Noé est le titre d’un petit jeu fort sympathique de l’efficace et talentueux duo Cathala-Maublanc. Cette fois ils font dans le familial, mais familial tordu avec coups vicieux à la clé. Parce que Noé c’est accessible, pas compliqué, joli, pas cher, mignon tout plein, et que c’est plutôt vite joué. Annoncé dès 7 ans, pour des parties de 30 minutes. Le tout de 2 à 5 joueurs, mais franchement pas terrible à 2, le genre de jeu qui gagne à être joué à plus.
C’est un jeu de chez Bombyx et on retrouve donc les jolies petites boîtes en métal bosselé qui en jettent. Avec une très belle illustration dessus, même qu’il y a du panda donc c’est vendeur il paraît. Dedans, un petit plateau rond à assembler, quelques jetons en forme de larme, un jeton rond et des cartes. Et puis la règle bien sûr. Cartes illustrées par Xavier Colette qui pond là un très joli visuel trop mignon d’animaux craquants.

Je vais aujourd’hui vous parler de marché noir, de commerce illicite, de sales coups, de familles mafieuses, et de petites choses du genre. Bref, que du bonheur! On retrouve un peu de tout cela dans Cargo Noir, un jeu deSerge Laget et sorti chez Days of Wonder, pour 2 à 5 joueurs dès 8 ans, et des parties d’une petite heure. on est donc là dans du familial. Du jeu plutôt accessible, parfaitement adapté (comme souvent chez Days of Wonder) à un public curieux pas super joueur, le genre de jeu qui est très bien pour amener un peu les gens au jeu de société “moderne”, typiquement pour les initier aux mécanismes d’enchères et de majorité.
On va commencer par la matériel. C’est sans réelle surprise que l’on se retrouve avec une boîte bien remplie de bien belles choses. Les superbes illustrations du toujours talentueux Miguel Coimbra mettent de suite dans l’ambiance avec un style de mafia et contrebandiers complètement archétypique et cliché ; on sent très rapidement le feeling du jeu. Les plateaux sont fort joliment décorés, les petits bateaux sont bien aussi, on a un beau petit sachet en toile pour y mettre une foultitude de jetons, bref tout est parfait à ce niveau-là. Une fois tout cela déballé, on va donc aller un peu plus loin et s’attaquer au jeu en lui-même.

Allez hop, un petit mot sur Pix, un jeu qui mérite pas mal d’attention, écrit par David Franck et Laurent Escoffier, et édité chez Gameworks. C’est pour 4 à 9 joueurs, dès 8 ans et on nous annonce des parties de 30-40 minutes. On est là dans le jeu familial simple, accessible, et surtout plein de bonne humeur. Du genre party-game ou jeu d’ambiance qui déride les zygomatiques. Pix c’est aussi un jeu de dessin, mais dans la veine moderne, c’est-à-dire où tout le monde s’amuse et a ses chances, quelles que soient ses compétences en dessin. Eh oui, Pix ne vous demande pas de bien dessiner ; il ne vous met même pas de crayon, stylo ou feutre dans la main. Il vous demande de représenter un mot sur une grille de 9 par 9 carrés avec de petits carrés noirs qui seront donc comme des pixels. Eh oui, un retour au bon vieux temps des designs informatiques ultra-pixellisés, de la basse résolution ; ou alors un surf sur la vague hype du pixel-art. Avec 20 pixels à disposition (plus un pixel rouge et une petite flèche), pas évident de représenter des termes assez complexes (les pixels adhérent magnétiquement aux plaquettes). Et c’est là que l’imagination va prendre le pas sur la compétence de dessin. Il va en falloir de l’inventivité.

Encore un grand classique que j’ai mis longtemps a acquérir… et encore plus longtemps à jouer. Les règles de base étant pour 4 joueurs, je n’avais pas envie de commencer avec les spécialités pour 2 ou 3 joueurs. Or en général on est 3 pour jouer à la maison. Mais bon, cet été j’ai eu l’occasion de le sortir à plusieurs reprises, dans des configurations diverses de 2 à 8 joueurs. Et quel bonheur! je comprends pourquoi ce jeu a autant bonne presse. Efficace, simple, et pourtant ouvrant plein de possibilités. Juste ce qu’il faut. Pas trop long et vraiment prenant. Du pur bonheur!
L’idée en gros c’est de construire une cité. Chacun va construire sa cité en posant des cartes représentant des quartiers ; chacun aura reçu une série de cartes quartiers au hasard en début de partie. On pose un quartier en payant sa valeur en pièces d’or ; chacun aura reçu un tout petit pécule de départ en début de partie. On ne peut pas avoir plus de deux fois le même quartier. Quand un joueur a posé 8 quartiers, on finit le tour et la partie s’arrête ; on additionne la valeur de chaque quartier posé, un bonus pour ceux qui ont 8 quartiers, un autre bonus pour le premier à avoir eu 8 quartiers, un bonus si on a des quartiers des 5 couleurs (donc des 5 types, quartiers nobles, marchands, religieux, militaires et merveilles). Et le plus haut score l’emporte. Rien de bien compliqué là-dedans. Mais toute la subtilité vient des personnages qui donnent une sacrée profondeur au jeu.

