Je vous en avais déjà parlé il y a quelques temps lors de mon premier test mais je voudrais revenir sur 7 Wonders, maintenant que je l’ai acquis et que je le touche un peu plus. Dans mon premier avis, je disais avoir lâché la famille pour tester un truc un peu plus lourd, et bien au final le jeu tourne très bien en famille : ma femme a été convaincue quand elle a vu quil s’agissait d’un jeu de développement et non de conquête, et mon fils de 8 ans habitué à jouer a lui aussi vite assimilé les règles. Preuve que l’on n’est pas dans le jeu très lourd, mais bien plutôt dans de l’accessible. pas du petit jeu de débutant qui se torche en 3 minutes, non. Mais dans le bon jeu ouvert à un public assez large. La mécanique de base s’avère en effet très simple à assimiler. C’est plutôt la richesse des combinaisons possibles qui fait vraiment le petit plus de ce jeu. Le nombre de cartes différentes et les possibilités offertes permettent de varier les parties avec une certaine aisance et d’envisager des tactiques changeantes. C’est à mon avis ce positionnement entre l’accessible et le plein de possibilités qui lui vaut ses très nombreuses récompenses et son succès (je lisais récemment sur le blog d’Antoine Bauza, l’auteur, que 7 Wonders s’était écoulé à genre trois fois autant de vente que tous ses autres jeux réunis). Malgré quelques défauts, ce jeu est un truc vraiment solide et qui tient très bien la route, une mécanique aux petits oignons qui semble pouvoir trouver un large public.
Deuxième revue de web pour relever 2-3 trucs qui m’ont marqué dans la semaine mais pas au point d’en faire un billet… Vous trouverez ici un peu de culture geek évidemment, du buzz de rôliste, une pointe de politique, etc.
L’article de la semaine
Désolé s’il est en anglais mais cet article de Cory Doctorow sur Boing Boing est vraiment très bien et mérite d’être lu. Lockdown – The coming war on general-purpose computing nous parle de liberté d’internet, d’intimité, de respect des libertés, de copyright, de notre avenir passant par l’ordinateur et de ce que l’on veut en faire.
Eh oui, le printemps approche, mine de rien, avec son cortège de fleurs qui poussent, de températures qui remontent, de journées qui se rallongent, mais aussi les élections cantonales bien entendu. Dans les jours passés, les différents groupes ont organisé leurs assemblées générales afin de déterminer l’ordre de bataille pour le Conseil d’Etat (exécutif cantonal, pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi). Petit tour d’horizon des forces en présence…
Commençons par ceux que je connais le mieux, à savoir la gauche. Les Verts représentent bien entendu la toute fraîchement élue Béatrice Métraux. François Marthaler ne se représentant pas, nous n’avons qu’une candidate. Sur le même ticket se trouvent trois PS, les deux sortants Anne-Catherine Lyon et Pierre-Yves Maillard, avec en plus la morgienne Nuria Gorrite. Les résultats des élections fédérales ayant été nettement à l’avantage du PS, le ticket groupé prend un tour très majoritaire pour eux ; je suis presque déçu de ne pas y voir de deuxième vert, mais mieux vaut assurer à 4 que prendre trop de risques à 5. L’alliance est logique, et existe depuis longtemps. Sur de nombreux thèmes, Verts et PS sont d’accord et votent dans le même sens ; nous défendons beaucoup de valeurs communes, comme la responsabilité, la solidarité, ou l’ouverture. Quelques dissensions bien sûr sur les priorités ou les méthodes et quelques points d’accrochage (comme la taxe au sac pour les déchets), sinon il n’y aurait pas deux partis. Mais ces deux partis sont des alliés de longue date qui vont globalement dans la même direction. L’alliance est donc solide.
L’autre jour je me suis fait une bonne dose de pulp avec Captain America – The First Avenger, adaptation ciné des aventures du célèbre héros en collants avec un bouclier étoilé. Il ne fait pas partie de ces héros que j’ai le plus suivi au cours de mes lectures de comics, je le trouvais trop lisse, pas assez… je sais pas, mais ça a pas spécialement croché. Reste que là, avec la vague des films annonçant le fameux The Avengers de Whedon, je m’y suis mis. Et franchement je me suis bien éclaté. De l’aventure, de l’action, du grand spectacle, des nazis, des expériences entre occultisme et science, des avions, de la baston, des trucs incroyables, bref du vrai bon pulp qui décoiffe et ne demande pas à se prendre la tête.
