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Le Prénom

Alors aujourd’hui ce sera l’humour à l’ordre du jour avec Le Prénom, une de ces comédies fraçaises qui, comme tant d’autres, n’a pas grand chose pour elle sur le papier. C’est tiré d’une pièce de théâtre où une fête de famille se transforme en règlement de compte type « guerre des tranchées » quand l’un des participants, futur père, révèle le prénom de son enfant à naître. On a donc un agent immobilier frimeur et beau gosse qui débarque chez sa sœur et son beau-frère pour le repas de famille ; ces deux sont plutôt des intellectuels gauchistes. On y retrouve un ami d’enfance aussi, musicien classique. La femme de notre frimeur est comme toujours en retard. Et enceinte. On presse donc le futur père de questions et il cède en révélant le prénom choisi, ce qui va déclencher scandales et avalanches de révélations. On va ressortir toutes les horreurs familiales, les cadavres dans les placards, les rancunes soigneusement rangées, et la politesse de mise va laisser la place à une tension virant au sordide.

Typiquement à vue de nez on serait devant une pièce de théâtre de boulevard beauf à deux balles. Oui mais voilà, la méchanceté grinçante, le mauvais esprit, las piques ultra-vachardes, donnent au film une saveur toute particulière. Tellement que cela en devient presque délectable.Le « prénom » du titre n’est en fait qu’un prétexte à une véritable guerre où les salves de mots qui font mal s’enchaînent à toute vitesse, ne s’arrêtant que pour faire la place à des secrets sordides et des émotions qu’il aurait mieux valu garder pour soi.

En plus le film est emmené par une brochette d’acteurs en forme qui s’en sort très bien. Patrick Bruel est franchement bon, avec un rôle méprisable à souhait. Charles Berling s’en donne à cœur joie en bobo gauchiste intellectuel. Et leurs deux femmes ne sont pas en reste ; Valérie Benguigui et Judith El Zein sont vraiment biens. Le cinquième larron est un peu plus en retrait, Guillaume de Tonquédec hérite certes d’un rôle moins incisif mais son propre secret est l’un des plus gros pavés jetés dans la mare.

Je ne suis habituellement pas super fan de ce genre de film, mais là je dois dire que c’était bien agréable. Et si vous aussi avez vécu des repas de famille qui dégénèrent au moins un peu, vous apprécierez celui-ci à sa juste valeur. Un bon petit moment de détente…

The Expendables 2

Après mon billet d’il y a peu sur GI Joe, on passe au niveau au-dessus du film d’action bourrin sans réflexion avec The Expendables 2. Rappelez-vous The Expendables, ce film ultra-bourrin choyant le cœur des nostalgiques avec une ribambelle de joyeux drilles issus du cinéma d’action des années 80 et 90, et même des plus récents aussi. Et bien on prend les mêmes, on en rajoute, on décuple le côté too much de l’action tous azimuts, et c’est parti. Stallone laisse la caméra à Simon West et reprend son rôle de chef de mercenaires. Une mission qui dérape, un grand méchant qui zigouille un de leurs membres, et hop on lui court à après pour le massacrer. Point, voilà le scénario. Et on embarque pour 1h40 de baston. Serré, évitant de traîner en longueurs inutiles, le film va à l’essentiel.

Le film se résume à son casting. Stallone donc, muscles en avant, voix cassée, fonçant dans le tas. Statham, blagueur mais bastonneur. Jet Li, qui reste trop peu de temps malheureusement. Lundgren qui en fait des tonnes en vrai gros con. Chuck Norris dans un caméo incroyable avec une séries de répliques mythiques démontrant qu’on ne se prend pas au sérieux. Van Damme en méchant juste méchant parce que, et qui en plus s’appelle « Vilain ». Bruce Willis qui se fait un peu plus présent que dans le premier. Schwarzie aussi bien entendu. Liam Hemsworth, le petit frère de Chris, en petit jeune de service qui y croit. On rajoute même une fille d’action à la fine équipe, avec Yu Nan. Chacun y va de ses armes, biceps, coups de poing, de pied, de tête, des blagues vaseuses et foireuses, de spunch lines et des références kilométriques. Et surtout surtout ne pas se prendre au sérieux. Avec ces répliques qui déchirent comme :

What’s the plan?   –  Track ’em, find ’em, kill ’em.

I’ve heard another rumor… that you were bitten by a king cobra?  –  Yeah, I was… and after five days of agonizing pain… the cobra died. (ça c’est Chuck)

I’ll be back. (Schwarzie)  –  You’ve been back enough. I’ll be back.  –  Yippee-ki-yay.(Willis of course)

Rest in pieces. (après avoir massacré un type)

Who’s next, Rambo?

(alors que le jeunot monte la colline en courant avec son paquetage) Remember when you could do that?  –  No, do you?

That thing belongs in a museum.  –   We all do.

I pronounce you man and knife.

Voilà… Un film bourrin donc (je sais, je me répète) mais tellement fun que c’est bien plaisant. Il faut certes aimer le genre et ne pas chercher un truc pour réfléchir. mais franchement dans son genre il tient très très bien la route.

Pix

Allez hop, un petit mot sur Pix, un jeu qui mérite pas mal d’attention, écrit par David Franck et Laurent Escoffier, et édité chez Gameworks. C’est pour 4 à 9 joueurs, dès 8 ans et on nous annonce des parties de 30-40 minutes. On est là dans le jeu familial simple, accessible, et surtout plein de bonne humeur. Du genre party-game ou jeu d’ambiance qui déride les zygomatiques. Pix c’est aussi un jeu de dessin, mais dans la veine moderne, c’est-à-dire où tout le monde s’amuse et a ses chances, quelles que soient ses compétences en dessin. Eh oui, Pix ne vous demande pas de bien dessiner ; il ne vous met même pas de crayon, stylo ou feutre dans la main. Il vous demande de représenter un mot sur une grille de 9 par 9 carrés avec de petits carrés noirs qui seront donc comme des pixels. Eh oui, un retour au bon vieux temps des designs informatiques ultra-pixellisés, de la basse résolution ; ou alors un surf sur la vague hype du pixel-art. Avec 20 pixels à disposition (plus un pixel rouge et une petite flèche), pas évident de représenter des termes assez complexes (les pixels adhérent magnétiquement aux plaquettes). Et c’est là que l’imagination va prendre le pas sur la compétence de dessin. Il va en falloir de l’inventivité. Continuer la lecture