
Le film est présenté en gros et dans toute sa comm’ comme « le nouveau truc de ceux qui ont fait Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit ». Alors oui, on retrouve le trio Peter Jackson/Philippa Boyens/Fran Walsh à la production et au scénario, mais ça s’arrête là. Jackson n’est pas derrière la caméra (même s’il a beaucoup porté le projet) et on n’est pas du tout dans une adaptation de Tolkien ; l’adaptation d’une autre série de bouquins, certes, mais pas Tolkien. Une pub un peu orientée pour profiter du succès des deux trilogies? Sans doute oui ; d’ailleurs tous les gens qui étaient avec moi quand on y est allés pensaient que c’était un film de Peter Jackson.
On est ici dans l’adaptation du premier tome d’une quadrilogie de bouquins (Mécaniques Fatales en vf) de fiction orientée ados/jeunes adultes, du post-ado au doux relents de steampunk. Après une guerre qui a ravagé une bonne partie de la planète, l’Humanité a changé de mode de vie. La plupart des gens vit dans des cités mobiles, des villes sur roues/chenilles, plus ou moins grande selon que l’on a une bourgade locale ou une capitale comme Londres. Cette dernière est d’ailleurs une immense cité prédatrice qui en avale d’autres pour profiter de leurs ressources. Dans ce contexte, une jeune femme déterminée souhaite exercer sa vengeance et va se retrouver mêlée à un immense conflit et à une menace qui risque de détruire le peu de monde encore plus ou moins libre sur la planète.
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Pour une fois, je ne vous parlerai pas d’un roman ou recueil de nouvelles. Non, cette fois c’est un livre autrement plus « sérieux » qui se présente comme une sorte d’essai sur le statut d’auteur de jeux de société, et par conséquent le statut du jeu de société. Bon, il y a un sacré parti pris puisque l’auteur du livre (Michel Lalet) est lui-même auteur de jeux (entre autres co-auteur du fameux Abalone) et accompagne pas mal d’auteurs qui cherchent à améliorer/développer leurs créations ludiques. Il a aussi une jolie érudition dans le domaine.