De nos jours, une expédition en Arctique tombe sur une étrange structure au sein de laquelle on retrouve un bouclier rond et marqué d’une étoile symbole des USA ; et pour expliquer de quoi il est question, pas, time warp, on revient aux Etats-Unis en pleine Seconde Guerre Mondiale. Le jeune Steve Rogers tente de se faire engager au front par tous les moyens ; chétif, asthmatique, pas sportif, il est perpétuellement recalé. Tout ce qu’il a, c’est sa force de volonté. Un chercheur d’une division spéciale de l’armée va l’attirer dans une expérience particulière sur la création d’un super-soldat. Par un malencontreux hasard, il sera le seul à pouvoir profiter de l’expérience et se révélera plus fort, plus rapide, plus souple, plus tout que n’importe qui d’autre. Il partira au front et, après quelques déboires, guidera un groupe de combattants afin de mettre un terme aux agissements de Johann Schmidt, officier scientifique allemand fanatique et un peu surprenant, ancienne connaissance du docteur qui a pris Rogers sous son aile. Captain America va devenir le symbole de l?Amérique libre et du combat contre l’oppresseur, un être à part.
Voilà, tout a une fin, y compris certains très gros filons à fric. La saga Harry Potter, après avoir atteint son terme littéraire, arrive à sa fin cinématographique aussi. Après une première partie un peu molle, cette conclusion nous amène enfin les scènes grandioses que l’on pouvait attendre pour conclure la saga. Seulement encore une fois, voir ce film sans avoir lu les bouquins, il y a de quoi être perdu (et pas mal de gens l’ont été d’après les commentaires que j’ai lus) car on peine à comprendre les motivations des personnages ou certains enchaînement d’actions si on n’a pas toute la profondeur des romans. Et pourtant le film n’est pas fondamentalement mauvais. Il tire même plutôt bien son épingle du jeu avec de vrais morceaux de bravoure dans les scènes héroïques de grosse baston. Il a certes quelques défauts mais surtout il reste une adaptation forcément allégée.
Les acteurs s’en sortent très bien, en particulier notre trio de héros qui a vraiment bien bossé. Radcliffe n’est pas juste Harry Potter, c’est un vrai acteur qui saura tirer son épingle du jeu (vivement The Woman in Black d’ailleurs). Et la plupart des autres ne sont pas en reste. Les effets spéciaux, la musique, la photographie, tout y est pour que le film soit réussi, et on a vraiment un truc à grand spectacle. Je suis un peu déçu par le rythme du film cependant. L’intro en particulier. Après le film précédent plutôt mou, j’aurais bien aimé une intro « in medias res », un truc qui claque histoire de me caler tout de suite devant. Mais non, c’est lent, et long. avant d’arriver enfin à une scène au cours de laquelle il se passe quelque chose. Cette introduction permet cependant de changer la position des héros ; alors que dans le film précédent, ils ne faisaient que subir, ils décident ici de prendre l’initiative et d’agir. L’enchaînement de scènes qui s’ensuit n’est pas toujours clair ni évident, et on accumule les scènes d’action alternant avec les révélations fracassantes, jusqu’à ce grand blanc quasi-final ; lui aussi (comme l’intro) beaucoup trop long et cassant trop le rythme du film.
Au final, c’est un peu dommage d’avoir ce film manquant de rythme et d’explications claires. Mettre ainsi un terme à l’adaptation cinéma de Harry Potter est une grande perte par rapport aux livres. Mais bon, le film est agréable et a de très bonnes scènes à grand spectacle. On l’attendait, cette grosse baston finale…!
Un petit billet pour rapidement vous signaler le concours de création de scénario de jdr organisé par les sympathiques gens de la Fête du Jeu. Le concours est ouvert à tout le monde, y compris bien entendu hors des frontières suisses (à noter quand même les 25.- d’inscription). Il a lieu jusqu’au 22 avril 2012. le week-end du 20 au 22 se tiendra la Fête du Jeu 2012 à Saxon qui permettra au concours de se terminer en beauté.
L’inscription se fait jusqu’au 24 février par l’envoi d’un premier document, et la sélection des candidats pour la finale se communiquera jusqu’au 16 mars par email. Les auteurs sélectionnés pour cette phase auront alors jusqu’au 2 avril pour envoyer leurs aides de jeu. Pendant le week-end de la Fête du Jeu auront lieu des parties pour déterminer le gagnant.Tous les finalistes recevront un cadeau.
Quelques contraintes… Scénario générique médiéval-fantastique horreur, entre 30’000 et 100’000 signes.
Plus d’infos et règlement détaillé sur leur site…
Un petit billet de promo pour une initiative que je trouve fort sympathique et mêlant l’utile à l’agréable. IF Association a pour but de mêler création artistique et soutien à des projets orientés bienfaisance. On ne peut plus louable donc, comme volonté. Je prends ici l’exemple de leur projet en cours.
Il s’agit de ré-éditer le jeu Pitch’n Dunk (dont l’auto-édition est sold out) mais avec un prix de vente plus élevé. Et sur le prix de vente de 30 euros, 7 euros seront reversés à l’association 1 Maillot pour la vie. En gros, à l’achat, non seulement vous faites l’acquisition d’un objet ludique qui a l’air sympa (je dis bien « qui a l’air », je n’ai pas testé) et en plus vous soutenez une bonne cause.