Ce jeu me faisait de l’œil dpeuis longtemps, et j’en avais entendu beaucoup de bien. mais comme je joue essentiellement en famille, avec un fils clairement trop petit pour rentrer dedans, je me disais que cela ne valait pas trop la peine de le prendre. Puis un jour j’ai craqué. mais il est resté longtemps sur mon étagère sans que l’on n’y touche car on était justement assez rarement le bon nombre. Ce n’est qu’au cours des soirées jeux de cet été que l’on a sorti Petits meurtres et faits divers. Et franchement ça a été une magnifique découverte et de très très bons moments passés autour de la table, avec beaucoup de rires et de bonne humeur.
Chaque joueur reçoit un livret. Il y a l’inspecteur qui reçoit un livret décrivant en 2 lignes le crime ou l’événement sur lequel il doit enquêter ainsi que la liste des suspects. Puis il y a les livrets des suspects, parmi lesquels il y a un coupable qui se cache, les autres étant innocents. Il y a aussi un greffier qui sera en charge du sablier et du contrôle des mots utilisés grâce à son propre livret. Les rôles tournent pour que chacun soit à son tour inspecteur, greffier, ou suspect (le coupable étant caché parmi ces derniers au hasard).

Bon ben voilà, le calendrier a l’air de se dégager un peu, je vais tenter de trouver le temps de revenir avec des billets divers et variés comme j’en avais l’habitude. Et pour commencer, un petit retour en arrière s’impose, je voulais juste parler de la soirée jeux que l’on a fait à la maison en août, et surtout des quelques jeux joués à l’occasion…
Formula D
J’ai enfin eu l’occasion de pouvoir tâter de ce grand classique des jeux de course. J’en suis resté aux règles de base qui sonteffectivement très basiques et super accessibles. Bon ben déjà le matos, c’est beau, avec un très joli plateau et de belles voitures de couleur (bien qu’un peu petites à manipuler avec mes gros doigts) et un set de dés et tout plein de petites choses sympathiques. Le jeu ensuite, et bien c’est assez tranquille. On change ou pas de vitesse, on lance le dé correspondant à la vitesse et on avance du nombre de cases indiqué. Dans un virage, on doit absolument faire un certain nombre de jets au minimum, faut de quoi la voiture s’en prend plein la figure, voire part dans le décor carrément. Rien de bien complexe là-dedans. Un jeu familial et accessible.
Je me réjouis de tester les règles avancées qui ont l’air assez goutues avec leur gestion des divers éléments de la voiture (freins, moteur, vitesses, carrosserie, etc.). Un truc un peu plus poussée et tactique. Ca promet.

Juste un billet rapide pour vous donner des nouvelles du Dé Blanc, la ludothèque associative dont je m’occupe à Ecublens. Je vous en avais déjà rapidement parlé ici. Les choses ont bien avancé depuis. En gros, on a récolté un nombre conséquent de jeux, et nous sommes prêts à ouvrir pour le 1er octobre ; enfin, quand je dits “prêts”, ça veut dire qu’il y a encore du boulot d’ici-là mais que nous serons prêts à vous accueillir dès cette date. Nous sommes toujours à la recherche de bénévoles aussi.
Voilà, je suis super content d’en arriver là et je me réjouis d’organiser plein de trucs à la ludo, des soirées jeux et des animations diverses. J’espère que le lieu sera à la hauteur et surtout j’espère y voir venir beaucoup de monde, gros joueurs habitués ou curieux débutants, enfants et adultes ; il y en a pour tous les goûts.
N’hésitez pas, pour toute info supplémentaire, à consulter le site du Dé Blanc.

