On pourrait blablater des plombes sur les raisons valables ou pas des reboots en cinéma, des licences qu’il faut absolument rentabiliser, y compris quand réalisateur et acteur ne sont plus de la partie. Mais là n’est pas le but. On va juste parler de ce reboot-ci, celui de Spiderman. Sam Raimi nous avait fait trois films certes sympathiques (surtout le premier) mais pas non plus transcendants. Faut dire qu’avec des Watchmen, Avengers ou les Batman de Nolan par exemple, on devient difficiles sur ce que l’on attend de films de super-héros. Et ce Amazing Spiderman n’est pas au niveau de ces exemples. Pas que ce soit un mauvais film, c’est un très bon divertissement, du blockbuster pop-corn fort sympathique avec des effets spéciaux qui envoient du bois et au final un résultat agréable. On en prend plein les yeux, on ne s’explose pas le crâne avec un scénario trop complexe, on a de très bons plans, des scènes d’actions solides, du teenage-movie pour attirer le public, de l’amourette avec du dilemme pour tirer les larmes des cœurs sensibles, un peu de skate pour faire djeunz, de l’humour, bref tout ce qu’il faut pour que la sauce prenne et que le film soit un succès. Il faut dire que le réalisateur Marc Webb en est à son premier gros blockbuster, provenant du monde du clip vidéo ; et cette origine se ressent au-travers justement de l’aspect djeunz et nerveux du film.
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Ice Age 4
La semaine passée, j’ai emmené mon fils voir Ice Age 4, ou plutôt l’Âge de Glace 4 vu que c’était de la vf. Que du bonheur! On retrouve notre sympathique trio de base avec Manny le gros mammouth grognon, Syd le paresseux neuneu, et Diego le tigre aux dents de sabre qui se veut méchant sans l’être. Suite aux précédentes aventures, ces personnages vivent avec toute une meute de divers bestioles, y compris et surtout la famille de Manny, avec Pêche qui est devenue une vrai ado chieuse (rha que j’aime la position de Manny… « -Papa, quand est-ce que je pourrai traîner avec des garçons? -Quand je serai mort -… -Plus 3 jours, pour être sûr que je sois mort. »). Mais il y a la dérive des continents, les glissements tectoniques, et les joyeusetés que cela occasionne à la surface. Au milieu de ce cataclysme, les trois héros sont séparés du reste de la troupe (ou presque, ils auront quand même gagné quelqu’un pour l’aventure). Dérivant sur un bout de glace à la surface de l’océan, ils seront vite éloignés de leurs proches, et le film sera donc l’occasion de narrer leurs aventures pour les retrouver. En particulier la rencontre avec le bateau pirate emmené par le capitaine Gut, un singe agressif et méchant, cruel, qui mène à la baguette sa bande composée essentiellement de bras cassés moyens. le lapin mignon pas très dangereux, l’éléphant de mer débile et lourdaud, le putois qui fait office d’étendard, ou encore la tigresse aux dents de sable dont on sait dès le premier plan comment cela va finir avec elle. Aventures, action, humour, un peu de suspens, tout y est pour faire un film très agréable. Continuer la lecture
Wastburg
Un peu de copinage ne faisant pas de mal, j’ai acheté le bouquin Wastburg écrit par un auteur francophone de jdr, et bloggeur invétéré, j’ai nommé Cédric Ferrand. Pas seulement par bonne âme pour le soutenir, mais aussi parce que ça avait l’air bien… Et en vrai ben c’est bien. Oui j’ai beaucoup aimé lire Wastburg.
Watsburg c’est une ville, une cité-franche coincée sur un bras de fleuve entre deux États que presque tout oppose. Wastburg est placée dans un univers médiéval-fantastique très low-fantasy ; la magie a disparu depuis pas mal d’année, genre complètement asséchée qu’il n’est plus possible de lancer le moindre sort. Elle vit sous la coup d’un burgmaester placé au sommet d’un système pyramidal très précis et clair, où chaque étage a ses tâches bien définies. Le livre va nous entraîner aux différents étages de la pyramide, en s’accrochant à chaque chapitre à un représentant différent du monde de la garde. Du gamin tire-laine qui joue à l’indic aux grands pontes en passant par les gardes de base et les plus ou moins gradés, chaque niveau est représenté par un personnage qui devient, l’espace d’un chapitre, notre point de vue sur la ville. Les divers fils suivis par ces personnages vont petit-à-petit se rejoindre pour former une pelote d’un tout liant qui va créer une histoire. Le tout dans une ambiance sombre et dure, Watsburg étant une ville remplie de sales coups et de trahisons diverses, de mensonges, une ville dure et cruelle, un lieu où il ne fait pas bon vivre.
