28 semaines plus tard

La suite du film de zombies très novateur que j’ai bloggé l’autre jour. Toujours aussi bon, toujours aussi fort.

Dans 28 jours plus tard, Danny Boyle nous entrainait dans une Angleterre détruite par un terrible virus. Un renouveau du film de zombies, très fort. Ici, Juan Carlos Fresnadillo reprend la camera pour filmer ce qui se passe une fois l’épidémie contenue, les infectés morts de faim. Une fois que l’on se décide à vouloir repeupler et reconstruire Londres, avec l’armée US qui est en charge de surveiller et pacifier le tout. Evidemment, tout ne sera pas si facile, et on peut sans hésiter dire que le virus n’a pas vraiment disparu. On va donc retrouver avec un plaisir certain tout ce qui a marqué dans le premier film, mais amplifié. A commencer par les rues vides d’un Londres anéanti. Enorme. Ce vide, avec le silence qui l’accompagne, c’est un des trucs les plus flippants pour moi, comme dans le premier ; oppressant, énorme. Mais finalement on se prend à regretter le vide et le calme quand les zombies débarquent. Toujours aussi agressifs, toujours aussi rapides, toujours aussi agiles. La seule solution est la fuite.
Un mot en passant sur la musique, géniale. Elle accompagne la montée de pression et de stress. Elle porte l’action, elle colle fabuleusement bien au tout et participe complètement à l’ambiance. Encore une BO à récupérer…
Les personnages sont très bons aussi, portés par des acteurs en grande forme. A commencer par Robert Carlyle, qui commence par une superbe scène d’introduction très dynamique et qui plonge dans l’ambiance. Il y est confronté à un choix terrible, du genre de ceux que les personnages vont rencontrer à plusieurs reprises. Il y a aussi la jeune Tammy, incarnée par la très jolie Imogen Poots. On a aussi le héros de service, combattant émérite, la médecin qui veut sauver le monde et qui avait tout prévu. Et puis les autres hommes. Comme dans 28 jours plus tard, on peut se demander qui est le plus monstrueux du zombie ou de l’humain. La thématique est fidèlement reprise et traitée de manière très dure. Et toujours la question de comment on se comporterait dans telle situation. Dur, très dur.
Un petit défaut : les scènes d’action parfois un peu épileptiques. Oui, ces zombies-là vont vite. Mais de là à nous faire péter une durite en filmant avec de tels soubresauts. Ca les rend parfois un peu floues, pas toujours claires (en particulier quand la lumière est très faible). D’un autre côté, cela participe à l’ambiance générale où on ne sait plus vraiment qui est qui.
Un dernier mot sur le final… A l’approche de la fin, on sent venir le happy end un peu soft par rapport au reste. Je sentais pointer la déception. Et puis non, une fin superbe, absolument dans le ton. Miam…

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