Hier soir s’est tenue la première séance du comité de la ludothèque d’Ecublens, séance au cours de laquelle j’ai été élu président. Je me réjouis donc de mener un peu la barque avec ce sympathique comité afin de monter un lieu vraiment agréable. En effet, la ludothèque prévue ouvrira ses portes à l’automne dans le nouveau bâtiment socio-culturel de notre ville, aux côtés du centre de jeunes, de la garderie/UAPE, de l’APEMS, du réfectoire scolaire ou encore de la bibliothèque. Le but est d’en faire un vrai lieu de passion autour du jeu, pas juste un endroit où on vient en vitesse embarquer un jouet à deux balles. Une ludothèque avec tout l’intérêt que l’on peut donner au loisir ludique, incluant l’organisation d’événements divers etc.
Mais mettre tout cela en oeuvre, ça va être du boulot, genre :
- recherche de dons pour avoir des sous pour acheter des jeux ;
- recherche de dons de jeux de la part des éditeurs ;
- recherche de bénévoles ;
- trouver un nom et de là trouver quelqu’un pour faire un logo sympa ;
- mettre en place un site web correct et simple à utiliser ;
- trouver un logiciel qui nous convienne vraiment ;
- et j’en passe…
Si jamais vous vous sentez l’envie de participer à l’aventure, contactez-moi, on trouvera toujours quelque chose à vous faire faire…
Je vous en avais déjà parlé il y a quelques temps lors de mon premier test mais je voudrais revenir sur 7 Wonders, maintenant que je l’ai acquis et que je le touche un peu plus. Dans mon premier avis, je disais avoir lâché la famille pour tester un truc un peu plus lourd, et bien au final le jeu tourne très bien en famille : ma femme a été convaincue quand elle a vu quil s’agissait d’un jeu de développement et non de conquête, et mon fils de 8 ans habitué à jouer a lui aussi vite assimilé les règles. Preuve que l’on n’est pas dans le jeu très lourd, mais bien plutôt dans de l’accessible. pas du petit jeu de débutant qui se torche en 3 minutes, non. Mais dans le bon jeu ouvert à un public assez large. La mécanique de base s’avère en effet très simple à assimiler. C’est plutôt la richesse des combinaisons possibles qui fait vraiment le petit plus de ce jeu. Le nombre de cartes différentes et les possibilités offertes permettent de varier les parties avec une certaine aisance et d’envisager des tactiques changeantes. C’est à mon avis ce positionnement entre l’accessible et le plein de possibilités qui lui vaut ses très nombreuses récompenses et son succès (je lisais récemment sur le blog d’Antoine Bauza, l’auteur, que 7 Wonders s’était écoulé à genre trois fois autant de vente que tous ses autres jeux réunis). Malgré quelques défauts, ce jeu est un truc vraiment solide et qui tient très bien la route, une mécanique aux petits oignons qui semble pouvoir trouver un large public.
Un petit billet de promo pour une initiative que je trouve fort sympathique et mêlant l’utile à l’agréable. IF Association a pour but de mêler création artistique et soutien à des projets orientés bienfaisance. On ne peut plus louable donc, comme volonté. Je prends ici l’exemple de leur projet en cours.
Il s’agit de ré-éditer le jeu Pitch’n Dunk (dont l’auto-édition est sold out) mais avec un prix de vente plus élevé. Et sur le prix de vente de 30 euros, 7 euros seront reversés à l’association 1 Maillot pour la vie. En gros, à l’achat, non seulement vous faites l’acquisition d’un objet ludique qui a l’air sympa (je dis bien « qui a l’air », je n’ai pas testé) et en plus vous soutenez une bonne cause.
Et comment ça se finance? L’association apporte une partie des fonds, le reste étant amené par les 40 première précommandes. Une fois ce nombre atteint, la fabrication peut commencer. Et donc on peut espérer obtenir le jeu pas trop longtemps après, mais seulement 200 exemplaires. Il sera possible d’acheter le jeu soit via son site Internet soit voir pour le récupérer auprès de l’assoc pour s’éviter des frais de port.
Voilà, j’espère que leur projet arrivera à terme et rencontrera le succès escompté. Et qu’ils auront de nouveaux projets à nous proposer par la suite.
