Singularité, nanotechnologie, réseau mondial, anticipation, Johnny Depp, Cillian Murphy, Morgan Freeman, le tout sous la houlette de Wally Pfister (qui a travaillé entre autres souvent avec Nolan sur des films que j’apprécie avant de se lancer dans ce 1er long à lui) ; franchement il y avait de quoi faire très envie. Le film est certes sympathique, agréable, plutôt de la bonne SF/anticipation. Mais peut-être pas assez poussé non plus malheureusement ; il aborde des questions et des thématiques passionnantes, extrêmement d’actualité, mais il ne fait que les effleurer. C’est un peu dommage.
Will Caster et sa femme Evelyn sont de très grands scientifiques, très doués, et dans plusieurs domaines. Rêveurs, sages, réfléchis, ils veulent aider le monde entier à aller mieux et s’en foutent de l’argent et de la renommée. Des vrais gens biens. Pour y arriver, ils travaillent sur la mise en réseau, l’intelligence artificielle, et d’autres trucs hauts de gamme. Ce qui n’est pas du goût de tout le monde puisqu’un groupuscule de forcenés prônant la déconnexion et l’indépendance des humains envers les machines va tenter d’assassiner Will. Ce dernier n’aura plus que quelques semaines à vivre, et sa femme va donc utiliser une de ses créations afin de numériser sa conscience dans une machine et ainsi le garder en vie pour toujours. Une fois relié au web, Will devient omniscient, quasi-omnipotent, une espèce de dieu qui, sous le prétexte d’aider les Hommes, va se révéler dangereux. La lutte va s’engager entre deux visions du monde. Bon, comme le film débute par une scène dans le futur après tous ces événements, on sait déjà comment ça va se terminer, du coup le suspens en prend un coup. Continuer la lecture

Alors là il y en a qui savent vendre leur bouquin. Quand un collègue venu du monde de jeu de rôles sort un roman présenté comme une version littéraire d’un road movie dans l’Amérique profonde romancée sur fond de stoner rock, ça donne franchement envie. Je me suis donc jeté sur le Stoner Road de l’ami Julien Heylbroeck et j’ai dévoré ce court roman avec un plaisir non négligeable. On y retrouve Josh, un habitué des generators parties typiques du mouvement stoner, ces soirées au fond du désert où des génératrices permettent d’alimenter le matos pour des concerts endiablés, le tout avec moults bières, alcools divers, champignons et autres substances psychotropes. Tentant de se ranger un peu après une vie particulièrement pleine de débauche, Josh cherche à récupérer sa copine, disparue au cours de l’une de ces fêtes. Sa route va croiser celle d’un redneck de service, Luke, lui aussi à la recherche d’une disparue. Tout cela va les mettre sur la trace de groupes louches et ils vont effectuer une plongée dans cet univers hallucinant et halluciné. La lutte pour sauver les filles sera d’une toute autre ampleur que ce qu’ils avaient imaginé lorsque le fantastique pointera le bout de son nez.
Bon ben comme pas mal de séries que je suis arrivent en fin de saison, je peux en profiter pour rattraper mon retard sur d’autres. Vikings en fait partie, on me l’a conseillée à plusieurs reprises. Et je dois dire que c’est effectivement plutôt très bien foutu. La série nous emmène en 793 dans le nord vers ce fier peuple des vikings, comme le titre l’indique si subtilement. On va y suivre les aventures de Ragnar Lothbrook, un fermier qui participe chaque année aux raids dirigés vers l’ouest par le grand chef local. A noter que Ragnar est un personnage important de mythologies nordiques. Et ce Ragnar il est plus malin que les autres, il sait qu’il y a quelques terres à l’est aussi. Il va donc monter une première expédition sans l’accord du chef pour se rendre sur les côtes anglaises et y mettre un peu le souk. De là il va gagner en estime et en reconnaissance et les 9 épisodes de la saison vont suivre cette ascension.