Archives par étiquette : rock

Iggy Pop – Post Pop Depression

IggyPop-Post-Pop-DepressionNouvel (et annoncé dernier) album de l’iguane le plus célèbre du rock, ce disque est plus qu’un album d’Iggy Pop ; la pochette annonce directement la couleur en nommant aussi Josh Homme (Queens of the Stone Age, Eagles of Death Metal, Desert Sessions, etc., un des plus grands boss du rock contemporain, qui a porté la composition de cet album), Dean Fertita (Queens of the Stone Age aussi) et Matt Melders (Arctic Monkeys). Pas des manchots donc, pour un disque absolument renversant rempli de pur bonheur. Pop et Homme ont enregistré et produit l’album à leurs frais, s’engageant tous les deux personnellement à fond pour nous sortir une véritable perle.

Sur chaque titre, la voix grave et rauque d’Iggy Pop survole des riffs acérés et des sons de guitare reconnaissables comme portant la patte de Homme. C’est avec plaisir que l’on laisse s’enchaîner des titres prenants et des tubes imparables comme l’introductif Break Into Your Heart, qui place tout de suite la barre très haut. Tous les titres sont incroyables, avec une ambiance toujours très forte. Post Pop Depression est à n’en pas douter l’un des grands albums 2016. A mettre dans vos cages à miel d’urgence!

Wolfmother – Victorious

victorious-500-300x300J’avais découvert Wolfmother il y a quelques temps avec leur très bon New Crown. Bon, notons que Wolfmother c’est un peu juste le monsieur Andrew Stockdale qui s’entoure au besoin de musicos. Mais en gros, il écrit, compose et interprète l’essentiel des morceaux. Et ce monsieur, et bien il doit être resté coincé dans une boucle temporelle des années 70 ; les bonnes hein, celles du rock qui claque, pas celle de la disco à 2 centimes. Look, musique, voix, style, même le clip du single éponyme de ce nouvel album, Victorious (voir en bas du billet), tout y est. Mais qu’est-ce que c’est bon.

Comme sur le précédent album, les riffs s’enchaînent en donnant une furieuse envie de faire du air guitar dans tous les sens, et ce dès l’intro du morceau ouvrant l’album, The Love That You Give. La cavalcade effrénée continue au rythme de Victorious et Baroness. Pretty Peggy démontre la capacité du groupe à partir sur du calme en acoustique, et c’est bon aussi. C’est ensuite reparti pour un déchaînement de guitares et de rythmiques qui portent la voix de Stockdale. 10 pistes au total, un album de qualité qui fait du bien dans les cages à miel. Du rock, du bon, du brut, sans fioritures. Yeah!

Clutch – Psychic Warfare

clutch-front-cover_v9-hi-res-300x300Depuis que j’ai découvert Clutch avec leur précédent album d’il y a deux ans, je suis devenu assez fan du groupe. Ce nouvel album reprend la même formule et consolide le statut de grand nom du rock un peu brut. X-Ray Visions ouvre le disque (avec un refrain où l’on a le titre de l’album) en donnant tout de suite le ton : riffs de fou et gros son, rythmique de cavalerie en charge, et cette voix géniale en pleine forme. Oui, c’est bien le même Clutch que l’on avait quittés à la fin de Earth Rocker, entre rock, stoner et metal. On enchaîne les titres solides et rythmés qui nous entraînent dans un bon déferlement de décibels. « A Quick Death in Texas » nous rappelle les inspirations bluesy du groupe avec un groove entêtant. Au milieu de la tracklist, le court « Doom Saloon » offre une respiration paisible et enivrante avant de repartir sur le bluesy « Our Lady of Electric Light ». La cavalcade de folie aux riffs endiablés reprend ensuite pour nous faire nous trémousser jusqu’au bout de l’album.

C’est bon, c’est prenant, ça claque, c’est solide, c’est Clutch qui prend aux tripes et remplit les cages à miel de bonnes ondes qui font du bien par où ça passe. J’en redemande.