Ah ben voilà… après une Ere d’Ultron moyennement convaincante, Marvel nous en remet une couche avec ce Captain America, presque un Avengers 3 car on y retrouve une vraie palanquée de super-héros, des anciens comme des nouveaux venus. Bien que pas exempt de défauts, ce troisième épisode des aventures centrées sur Captain America confirme que les films basés sur ce personnage sont parmi les tout bons de l’univers cinématographique Marvel. Après un film pulp d’action et de guerre très sympa, après un film tournant plus vers l’espionnage moderne lui aussi très bon (et qui avait pas mal modifié la situation des héros Marvel), la franchise prend le pari de mettre à mal encore une fois la bonne tenue de nos héros. Un Captain America trop sûr de lui, un Iron Man dépressif et maussade qui doute trop. Quand le gouvernement vient dire aux Avengers que ça suffit tout ce bordel et qu’il faut prendre un peu la responsabilité des centaines de morts innocents découlant de leurs actions, on leur impose de choisir entre se ranger aux ordres de l’ONU ou de prendre une retraite. Tout ce petit monde ne sera pas obligatoirement d’accord de se mettre au service d’une organisation dont ils doutent un peu de l’efficacité. Quand en plus on soulève un complot mêlant l’ami Bucky à tout cela, c’en est trop pour le Captain qui embarque certains de ses potes pour aller chercher la vérité ; tandis qu’Iron Man embarque les autres potes pour obéir à l’ONU et calmer la bande à Captain. Comme ils sont tous relativement têtus, cela va finir en baston. Eh oui. Continuer la lecture
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Que ma joie demeure – L’Exoconférence
Comme beaucoup de monde, je connaissais surtout Alexandre Astier pour Kaamelot. Mais le monsieur a de nombreuses cordes à son arc. En plus d’un sens de l’humour très développé et d’un amour des beaux mots et des tournures bien faites, il est musicien de talent et mélomane averti, curieux et un homme de spectacle au sens large. J’ai retrouvé tous ces éléments dans ses deux spectacles solos que j’ai pu voir ces derniers temps…
Dans Que Ma Joie Demeure, il se glisse dans la peau de Bach, et transforme sa scène en école de musique à laquelle il convie le public pour une journée portes ouvertes. On lui a demandé de présenter quelques fondamentaux de musique à ces gens qui n’y connaissent rien et Astier va ainsi démontrer sa maîtrise musicale en alternant théorie et jeu au clavecin, le tout agrémenté de points d’humour particulièrement bien senties, et souvent grinçantes. Ces moments vont alterner avec des passages plus calmes, plus réservés, moins portés sur l’humour, et constituant des flashbacks sur la vie pas toujours rose de Bach. Le spectacle est un véritable hymne au compositeur qu’Astier semble vraiment aduler.
L’Exoconférence se propose de reprendre les bases de diverses théories scientifiques sur l’univers, sa formation, son fonctionnement, pour en arriver à la question de la vie extra-terrestre. Continuer la lecture
Dogma
Dans la ligne de « il est temps d’avoir vu certains classiques », Dogma est l’un des films les plus drôles que j’aie eu l’occasion de voir. Complètement décalé, irrévérencieux, politiquement incorrect, il aligne les personnages incroyables et les situations absurdes avec un scénario qui tient la route et qui contient un nombre de gags assez kilométrique. Ici on découvre deux anges déchus, coincés sur Terre parmi les Humains depuis un bon bout de temps. Ils vont tenter, en profitant de certains aspects de la religion chrétienne, de retrouver leur pureté pour retourner au Paradis. ceci risque de causer pas mal de soucis et un groupe de sauveurs va être expédié, bien malgré eux, pour tenter d’empêcher les deux anges d’accomplir leur acte. On a une espèce de road-movie, course-poursuite, avec quête mystique décalée, qui prend au corps les fondements de la religion (essentiellement chrétienne mais les autres ne sont pas épargnées non plus) et mixe le tout de manière assez irrévérencieuse ; mais le film n’est pas pour autant une attaque ou une critique contre la religion, et d’ailleurs on sent que les auteurs ont suffisamment de connaissances dans ce domaine pour que le film reste solide. Dans ce périple, on va donc rencontrer la Voix de Dieu, le Treizième Apôtre, un descendant de Jésus, des ados démoniaques, un démon fécal, et Dieu lui-même (sous plusieurs formes). Franchement, rien que là ça en jette. Et depuis le texte sur l’écran en ouverture, jusqu’à sa fin qui part complètement en sucette, le film aligne les pointes d’humour et les piques acerbes.
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