On savait Eli Roth bien barré et capable de trucs bien sales et gores (du bon et du moins bon d’ailleurs). On savait aussi le môssieur grand fan du classique Cannibal Holocaust, probablement l’un des films d’horreur les plus marquants, qui a lancé tout un genre, voire plusieurs (le film de cannibales, mais aussi le found footage) tout en apportant de l’eau au moulin des combattants des snuffs movies (le réalisateur avait quand même du faire venir ses acteurs à un procès où on l’accusait de les avoir tués pour de vrai). Voilà donc qu’il sort sans passer par la case cinéma un vibrant hommage contemporain à ce film. The Green Inferno, c’est le grand retour du film de cannibales, gore, violent, sale, méchant, dur et sordide.
On trouve ici une bande d’étudiants idéalistes bien décidés à empêcher un bout de déforestation au Pérou pour que survive une tribu locale. Lors du voyage, un petit problème d’avion fait qu’ils se retrouvent perdus dans la jungle. Très vite, les quelques survivants vont regretter de ne pas être morts dans le crash. Parce que voilà t’y pas qu’une tribu locale au dialecte de laquelle nos activistes ne captent que dalle les capture pour les mettre au menu de leurs prochaines journées. Le casse-dalle humain enfermé dans une cage, on va vite commencer à les découper chacun son tour en petits morceaux destinés à être cuisinés et préparés avec amour. Pendant ce temps, leur nombre diminuant rapidement, nos survivants vont tout tenter pour s’échapper.
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Retour encore une fois fracassant de James Bond, toujours sous les traits de Daniel Craig et toujours devant la caméra de Sam Mendes (déjà aux manettes de Skyfall). On est ici à nouveau dans du Bond pur jus avec tous les éléments qui en sont la marque de fabrique, que l’on aime ou pas. Et dès la scène d’ouverture, le cocktail est là… C’est dans un impressionnant plan-séquence qui envoie du bois au milieu du Jour des Morts à Mexico que prend place un savant mélange d’action, de grande classe, de séduction, et d’un zeste d’humour. Très bonne entrée en matière permettant de se lancer ensuite dans le sujet à fond. On va donc se retrouver mêlés à une terrible conspiration menaçant de mettre à genoux le monde libre. Bien évidemment, Bond ne va pas suivre les chemins balisés, et le spectateur va être emmené de cascade impressionnante en gun-fight nourri avec un menu déroulant son lot de bagarres, de poursuites, de classe anglaise (Daniel Craig en jette pas mal, je dois dire), de séduction (étonnamment prude à l’image), de touches d’humour, de révélations et de retournements de situations. C’est du Bond quoi, on a droit au plan super tordu du grand méchant (y’a pas à dire, Christopher Waltz est un tout bon acteur, même si je le trouve sous-utilisé ici), aux scènes et réactions complètement improbables, aux ellipses scénaristiques pour passer d’une scène d’action à l’autre, aux babes (Léa Seydoux est fort agréable malgré quelques soucis de direction d’actrice, mais dommage du peu pour Monica Belluci), et aux gros bras de service (fort sympathique Dave Bautista).
Ca y est, j’ai vu Pixels, le film au principe absolument délirant qui me faisait de l’œil. Et finalement je suis bien content de ne pas avoir payé le prix excessif d’une place de cinéma pour aller le voir. Pixels est tiré d’un court métrage sympathique et a un super fond, sur le papier. Lorsqu’une sonde est envoyée dans l’espace au début des années 80 vers de potentielles civilisations extraterrestres, elle contient entre autres des images de jeux vidéos censés être représentatifs de la culture de la Terre. Oui mais voilà, comme tout le monde le sait, les jeux vidéo c’est violent. Et les aliens qui ont trouvés la sonde ont pris cela comme une déclaration de guerre. Les voilà donc qui débarquent sur Terre sous la forme de personnages de jeux vidéo. Humanité et aliens disposent chacun de 3 vies et le perdant décidera si la Terre est détruite ou pas. Il en résulte donc une série de matchs inspirés des classiques des jeux vidéos de l’époque mais en version grandeur nature, pour déterminer le sort de notre planète. Franchement sur le papier cela a tout pour plaire au public de geeks trentenaires/quarantenaires gamers dont je fais partie. Je dois même dire que la bande-annonce m’emballait pas trop mal. Avec Chris Columbus à la réalisation (c’est pas un manche quand même), avec des acteurs comme Michelle Monaghan, Sean Bean, Peter Dinklage, ou même Adam Sandler (qui sait porter des comédies bien délirantes), on avait de quoi espérer du bon.