Voilà, Marvel entame la phase 2 de son passage au cinéma après un Avengers épique à souhait. Bien évidemment on entame cette phase 2 avec le personnage qui avait inauguré la première, un personnage que le public aime beaucoup, à savoir Tony Stark / Iron Man, qui a eu droit à un deuxième film en solo avant les Avengers. C’est avec un plaisir certain que l’on retrouve Tony Stark le frimeur, le surdoué, la grande gueule. Mais un Tony Stark changé, marqué. Difficile de bien comprendre le personnage sans avoir vu Avengers d’ailleurs. Il a été très marqué par cette bataille à New-York et remet pas mal de choses en question. Simple mortel au sein d’une lutte impliquant des dieux, des extra-terrestres et des dimensions parallèles, il est devenu sujet à des crises d’angoisse suite à ce qu’il a vécu à la fin du film. D’ailleurs il ne dort plus, passant tout son temps à inventer de nouvelles armures dans tous les sens. Ce sont les actes du Mandarin qui vont le faire sortir de son apathie ; un terroriste fou furieux menaçant les Etats-Unis et le président en personne, à l’origine de plusieurs attentats à la bombe dévastateurs. Et quand l’un des attentats du Mandarin touche un proche, Tony Stark réplique. La réponse ne se fait pas attendre (je ne spoile pas trop, c’est dans la bande-annonce) avec bombardement et missilage agressif du domicile de Stark, destruction d’armures en prime. Notre milliardaire en sort affaibli et sans son petit matériel. Il va donc lui falloir compter essentiellement sur lui-même et sa cervelle pour se sortir de là et mettre un bon coup de pied aux fesses du Mandarin, le tout dans une débauche d’explosions et une baston assez balaise. Continuer la lecture
Archives par étiquette : super-héros
Super
Dans le genre des gars qui s’auto-proclament super-héros sans en avoir les pouvoirs, j’avais beaucoup aimé Kick Ass. ben en fait, Kick Ass est la version édulcorée et clean de Super. Ici le héros est encore plus looser, ça saigne encore plus, y’a même rien pour rattraper le coup, notre en fait anti-héros n’agissant même plus pour le bien commun. C’est du méchant, du dur, et du politiquement pas correct du tout. Frank Darbo est un looser à la vie plate et misérable, ennuyeuse, ce type est ennuyeux en fait. Sa femme le plaque pour un dealer proprio d’un strpi-club. Et notre Frank déprime. Dans ses hallucinations, il va rencontrer un personnage de télévision, le superhéros charismatique Holy Avenger (magnifique Nathan Fillion), et de là se lancer dans la carrière de super-héros. Comme il n’y connaît pas grand-chose, il va chercher l’info dans un magasin de comics avant de se fabriquer un costume et de planquer pendant des plombes, attendant que quelque chose se passe. Il s’en prendra à de petits criminels de rue avec sa monstrueuse clé à molette, de manière bien sauvage et brutale, passant aux yeux des divers publics pour un psychopathe ou pour un héros. Au cours de sa tentative pour récupérer sa femme, il va se retrouver à faire équipe avec Boltie, une gamine complètement barrée qui le suivra aveuglément. Le délire meurtrier de Frank va le mener bien plus loin qu’il n’aurait jamais pensé aller. On se retrouve dans une ambiance sordide et malsaine. Continuer la lecture
The Dark Knight Rises
Il ne m’a pas semblé que cela durait 2h45, tellement ce troisième voyage dans le Gotham version Nolan a été une grosse claque. Clôture de la trilogie du reboot de Batman, The Dark Knight Rises est une grosse réussite. Waow! Bien sûr, on lui trouvera quelques défauts, mais ce film dantesque est juste énorme et met ainsi un terme de fort belle manière à cette vision de l’homme chauve-souris. Une fin assumée oui, Nolan ayant assuré qu’il n’y aurait pas de suite et Bale promettant avoir posé pour de bon le costume noir. Une fin sans compromis, dure, poignante, mêlant l’émotion et l’action comme dans les deux épisodes précédents. Et comme les deux autres, celui-ci a sa saveur propre, son ambiance particulière son identité qui en fait un film à part.
On nous plonge dans un Gotham où tout va bien. Feu le procureur Harvey Dent ayant lancé le nettoyage de la ville, la criminalité a fortement chuté, les édiles louent encore ce chevalier blanc qui a redonné une façade chatoyante à leur cité. Même Gordon, vieilli, héros de la guerre contre le crime, mais au courant de la vérité, entretient le mensonge. Ce mensonge qui a conclu The Dark Knight en mettant sur le dos de Batman les crimes de Double Face. On est huit ans après cet événement, et Batman a disparu ; Gotham n’a plus besoin de lui, et il avait annoncé se retirer le jour où ce serait le cas, il s’est mis à la retraite. Mais Bruce Wayne n’en a pas retrouvé une vraie vie pour autant. Il vit reclus dans son manoir sans voir personne, vieillissant, amoindri par ses multiples blessures. La perte de Rachel a achevé ce qu’il restait d’espoir en lui. Bruce Wayne est un homme abattu qui attend la mort. C’est l’arrivée du criminel international particulièrement redouté Bane qui va le faire remonter sur les planches. Quand Gordon se retrouve à l’hôpital pour s’être intéressé de trop près à tout cela, sous l’insistance d’un jeune officier de police prometteur, Wayne va rempiler. Affaibli, il va souffrir face à ce nouvel adversaire particulièrement puissant, aussi intelligent que fort physiquement, ayant subi un entraînement intensif et ne redoutant rien. Mais Batman va renaître de ses cendres pour défendre Gotham face au plus terrible danger qu’elle ait connu, à savoir ses propres démons internes, volontairement libérés par Bane. Continuer la lecture
