Deuxième épisode du reboot de la saga Star Trek par JJ Abrams, ce Into Darkness suit la ligne posée dans le premier. Je sais qu’elle déplaît à certains trekkies intégristes pour diverses raisons, mais je n’en ai jamais fait partie ; je n’ai même jamais vraiment croché à Star Trek jusque là. Pour ma part, je dois dire que j’aime bien. Le premier opus m’avait laissé un bon souvenir, et ici on garde la même direction, à savoir un scénario correct mais qui laisse quand même quelques trous et incohérences, le tout porté dans une ambiance solide et des effets spéciaux qui claquent.
On retrouve donc notre frais équipage de l’Enterprise et notre cher Kirk insubordonné qui merdouille par rapport aux règles de Starfleet. La hiérarchie n’est pas très jouasse. Mais quand un grand méchant sorti de nulle part qui s’avère être un ancien de Startfleet s’attaque à eux, et bien c’est quand même Kirk qu’on envoie à ses trousses. Je ne spoilerai pas trop (au vu de la bande-annonce) en disant que le plan du méchant consiste justement à être capturé, qu’il va y avoir confrontation d’abord psychologique dans l’Enterprise avant d’en venir aux mains. On a du retournement de situation, des scènes d’action qui claquent, des révélations, bref la recette habituelle. Même si honnêtement on voit un peu venir les twists d’assez loin, cela reste sympathique.
Il faut dire que le film dispose de la réalisation soignée de JJ Abrams (avec ses habituels halos malheureusement en trop grand nombre) qui arrive à poser une belle ambiance. De plus, ce Star Trek est porté par des acteurs qui s’en sortent très bien. En plus de l’équipe reprise du premier film, on a le très bon Benedict Cumberbatch que j’apprécie beaucoup (sauf que j’ai vu le film en vf pour mon fils et que sa voie française est juste indigeste et ne colle pas).
Un bon film de SF avec de l’action donc. Certes un blockbuster mais de qualité. Et s’il n’y rien de vraiment novateur ou de très particulier, ce Star Trek Into Darkness est un bon film, prenant et divertissant.

L’autre soir j’ai eu envie de me faire un truc bien délirant et brainless. Et je dois dire que l’association gros flingue, matos steampunk, chasse aux sorcières pulp, Arterton, Jansenn, Renner, punchlines, tout cela me faisait bien envie. Pari réussi avec ce Hansel et Gretel qui atteint son but et ne cherche surtout pas à péter plus haut que son cul. Dans le genre « récupération de contes » on a eu de l’échec comme
Dans un futur pots-apocalyptique dur, gris et froid, un homme s’aventure avec son fils le long de la route qui doit les mener à un endroit où tout va mieux. C’est leur destin que ce film (tiré d’un roman que je n’ai pas lu) va nous faire découvrir. Au travers de décors magnifiques et d’un rendu post-apo grandiose, la relation père-fils va être un élément central, la seule chose les séparant des terribles tueurs que tant de gens sont devenus. Contre les éléments et les hommes, contre l’environnement et contre des groupes de personnes, l’enfant va suivre un voyage initiatique qui le conduira à devenir lui-même un homme. Ce film est très dur, la joie est quasiment absente, le ton est gris et dur comme le monde, froid, mordant, une vision si sombre de l’avenir et de l’espèce humaine. Et pourtant le tout est si prenant, si terriblement humain et proche de nous. C’est un gros choc, brutal comme un coup dans la gorge qui vous coupe la respiration, ne vous laissant la reprendre qu’une fois au générique.