Archives par étiquette : Musique

Hadopi et le label PUR

Je sais pas à quel point vous avez suivi le feuilleton gag de Hadopi en France. Enfin, gag, façon de parler. C’est quand même sacrément grave d’oser mettre en place un machin pareil. Mais l’aspect gag vient du nombre d’instances qui vont à son encontre (entre autres l’ONU, rien que ça, mais aussi le Conseil Constitutionnel par exemple), des erreurs kilométriques faites en cours de route (si on suivait la loi, Hadopi devrait se fermer son propre accès internet vu son nombre de négligences caractérisées de protection), des succès plus qu’anecdotiques enregistrés, du fric mis là-dedans. Je vais pas vous mettre tous les liens ni toutes les références, il y en aurait pour des heures.

Le dernier super truc trop drôle, et franchement j’ai tout d’abord cru réellement à un fake, c’est la campagne de pub à 3 millions que l’Hadopi se paye sur le dos des contribuables. Avant de commenter un tout petit peu la chose, je vais vous laisser apprécier la chose, afin que l’on soit bien au clair sur le sujet de ce billet.

 

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l’e-G8, ou la main mise des patrons et gouvernements sur le web?

Au début de la semaine passée à eut lieu à Paris l’e-G8, un soi-disant pré-sommet du G8 commandité par Nicolas Sarkozy et qui se voulait, sur le papier, un lieu de discussion autour du web afin d’amener aux politiques lors du G8 standard la position des acteurs de cette sphère. Sur le papier, oui, Parce qu’en lieu et place des acteurs du web on retrouve des grands groupes de médias, de pub, des gros poissons, des majors, des politiques, bref en quasi-unanimité des gens qui ne sont que d’un côté de la barrière. Pas ou quasiment pas de représentants de ceux qui font le web, à savoir les utilisateurs, ces millions de personnes connectées sans qui Internet ne serait rien. Où était la société civile dans ce prétendu « débat »? D’ailleurs n’appelons pas cela un débat puisque tous les invités formaient un joli consensus sans que l’on ne laisse libre cours aux avis divergents. Et pourtant, quel lieu de rencontre représente mieux que le web la convergence d’opinions et le débat? Quel autre domaine qu’Internet peut se targuer d’être aussi ouvert? Le web apporte une nouvelle vision du monde, de la rencontre, de la distribution, de la culture, de la communication. Il est la plateforme qui change la donne et redonne à « la masse » la possibilité de s’exprimer haut et fort en se faisant entendre dans le monde entier ; ou tout au moins en ayant la possibilité d’être lu/vu/entendu dans un très grand nombre de pays.

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Foo Fighters – Wasting Light

Après avoir monté les fabuleux Them Crooked Vultures, Dave Grohl revient vers ses autres copains et ressort les Foo Fighters pour un nouvel opus rock à souhait. Y’a pas à dire, c’est pas n’importe qui le monsieur, et il sait y faire. Il reprend la guitare avec une fougue toujours aussi présente et nous démontre encore une fois tout son talent de songwriter dans des compositions solides et efficaces. Les Foo Fighters ont quand même pas mal d’années d’expérience puisque le groupe existe depuis la dissolution de Nirvana à la mort de Kurt Cobain en 1994 (pour ceux qui n’auraient pas suivi et débarqueraient, le lien est simple vu que Grohl était batteur de Nirvana). Toute une belle brochette d’albums, dont un live et un best-of, une carrière ponctuée de tubes, véritables hymnes rock’n’roll, et les Foo Fighters reviennent en grande forme avec Wasting Light. Ce disque n’a rien de fondamentalement nouveau, il reste dans les racines de ce que le groupe sait faire de mieux. Guitare, basse, batterie, voie, et hop on y va. Enregistré à l’ancienne en analogique, Wasting Light c’est du brut, rien de particulièrement recherché et de novateur. Avec des riffs ravageurs et on son qui claque, cet album résonne comme un véritable hommage au dieu Rock. Retour aux sources d’ailleurs avec le fameux Butch Vig à la production (l’homme derrière le phénoménal Nevermind de Nirvana), mais aussi avec l’apparition de Krist Novoselic sur un titre (le bassiste de Nirvana) et le retour de Pat Smear (qui jouait avec Nirvana en tournée et faisait partie des Foo Fighters dans les débuts du groupe).

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