Et si le diable le permet

Je l’avais dit avec Wastburg et Sovok, j’aime bien ce qu’écrit Cédric Ferrand. Et ce sans fayotage aucun. Exit cette fois le med-fan et l’anticipation, et place à ce que j’appellerais du polar à la sauce urban fantasy ; dans les années 30. On va suivre les aventures de Sachem Blight ; ce type a pour boulot de traverser le monde afin de ramener au bercail des fils et filles de bonnes familles que l’appel de l’aventure, combiné au développement des moyens de transports, a emmené dans des mésaventures exotiques. Blight est un aventurier, du genre qui roule sa bosse aux quatre coins de la planète en n’hésitant pas trop à se salir les mains pour réussir ses missions. Ici une nouvelle mission va l’entraîner dans un lieu autrement plus dangereux que les divers déserts, jungles et autres ruines antiques qu’il a pu visiter : Montréal en pleine expansion, avec ses conflits de langues, de religions et de classes. Et par là-dessus il va se découvrir une jeune demi-sœur au caractère bien trempé qu’il va devoir se coltiner. L’intrigue va emmener nos deux protagonistes au sein d’une machination de grande ampleur incluant quelques éléments révolutionnaires et mystiques. Continuer la lecture de Et si le diable le permet

La passion Van Gogh

J’ai eu l’opportunité l’autre soir d’aller voir l’avant-première de La Passion Van Gogh (Loving Vincent dans la langue d’Alan Lee), un film assez fou sur les derniers jours du célèbre peintre. Présenté comme une enquête, le film part à la rencontre de personnes qui ont rencontré Vincent Van Gogh et qui ont tous leurs explications sur le décès prématuré de cet artiste qui a changé le monde de la peinture. Mais surtout, ce film brille par sa mise en scène puisqu’il est entièrement peint à la main, chaque scène étant constituée d’un tableau peint à l’huile et évoluant à la manière d’un film en stop motion ; oui, un peu comme un Wallace et Grommit / Nightmare before Christmas / Kubo / … mais en peinture. Le tout dans le style de Van Gogh et reprenant des dizaines de ses œuvres pour les animer en quelque sorte. Un travail hallucinant dont le rendu visuel change de tout ce que j’ai vu jusqu’ici. Continuer la lecture de La passion Van Gogh

Revue de web – S06E38

Société

Le problème du commerce ultra-régulé des semences.

Une réflexion sur le temps de travail et la productivité.

Donner leur place aux pères en conciliant vie privée et professionnelle.

Antisémitisme et antisionisme, ne pas confondre. Continuer la lecture de Revue de web – S06E38

Jason Bourne

Quand un studio hollywoodien a une bonne franchise à la recette éprouvée et qui fonctionne, que les sous rentrent dans le portemonnaie, il a un chouilla tendance à tirer dessus jusqu’à user un peu le truc. La franchise Jason Bourne est de celles-là. Sur la base du bouquin de Ludlum datant de 1980, après le téléfilm fort sympathique de 1988, le truc a été relancé avec brio en 2002 (puis 2004 et 2007) avec une trilogie vraiment agréable. En 2012, erreur tactique, on enrichit la saga d’un quatrième opus (Jason Bourne : l’héritage) sans Jason Bourne/Matt Damon. En voulant ouvrir le truc  plus largement, en voulant mettre en avant un autre super-agent (interprété par le sympathique Jeremy Renner que l’on retrouve dans Avengers, Hansel et Gretel, Démineurs ou Mission Impossible), les gars se sont perdus en route, nous proposant un foutoir et un bordel ambiant par gérable ; peu compréhensible, capillotracté, le film ne m’avait guère emballé. 2016 a signé le retour de Matt Damon en Jason Bourne pour relancer la franchise, avec toujours Paul Greengrass (réalisateur des opus 2 et 3) derrière la caméra. Continuer la lecture de Jason Bourne

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