts dans le même groupe et luttant ensemble contre l’adversité. C’est dans ce contexte qu’ils découvrent la manière dont les Sentinelles ont été conçues, le point de départ dans les années 70, ainsi qu’un moyen de renvoyer l’un d’eux dans le passé pour tenter d’influencer les événements et empêcher la construction de ces adversaires trop dangereux. Il faudra pour cela faire comprendre à l’Humanité que les mutants ne sont pas l’ennemi et que tous peuvent vivre en paix. Bien entendu, c’est Wolverine qui hérite de la lourde tâche de s’y coller et qui se retrouve (envoyé par les Xavier et Magneto du futur) peu après la mort de JFK à devoir unir les Xavier et Magneto de l’époque pour les faire changer le passé ; en particulier un événement déclencheur. Continuer la lecture

The Amazing Spiderman 2

hr_The_Amazing_Spider-Man_2_59Et voilà le deuxième opus du reboot de la franchise Spiderman. Comme pour le premier film, Marc Webb colle une recette très simple pour nous sortir un gros blockbuster sans prétention qui détend mais qui manque salement de profondeur. On retrouve donc Peter Parker qui s’éclate à être Spiderman tout en tentant de concilier cela avec ce qu’il ressent pour la belle Gwen ; rappelons que le père de cette dernière a fait promettre à notre héros de la laisser en dehors de ça pour ne pas qu’il lui arrive quelque chose. Notre homme-araignée va bientôt se trouver un méchant à sa mesure, le très puissant Electro qui lui donnera du fil à retordre. Visiblement, le réalisateur a du trouver que ce serait bien de rajouter du méchant alors il a collé le Bouffon Vert et Rhino genre comme un cheveu dans la soupe, sans lien avec le reste de l’intrigue, de manière parfaitement artificielle et pour de micro-apparitions. Mais bon Spiderman va se fritter du méchant tout en jonglant avec ses soucis d’ado. Et puis il va aussi s’intéresser à ses parents, à leur disparition, à ce passé mystérieux qui s’avère comme par hasard lié à Ozcorp et à ses pouvoirs (je spoile rien du tout, c’est dans la bande-annonce).

Bon, on peut dire en tout cas que les scènes d’action sont assez épiques et plutôt très bien foutues. Pour une fois, la 3D est bien immersive ; les acrobaties aériennes de Spiderman (genre la poursuite du début ou le duel final contre Electro) prennent une dimension assez folle et c’est une bonne claque visuelle. Du vrai gros blockbuster qui a englouti un budget « effets spéciaux » kilométrique, mais qui a réussi à en faire quelque chose qui tient la route. L’apparence d’Electro envoie aussi du bois. Le look de rhino est aussi sympathique (bien qu’on le voie très peu). Continuer la lecture