Je viens de vous parler de Dojo, et hop me voilà de retour avec du Antoine Bauza en Orient. Et en plus, c’est toujours du jeu familial, bien qu’un peu plus ardu et plus long que le précédent. Il s’agit de Takenoko, un jeu qui me faisait de l’œil depuis les premiers visuels que j’en avais vu et depuis les premières explications lues ici et là sur le web. Dans le contexte de ce jeu, l’Empereur de Chine a offert à son homologue du Japon un panda géant. Et comme cet abruti de panda ne mange qu’un seul aliment (qu’il digère très mal soit dit en passant), on va devoir l’héberger dans une bambouseraie. Cette bambouseraie sera laissée aux petits soins d’un jardinier (désespéré de voir débarquer la grosse boule de poils) et constituée de parcelles de différentes couleurs. D’un côté on a donc l’Empereur qui veut une jolie bambouseraie avec certains assemblages de couleurs, de l’autre un jardinier qui veut faire pousser ses plantes au mieux, et de l’autre encore un panda qui s’en va goulument grignoter tout ce qui passera à portée de patte. Et autour de la table 2 à 4 joueurs qui vont tenter de gagner un maximum de points en remplissant divers objectifs.
Avant même l’ouverture de la boîte on est dans l’ambiance avec un habillage superbe, très joli, coloré mais sans que ça pique les yeux, et un panda super kawai. A l’ouverture de la boîte, tout va encore plus loin. Panda et jardinier sont représentés par deux petits figurines pré-peintes de très belle facture. Les parcelles hexagonales sont joliment illustrées. Les bambous à faire pousser et à manger sont représentés par de petits bouts de bois encastrables à la forme de bambou, très bien faits. On ajoute quelques jetons, de petits bâtons bleus pour simuler les irrigations, et quelques derniers éléments, et hop, on a un très beau jeu au matériel pratique et agréable. Une franche réussite à ce niveau. Oui mais un jeu ce n’est pas que du matériel (je vous renvoie à Piratologie, par exemple, qui a un très beau matos mais s’avère catastrophique ludiquement parlant). Alors de quoi qu’est-ce que l’on fait dans Takenoko?
Je viens d’acquérir cette petite boite métallique au design très agréable et sur laquelle figure le nom d’Antoine Bauza (gage de qualité). Dojo est un jeu simple, accessible et rapide, pour 3 à 5 joueurs. À l’ouverture de la boite, on est accueillis pas une règle courte et bien illustrée, très claire. On trouve une série de petits jetons en carton et un paquet de cartes petit format. Ces dernières sont illustrées de bien belle manière avec des animaux en position de kung-fu. Le tout servi dans une boite parfaite pour le rangement.
Le but du jeu est de former devant soi le meilleur tatami composé de 12 cartes en 3 lignes et 4 colonnes. En fin de partie, on marquera des points dans les lignes selon le nombre de disciples de la même espèce animale (plus on a d’animaux identiques, plus on gagne de points) ; et dans les colonnes si celles-ci sont composées de disciples du même niveau (même couleur de ceinture). Voyons maintenant comment se déroule la sélection et l’emplacement de ces cartes.