Pendant cette semaine de vacances, j’ai eu l’occasion de tester le fameux 6 qui prend!, un jeu assez connu mais que je n’avais jamais eu entre les pattes encore. Et bien c’est du très bon, fort sympathique. Pas du jeu prise de tête, un truc plutôt court et fun. Genre familial, mais pas pour tous petits non plus ; il faut quand même maîtriser les nombres jusqu’à 104 et pouvoir vaguement estimer ce que vont jouer les autres. Disons que mon fils de 9 ans, gros habitué de jeu, y a trouvé son bonheur lui aussi.
Le jeu se compose donc d’un paquet de 104 cartes numérotées de 1 à 104. Chacune comporte un certain nombre de têtes de bœufs dessinées à son sommet ; en général 1, mais jusqu’à bien plus pour les cartes multiples de 5 et les multiples de 11. Le but du jeu va être de poser les 10 cartes reçues en début de partie tout en ramassant le moins possible de têtes de bœufs. Oui mais voilà, on ne les pose évidemment pas n’importe comment. Ben non, ce serait trop facile. Alors comment qu’on fait donc?

Week-end chargé avec le beau temps et la terrasse et les invités. vendredi, on avait entamé par un après-midi/soirée jeux, du genre portes ouvertes, avec grignottage et boissons et bonne humeur. Concept fort intéressant qui méritera d’être remis en place un de ces quatre. On a donc joué à pas mal de choses jusqu’à assez tard. Samedi midi, pas un invité qui s’avère être joueur aussi et avec qui on a aussi fait quelques partis sur l’après-midi. Pis y’a encore eu dimanche, et on était invités chez ma mère pour mon anni (avec du retard), et au programme cadeaux j’ai eu droit à deux jeux.
Passons d’abord rapidement sur des deux cadeaux que je me réjouis de tester… Horse Fever, un jeu de pari sur des courses de chevaux, avec coups fourrés pour saloper les paris des autres et pas mal d’éléments qui ont l’air très sympathiques. Un design très agréable et qui place une bonne ambiance. Un jeu qui a l’air très bien. Mais malheureusement dont la règle a été rédigée avec les pieds (et encore, deux pieds gauches au moins) ; complètement imbitable telle quelle, et c’est rare que je n’arrive pas du tout à visualiser ce que va donner un jeu à la lecture de la règle. heureusement que Yahndrev nous a mitonné une petite vidéorègle, histoire de clarifier les choses. Et puis il y a le très fameux Ora & Labora, dernier né de Monsieur UweRosenberg, un jeu de gestion “à l’allemande” avec des tas de ressources(25!!!) et de bâtiments (41!!!) qui se combinent et tout pour donner un truc plutôt touffu pas pour les petits légers ; ça a l’air d’être juste de la balle.
Et sinon donc, à quoi qu’on a joué ce week-end? Ben y’a eu un bon mélange de découvertes et d’habituels.

Comme vous le savez peut-être si vous suivez ce blog, je suis président de l’association pour la ludothèque d’Ecublens. Et nous allons ouvrir à l’automne Le Dé Blanc, toute fraîche ludothèque qui prendra ses quartiers dans le centre socio-culturel encore en construction. Nous espérons en faire un lieu convivial de partage et d’échange autour du jeu, de découverte et de rencontre. Au programme donc : le prêt de jeux bien entendus, pour tout âge et tout type de joueur. Cette activité de base sera complétée par des animations diverses, démonstrations, soirées ou après-midis jeux et autres événements qui nous passeront par la tête.
Afin de pouvoir vous offrir le meilleur service possible, nous nous devons d’avoir le stock de jeux le plus important possible. Mais cela coûte cher, alors nous faisons appel à votre générosité. Si vous avez des jeux qui traînent chez vous et prennent la poussière, redonnez-leur une chance de vivre auprès d’autres personnes. Un jeu n’est-il pas fait pour être joué? Ne soyez pas cruels et ne les privez pas de leur Destinée. D’autres personnes y trouveront sûrement plaisir. En plus, cela fera de la place chez vous. Nous organisons donc pour ce faire deux récoltes de jeux où nous serons présents au Collège du pontet à Ecublens : le 20 juin de 15h à 17h et le 23 de 10h à 12h. Bien entendu, si vous ne pouvez pas être là mais que vous êtes prêt à nous donner un petit quelque chose, contactez-nous et nous nous ferons un plaisir de fixer un rendez-vous. Et si vous n’avez pas de jeux à donner mais que vous souhaitez nous soutenir quand même, un don financier est toujours le bienvenu aussi.
Et en passant, nous sommes aussi à la recherche de bénévoles. Accueil, prêt, conseil, animation, mise en ordre,… En fonction de vos disponibilités, nous trouverons toujours quelque chose à vous faire faire, n’hésitez donc pas à nous contacter.
Voilà, le flash publicitaire est terminé…
