Child’s Play (2019)

C’est assez à la mode de faire des remakes, entre autres de films qui nous ont fait peur il y a longtemps, avec plus ou moins de succès (Halloween, La colline a des yeux, Evil Dead, ou L’expérience interdite, par exemple). Et puis Chucky a eu droit au même traitement cette année ; je ne suis pas grand connaisseur du reste de la saga (qui a débuté il y a 30 ans quand même) mais je connais un peu quand même et du coup j’ai regardé cette nouvelle version, qui reprend le même titre qu’à l’époque.

On a donc un jouet qui a la forme d’une super-poupée-robot électronique haut de gamme avec connexion réseau, capacité d’apprentissage, etc. Mais un de ces modèles pête les plombs et se révèle prêt à tout pour que le gamin qui l’a reçu en cadeau soit son meilleur et seul ami. Va s’ensuivre une série de disparitions/meurtres, allant jusqu’au massacre, révélant la méchanceté profonde de cette poupée appelée Chucky. Avec pas mal d’humour débile, et une petite critique contre le tout-technologique et les gamins collés à leurs écrans portables. Sans que ce soit folichon, il faut bien le dire.

Soyons clairs dès le début, on n’est pas dans le film qui fait vraiment peur, mais plutôt dans la comédie horrifique. On a bien les quelques jump scares nécessaires. On a bien 2-3 scènes tendues. On a notre petit lot de morts gores et de sang. Mais globalement on est plutôt sur de la détente quand même. Des scènes comme la mise à mort dans le jardin (avec le plan final), le concept de la pastèque et quelques autres sont, certes gores, mais franchement plus drôles que flippants. On sait grosso modo depuis le début qui va mourir ou pas et comment le truc va se terminer. Il n’y a pas de vraie surprise ni de twist inattendu. Le réalisateur Lars Klevberg a fait dans le facile et le convenu, tendance grand public et frissons légers pour attirer des gens en salle. Je suis même assez déçu de l’explication sur l’origine de la méchanceté de Chucy, si basique, si bof. Par contre j’aime bien le côté moderne avec la connexion au réseau, on est sur un jouet-robot comme on en trouve pas mal, lié à tous les autres appareils de la marque mondialement distribuée ; petite pique pas bien méchante contre le monopole des GAFA. On suit donc le film qui se déroule assez simplement, avec 2-3 idées sympathiques mais rien de vraiment super accrocheur.

J’ai bien aimé la performance devant la caméra de Gabriel Bateman (Annabelle,…), même si son rôle rempli trop facilement les cases du cliché du film pour ado. Autour de lui, des acteurs qui font le job sans grande prétention, comme Aubrey Plaza (Scott Pilgrim,…), Brian Tyree Henry (Hotel Artemis, Joker,…), Tim Matheson (Jumanji,…), David Lewis, Beatrice Kitsos, Ty Consiglio, Carlease Burke ou Nicole Anthony.

Un film divertissant un peu gore mais quand même grand public. Les frissons ne sont pas garantis, mais les délires et les pétages de plomb oui. Et puis je suis fan de la pastèque…

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