Samedi avait lieu au Musée Suisse du jeu un « vernissage ludique », à savoir une occasion pour les éditeurs du coin de montrer au public local leurs nouveautés sorties peu ou prou pour la grande messe d’Essen. Différentes choses donc en présentation. J’ai pu jouer à certaines, en voir expliquer d’autres, regarder des parties (ben oui, en famille, cela implique que la petite n’a pas siesté tout le long et donc avec elle c’est sport de jouer). Et puis aussi discuter avec des gens, faire des rencontres. Le tout était animé par la toujours sympathique équipe de Ch’piil que l’on ne présente plus. Le gros défaut de cette journée fort agréable a été l’ajout de nouveaux produits sur my wish-list…
En introduction nous avons eu droit à une partie de Dr Shark, l’une des nouveautés de messieurs Cathala et Bauza, tout fraîchement sortie chez Hurrican. Excellente surprise que ce jeu, pour 2 à 6 joueurs (en individuel ou en équipe, on notera que ma femme et moi nous sommes fait écraser par Bruno et notre fils). Jeu présenté donc directement par l’auteur qui s’avère, en plus de son talent ludique, être une personne très sympathique. Dans ce jeu, chacun prend la position d’un agent secret (concurrent des autres) qui a pu se glisser au milieu de la fastueuse réception que le Dr Shark donne dans sa demeure. Afin de prouver que ce Dr Shark n’est pas juste un richissime excentrique, il va falloir accumuler des indices démontrant son rôle criminel majeur. Les indices (armes, billets de banque, déguisements, gadgets, etc) sont disséminés au fond d’une piscine dans laquelle nagent quelques requins. A son tour de jeu, chaque joueur décidera de plonger dans un coin précis de la piscine, ce qui signifie qu’il aura 3o secondes (le sablier représentant ce temps en apnée) pour fouiller les yeux fermés mais avec ses deux mains dans un sac rempli de pièces de puzzle. Ces pièces sont de formes, couleurs et textures variées (chaque couleur correspond à une forme en fait). En fonction du coin de piscine où il se trouve, le joueur cherchera des formes différentes, des textures différentes, des textes identiques, pourra s’amuser à regarder pour trouver une pièce précise ou en prendre une poignée. Après le nombre de tours requis (dépendant du nombre de joueurs), la partie s’arrête et on compte les points obtenus en reconstituant avec les pièces de puzzle des indices incriminant le Dr Shark. Des requins se mêlent à cela, dessinés sur certaines pièces et arrêtant votre tour en les tirant. Une erreur (par exemple deux fois la même texture quand on en cherche des différentes) et c’est aussi la fin du tour. Lorsque certains objets sont reconstitués, on peut aussi avoir un effet spécial, genre voler un indice chez un autre joueur par exemple. Le jeu est très sympa, fun, agréable. Ce système de reconnaissance au toucher change des habitudes ludiques que l’on a et c’est vraiment prenant. Le suspens avec le sablier rend nerveux et complique la recherche. En plus, le design très « film d’espions des 70′s » donne une touche vraiment agréable au tout, avec un jeu qui est donc en plus joli. Un grand bravo.
Alors que les troupeaux de vrais fous furieux ludiques sont revenus de la grande messe de Essen (un jour j’y serai aussi), moi je ne suis fait 2 sessions Ch’piil dans la même semaine (l’habituelle soirée de Malley et la fête du jeu de Crissier). Au final donc, quelques jeux dont je voulais vous causer…
Linq
Linq est un jeu où on a des espions et des contre-espions. Les espions ne savent pas qui ils sont et doivent retrouver leurs associés (il y a divers groupes de deux espions qui doivent s’associer), et le contre-espion doit les reconnaître. Pour ce que j’en ai compris, les règles qui nous ont été présentées sont une variante du jeu de base. Par contre, on notera que le thème des espions est purement accessoire et que la mécanique pourrait s’adapter sans autre ailleurs. Bref, on était cinq à table. On distribuait au hasard à chaque fois de couples de deux cartes avec le même mot sur chacun des deux, et une carte rien à voir. Un mot donc sur chaque carte. A ce stade personne ne sait s’il est espion ou contre-espion. On fait un tour de table où chacun dit un mot en lien avec celui écrit sur sa carte. Puis un deuxième tour de table. Ensuite, au décompte, chacun indique deux personnes à table ; si on pense être un espion, on se montre soi-même et son partenaire, alors que le contre-espion va indiquer un duo d’espions. Il s’agit en effet de deviner qui a sur ses cartes le même mot que nous pour les espions, à partir des deux tours effectués. Tout comme dans Dixit, il faut être précis mais pas trop ; trop flou, notre partenaire ne pourra pas nous reconnaître, mais trop précis il sera évident pour le contre-espion de voir avec qui je suis allié. Un jeu de déduction, de bluff, de réflexion, d’association d’idées. Pas un tout grand jeu, mais très sympathique. Un petit jeu agréable qui permet de passer un bon moment. Et certaines associations d’idées parfois bien tordues amènent une bonne part d’humour aussi.
