Après l’amusant GI Joe premier du nom, je m’étais demandé si je me pencherais sur sa suite. J’ai sauté le pas, et franchement j’aurais pu m’en passer. Là où le premier était un bon moment de nawak divertissant et bastonnant, ici on a du nawak tout court. Scénario, acteurs, baston, effets spéciaux, tout est à la ramasse. Ils ont voulu profiter du succès du premier, mais là honnêtement rien à voir. N’est pas Stephen Sommers qui veut, et là Jon M Chu n’est clairement pas à la hauteur (signalons qu’on lui doit des trucs comme Sexy Dance, un machin sur Justin Bieber, et qu’il semble parti pour s’occuper non seulement d’un GI Joe 3 mais aussi des Maîtres de l’Univers). Au niveau des acteurs, le sympathique Channing Tatum assure la transition entre les deux épisodes du côté des gentils, mais pas longtemps. Arnols Vosloo reprend aussi sa place, même si on le voit peu, grâce aux nano-machins. On retrouve aussi Ray Park et Byung Hung-Lee, toujorus masqués. La nouvelle garde est assurée par une brochette de pseudo-acteurs aux capacité d’interprétation franchement limitées. On y retrouve le solide Dwayne Johnson, aka l’ancien catcheur The Rock, toujours aussi navrant quand il s’agit de faire autre chose que rouler les mécaniques. Adrianne Palicki est certes mignonne mais elle est aussi à la ramasse. Franchement il n’y a bien que Ray Stevenson qui tire un peu son épingle du jeu en méchant sympa. Et puis bon y’a Bruce Willis, à se demander s’il devait avoir vraiment faim pour se retrouver embarqué là-dedans ; il garde son attitude cool, et joue sur son personnage, mais franchement avait-il besoin de ça?
Bon, OK, un réalisateur et des acteurs bidons, c’est une chose. Si au moins on leur avait mis quelque chose de bien pour travailler dessus. Mais non. j’ai rarement vu un scénario aussi cousu de fil blanc ; et pourtant je suis assez amateur de nanards. Là franchement rien ne tient la route. Des plans des méchants aux retournements de situation en passant par les déductions de nos prétendus héros, c’est une avalanche de conneries et de trucs pas crédibles pour un sou. Impossible d’accrocher. Même les scènes d’action ne tiennent pas la route.
Visuellement, on va dire qu’il y a une scène qui tient un peu la route. Alors certes elle n’est pas plus crédible que les autres, mais je dois dire que la baston à flanc de montagne, elle envoie bien du bois. Mais en dehors de cela on a des CGI mal foutus et des scènes mal pensées.
Alors oui j’avoue le plaisir coupable de m’être bien amusé sur le premier GI Joe ; mais là c’est juste franchement mauvais. Donc au lieu de perdre votre temps à e voir, allez plutôt jeter un œil sur le billet de l’odieux connard qui vous présentera mieux que moi les différentes incohérences scénaristiques.

Et hop j’ai enchaîné après Don’t be Afraid of the Dark sur un autre film de maison hantée, le sympathique Sinister (2012). A nouveau ce ne sera pas un très grand film qui va marquer les mémoires, mais malgré tout une belle réussite assez tendue et très bien réalisée. Le héros c’est Ellison Oswalt, un écrivain qui reprend des enquêtes criminelles violents n’ayant pu aboutir et qui en tire des romans ; il a eu son gros succès, mais depuis c’est la chute. Il emménage avec sa femme et leurs deux enfants dans une nouvelle maison, située dans une ville où un crime a eut lieu, crime qu’il va s’échiner à résoudre. Ellison a sa femme Tracy dévouée et amoureuse, pratiquement prête à suivre fidèlement son homme en tout. Il y a leur jeune fille Ashley qui peint des trucs bizarres sur les murs. Et l’ado rebelle Trevor encore victime de terreurs nocturnes à son âge. ce qu’Ellison a omis de signaler à sa famille, c’est qu’ils emménagent dans la maison même où le crime a eut lieu. Quatre membres d’une famille y ont été pendus à un arbre de la cour, et l’une des filles est toujours portée disparue. Bien sûr, la police locale n’a pas trop envie de le voir se mêler de cela et l’accueille froidement (sauf un adjoint fan des livres). Et notre auteur va alors découvrir au grenier des bobines de films 9mm montrant ce qui est arrivé dans cette demeure. A l’enquête et à la dérive de l’auteur viendra se mêler le fantastique, oppressant. 