Searching

On suit le parcours de cet homme qui rencontre l’amour, se marie, devient père, puis veuf et donc père seul, tentant de faire au mieux pour sa fille ado. Le tout au travers des écrans de la famille puisque ce type est passionné de technologie et filme tout, passant une grande partie de son temps en vidéoconférence. Lorsque sa fille disparaît et que l’enquête piétine, il va tenter par lui-même de résoudre le mystère. C’est ainsi que l’on va se lancer avec lui dans cette recherche, toujours au-travers des écrans, découvrant petit à petit les secrets de la vie de la jeune fille.

En soi, le scénario n’a rien de très original. Disparition d’ado, découverte de mensonges et de secrets, d’une sorte de double vie, regrets quant à la qualité de la relation familiale, retournements de situation, etc. Les ingrédients sont là. Et si l’enquête est tendue et bien rythmée, elle n’est pas exceptionnelle non plus. Ce qui fait le gros plus du film, qui le fait un peu sortir du lot, c’est la manière dont il est filmé. On ne voit que les écrans des différents ordinateurs. La vraie vie est retranscrite par les webcams. Et ça, c’est pas mal du tout. Le film se veut ainsi résolument moderne. Et même s’il ne s »attarde guère sur la critique sociale que l’on pouvait attendre du « tout filmé, constamment épié, espionnage des données en permanences », ce n’est pas le sujet central du film, qui donne plutôt le beau rôle aux technologies permettant la résolution de l’enquête. Le réalisateur Aneesh Chaganty relève joliment le défi de retranscrire cela et de tenir pendant plus d’une heure 40 sans nous montrer autre chose que des écrans d’ordinateur.

En premier rôle, on retrouve John Cho (Star Trek, Total Recall,…) en père obnubilé et prêt à tout. Tandis qu’à ses côtés on notera Debra Messing, Michelle La, ou encore Joseph Lee. Des gens qui s’en sortent bien étant donné le contexte de tournage particulier.

Le film est prenant, tendu, avec une enquête bien foutue mais pas exceptionnelle. Déjà avec ça il ferait un polar tout-à-fait correct. Beaucoup n’arrivent pas à faire ça. Mais sa technique et sa spécificité visuelle en font un film qui vaut la peine d’être vu. C’est surprenant et j’ai bien aimé.

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