Et comment ça se finance? L’association apporte une partie des fonds, le reste étant amené par les 40 première précommandes. Une fois ce nombre atteint, la fabrication peut commencer. Et donc on peut espérer obtenir le jeu pas trop longtemps après, mais seulement 200 exemplaires. Il sera possible d’acheter le jeu soit via son site Internet soit voir pour le récupérer auprès de l’assoc pour s’éviter des frais de port.
Voilà, j’espère que leur projet arrivera à terme et rencontrera le succès escompté. Et qu’ils auront de nouveaux projets à nous proposer par la suite.
Comme signalé dans mon billet de fin d’année, je vais essayer de faire une petite revue de web hebdomadaire de trucs qui m’ont marqué pour différentes raisons sans qu’il n’y ait à chaque fois un billet complet les concernant. Premier essai donc avec cette première semaine de l’année. On va donc parler de politique et de culture geek, entre autres.
Politique
Le quotidien 24Heures nous annonce que le ministre en charge de l’armée ne s’inquiète pas du sondage récent selon lequel deux tiers des Suisses se seraient pas d’accord avec l’achat de ses nouveaux joujoux avions de combat. 82% de la population serait opposés à ce que cet achat se fasse au détriment des budgets d’autres départements qui pourraient ainsi en pâtir. J’avais déjà donné mon avis là-dessus et je ne vais pas y revenir. Mais je trouve notre cher Monsieur Maurer un brin arrogant face à la volonté populaire ; en même l’arrogance est devenue la marque de fabrique de son parti, non?
Je viens de vous parler de Dojo, et hop me voilà de retour avec du Antoine Bauza en Orient. Et en plus, c’est toujours du jeu familial, bien qu’un peu plus ardu et plus long que le précédent. Il s’agit de Takenoko, un jeu qui me faisait de l’œil depuis les premiers visuels que j’en avais vu et depuis les premières explications lues ici et là sur le web. Dans le contexte de ce jeu, l’Empereur de Chine a offert à son homologue du Japon un panda géant. Et comme cet abruti de panda ne mange qu’un seul aliment (qu’il digère très mal soit dit en passant), on va devoir l’héberger dans une bambouseraie. Cette bambouseraie sera laissée aux petits soins d’un jardinier (désespéré de voir débarquer la grosse boule de poils) et constituée de parcelles de différentes couleurs. D’un côté on a donc l’Empereur qui veut une jolie bambouseraie avec certains assemblages de couleurs, de l’autre un jardinier qui veut faire pousser ses plantes au mieux, et de l’autre encore un panda qui s’en va goulument grignoter tout ce qui passera à portée de patte. Et autour de la table 2 à 4 joueurs qui vont tenter de gagner un maximum de points en remplissant divers objectifs.
Avant même l’ouverture de la boîte on est dans l’ambiance avec un habillage superbe, très joli, coloré mais sans que ça pique les yeux, et un panda super kawai. A l’ouverture de la boîte, tout va encore plus loin. Panda et jardinier sont représentés par deux petits figurines pré-peintes de très belle facture. Les parcelles hexagonales sont joliment illustrées. Les bambous à faire pousser et à manger sont représentés par de petits bouts de bois encastrables à la forme de bambou, très bien faits. On ajoute quelques jetons, de petits bâtons bleus pour simuler les irrigations, et quelques derniers éléments, et hop, on a un très beau jeu au matériel pratique et agréable. Une franche réussite à ce niveau. Oui mais un jeu ce n’est pas que du matériel (je vous renvoie à Piratologie, par exemple, qui a un très beau matos mais s’avère catastrophique ludiquement parlant). Alors de quoi qu’est-ce que l’on fait dans Takenoko?
Je viens d’acquérir cette petite boite métallique au design très agréable et sur laquelle figure le nom d’Antoine Bauza (gage de qualité). Dojo est un jeu simple, accessible et rapide, pour 3 à 5 joueurs. À l’ouverture de la boite, on est accueillis pas une règle courte et bien illustrée, très claire. On trouve une série de petits jetons en carton et un paquet de cartes petit format. Ces dernières sont illustrées de bien belle manière avec des animaux en position de kung-fu. Le tout servi dans une boite parfaite pour le rangement.
Le but du jeu est de former devant soi le meilleur tatami composé de 12 cartes en 3 lignes et 4 colonnes. En fin de partie, on marquera des points dans les lignes selon le nombre de disciples de la même espèce animale (plus on a d’animaux identiques, plus on gagne de points) ; et dans les colonnes si celles-ci sont composées de disciples du même niveau (même couleur de ceinture). Voyons maintenant comment se déroule la sélection et l’emplacement de ces cartes.