Archives par étiquette : monstres

The Leftovers / Les Grouillots

Juste un petit billet rapide pour faire de la pub pour ce truc qui a l’air sympa, à savoir The Leftovers par Daniel Solis, ou Les Grouillots dans sa récente traduction par Cédric Ferrand. Un jeu étonnant où chaque joueur prend le rôle d’un suivant du groupe de héros qui a investi le donjon et qui s’est fait massacrer. Ils veulent s’en sortir en évitant les monstres ; la rencontre avec l’un de ceux-ci signifiant la mort. Bre nos grouillots vont avancer dans le donjon, chaque joueur écrivant une phrase décrivant les actions de son personnage. L’un de ses voisins ajoute à la phrase une partie avec « et » et son autre voisin rajoute encore un bout de phrase avec « mais ». Le nombre de mots dans la phrase est déterminé par un lancer de dés, chaque face ayant « blanc », « et » ou « mais ». Et cela permet de savoir combien de mot chacun des joueurs place dans la phrase. Mais si on obtient trop de fois le même résultat, un monstre arrive. Ajoutons à cela que le plateau de jeu, une carte du donjon, comporte des cases, chacune étant remplie par un mot. Et aussi que certaines cases contiennent des mots à utiliser à ce moment-là. Fun, humour, improvisation, collaboration, ça a l’air fort sympathique.

Cédric propose une version .xls des fichiers en se disant que l truc serait jouable par Google Docs du coup. Intéressant…


La petite soirée jeux du mois

Hier, Ch’piil tenait sa dernière soirée jeux de la saison à Malley. L’occasion d’aller avec mon fils tester 2-3 petits trucs ; et comme toujours de très bonnes surprises. Au programme donc : des grosses baffes, des tapis, des tours, des monstres, des babouches, ou encore des enchères. Assez varié donc, et surtout beaucoup de plaisir. Je remercie au passage les deux personnes, dont j’ai certes oublié les noms, mais qui nous ont expliqué les règles de deux des trois jeux. Je remercie encore une fois Ch’piil aussi pour leur organisation sans faille, leur disponibilité et leur passion du jeu, tellement communicative. Que du bonheur!

Notons que ce fut une belle soirée pour moi. Bien que je cherche à jouer pour le plaisir du jeu en premier lieu, il n’est pas désagréable de remporter toutes les parties. J’ai vraiment été trop fort, muhahahaha!

Petite revue de détail…

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D-War

Alors je vais commencer cet article par un grand merci à Cryl pour m’avoir prêté ce DVD. D-War, c’est un film dont j’avais beaucoup entendu parler sur les forums. Et là j’ai enfin eu l’occasion de voir ce grand moment de cinéma qui modifie mon échelle des valeurs pour estimer la qualité des films. Action, amour, humour, occultisme, monstres, légendes millénaires, tout y est pour créer un fabuleux cocktail qui vous transformera aussi. Le visionnement de ce film rend différent. Il y a un avant et un après D-War.

D-War, c’est tout d’abord une ancienne légende coréenne. D’immenses serpents magiques vivent sur notre terre. Et ce depuis des millénaires, et sans que la population ne s’en soit aperçue. parmi ces serpents il y a des gentils et des méchants, les uns cherchant à protéger la planète, les autres à détruire le monde. Déjà à ce stade, dès les premières minutes du film, on sent bien la profondeur et l’ambiguïté qui règne. Ce ne sont pas deux races opposées qui s’affrontent, mais au sein de la même race on compte des gentils et des méchants ; quelle magnifique déconstruction du concept de manichéisme! Tous les 500 ans, l’un de ces serpents se voit amené la lumière des cieux lui permettant de devenir un surpuissant dragon céleste aux pouvoirs terrifiants et qui peut changer l’avenir du monde. Il faut pour cela qu’il trouve une jeune fille qui, le jour de ses 20 ans, devient une concentration de pouvoir divin. Le serpent qui avale la fille devient alors dragon. Et bien entendu il y a des gardiens de cette jeune fille qui veulent l’amener au gentil serpent ; il faut la sacrifier pour le bien plutôt qu’elle ne meurt pour le mal. Et ici encore l’un des grands poncifs du cinéma est mis à mal : point de happy end ou de solution facile, la jeune fille doit mourir. Sans quoi elle sera encore et toujours pourchassée par les dragons (enfin, plutôt tous les 500 ans dans diverses incarnations). Les gardiens sont au nombre de deux, un ancien sage et son élève, tous deux guerriers redoutables ; et le jeune élève tombant amoureux de la jeune fille désignée refusera de la voir mourir dans la gueule d’un serpent. Ajoutons encore une armée de sombres séides aux ordres d’un cruel commandant soumis au méchant serpent et nous obtenons une solide base de légende formant un subtil socle à une histoire toute en finesse et complexité. De nos jours, à Los Angeles, on retrouve une nouvelle incarnation du jeune guerrier et de la jeune fille, aucun ne sachant vraiment qui ils sont ni ce qu’est leur avenir. Le vieux maître est aussi là et va rappeler le héros à sa tâche. Tandis que les méchants débarquent afin de s’emparer de la demoiselle en détresse. Va s’en suivre une série de hauts faits d’armes amenant à une conclusion poignante et touchante.

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