Fiche Tric Trac
Oulalah, je viens de me rendre compte que je vous avais pas fait de billet de présentation de ce très bon jeu pour deux qu’est Mr. Jack. Eh oui, pour deux, ni plus ni moins. Il faut dire que nombre de jeux prévus pour pas mal de monde tournent assez moyennement à deux. Et je cherchais justement à l’époque un jeu à deux. C’était au FIJ que j’avais finalement craqué sur cette boîte fort sympathique. Mr. Jack, c’est donc un jeu de Bruno Cathala (que l’on ne présente plus) et de Ludovic Maublanc (que je connais moins mais dont le parcours créatif est un gage de qualité en soi), et très joliment illustré par Piérô. Ici, il s’agit d’enquêter dans le quartier de Whitechapel afin de mettre la main sur le terrible Jack l’éventreur. 8 enquêteurs, chacun avec ses particularités, et parmi eux, en fait, se cache Jack. Son but? S’échapper du quartier ou tenir le coup toute la nuit sans être découvert. L’autre joueur aura pour but d’aller par déduction et élimination afin de découvrir le coupable et l’alpaguer dans les temps. On a pour cela une très bonne petite mécanique qui tourne incroyablement bien.
L’ouverture de la boîte, après phase de dépunchage, est l’occasion de découvrir le joli matériel, de bonne qualité, qui nous servira pendant la partie. A commencer par un grand plateau de jeu représentant le quartier de Whitecahpel avec ses ruelles, ses demeures, ses parcs, ses lampadaires, ses bouches d’égouts, et les rues permettant d’en sortir. Une série de jolis pions en bois sur lesquels on va coller les portraits des 8 personnages, d’un coté en couleur et grisés de l’autre (et un autre pion compte-tours). Des petits pions en carton : bouche d’égout fermée, lampadaire allumé, cordon de police. Deux petits packs de cartes (on notera leur épaisseur et leur résistance qui laisse présager de nombreuses années de manipulations intensives sans répercussions négatives sur leur santé). Penchons-nous maintenant sur le fonctionnement très simple du jeu.
Il y a quelques années, j’avais emprunté ce Jamaica à la ludothèque en me disant qu’il était beau et qu’il semblait sympa et que la thématique pirates interpellerait mon fils. Seul souci, c’était un peu complexe pour lui à l’époque. L’autre jour, à la faveur d’un vide grenier, je l’ai trouvé à très vil prix et j’en ai profité pour l’acquérir (dans sa première mouture, une autre avec une autre boîte étant sortie depuis). On l’a donc retenté et au final il s’avère franchement sympa et nettement plus simple que dans mon souvenir (mon fils ayant grandi et accumulé une certaine expérience des jeux depuis). Au final, beaucoup de bonheur (il faut dire qu’avec Malcolm Braff, Bruno Cathala et Sébastien Pauchon aux manettes, difficile d’être déçu). Petit tour d’horizon du bestiau donc…
Juste un petit billet rapide pour faire de la pub pour ce truc qui a l’air sympa, à savoir The Leftovers par Daniel Solis, ou Les Grouillots dans sa récente traduction par Cédric Ferrand. Un jeu étonnant où chaque joueur prend le rôle d’un suivant du groupe de héros qui a investi le donjon et qui s’est fait massacrer. Ils veulent s’en sortir en évitant les monstres ; la rencontre avec l’un de ceux-ci signifiant la mort. Bre nos grouillots vont avancer dans le donjon, chaque joueur écrivant une phrase décrivant les actions de son personnage. L’un de ses voisins ajoute à la phrase une partie avec « et » et son autre voisin rajoute encore un bout de phrase avec « mais ». Le nombre de mots dans la phrase est déterminé par un lancer de dés, chaque face ayant « blanc », « et » ou « mais ». Et cela permet de savoir combien de mot chacun des joueurs place dans la phrase. Mais si on obtient trop de fois le même résultat, un monstre arrive. Ajoutons à cela que le plateau de jeu, une carte du donjon, comporte des cases, chacune étant remplie par un mot. Et aussi que certaines cases contiennent des mots à utiliser à ce moment-là. Fun, humour, improvisation, collaboration, ça a l’air fort sympathique.
Cédric propose une version .xls des fichiers en se disant que l truc serait jouable par Google Docs du coup. Intéressant…