Un monde de pétrole

De partout on gueule contre le prix de l’essence qui n’en finit pas de grimper…

Mais bon, remettons les choses en place. Si notre société ne s’était pas construite aussi dépendante d’une seule ressource, qui plus est fossile, le problème ne se poserait pas. Alors on va encore me rabâcher les oreilles avec mes idées d’écolo dépassé et pas moderne pour un sou. Au contraire, je pense qu’une société qui veut évoluer et tenir le choc se doit de ne pas dépendre d’un seul produit, en particulier quand ons ait que sa disponibilité sera un jour ou l’autre réduite à néant.
Ces jours, ce sont surtout les camionneurs et les transporteurs qui gueulent, mais il y a eu les pêcheurs ; et au milieu de tout ça, l’automobiliste moyen aussi. Tout le monde déguste. Et pourquoi? Parce que des lobbys mondiaux mettent la pression afin que le pétrole reste le seul système financièrement soutenable pour les modes de propulsion (ou presque).
Techniquement, il est aujourd’hui facile de produire des véhicules dont les moyens de propulsion sont autres. SI je regarde en Californie (et portant, Dieu sait que je soutiens pas trop Schwarzie), le nombre de véhicules électriques devient énorme ; bon, OK, il y a bien plus de soleil et de vent qu’ici pour fournir l’énergie pour recharger. Mais quand même! Aux USA, le pays du Hummer et des plus gros pollueurs mondiaux. Je voyais même l’autre jour un article sur une voiture de luxe aux performances équivalentes aux bolides à essence, mais écologique.
Le développement durable n’est pas de l’écologie utopiste débile sans réflexion. Il est tout-à-fait possible de réussir à développer l’économie, à suivre l’évolution du monde, de manière respectueuse pour les autres et pour l’environnement. Mais quand les rênes financiers sont tenus par les leaders du pétrole et leurs acolytes, il devient difficile de sortir de ce cercle vicieux qui va probablement continuer à empirer les choses : la demande en pétrole ne va aps chuter demain, et dès lors il est difficile d’envisager une baisse du prix de l’or noir. Si même à des tarifs élevés, les barils partent, pourquoi s’en priver? L’autre jour, quand l’Arabie Saoudite a annoncé ouvrir plus grand les vannes de la production, le prix a continué sa vertigineuse ascension.
Suis-je le seul à me dire que l’on a été très cons de se rendre autant dépendants d’un seul produit? Je ne pense pas, évidemment (et heureusement). Jamais je n’ai vu autant de reportages sur les énergies alternatives, sur les véhicules moins polluants usant d’autres systèmes de propulsion, etc. Mais on nous rappelle toujours qu’il s’agit de produits d’avenir, que ce n’est pas encore demain qu’ils seront mis en vente au grand public, etc. Où est le problème? Une production en masse résoudrait la question des coûts de construction élevés et donc des prix de vente malheureusement trop grands.
Je crois que nous sommes là devant une grande question de notre temps. Et je ne prétends pas détenir la réponse. Si une solution existait, je pense que des esprits plus brillants que le mien l’auraient déjà annoncée. Mais le problème, c’est qu’il faut agir vite… J’en suis à espérer que la flambée des prix du pétrole continue, juste pour pousser au cul ceux qui rechignent à penser à d’autres modes de propulsion. Les gens se posent des questions, passent à des véhicules plus économiques, utilisent un peu moins leur voiture. Les moeurs changent, les idées évoluent. Espérons que la société et l’économie suivent.

Une réflexion sur « Un monde de pétrole »

  1. D’accord avec toi… Peut être qu’un jour on reviendra à l’ancien temps, quand il n’y avait pas de voitures.
    Utiliser un peu moins sa voiture, c’est plus facile à dire qu’à faire…

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