127 heures

127-Hours-Official-Poster2Ce film bien tendu de Danny Boyle revient sur l’incroyable aventure d’Aron Ralston, un aventurier/alpiniste qui s’est retrouvé coincé 127 heures dans un canyon. Fan d’escalade, sportif émérite, fougueux et plein d’entrain, Aron part en balade dans un endroit désertique sans laisser aucune indiction de son itinéraire. Après une rencontre avec deux jeunes promeneuses, il continue seul. Un éboulement de rocher va le coincer au fond d’un canyon. Et un énorme bloc retient son avant-bras contre la paroi. Impossible de bouger. Avec sa gourde d’eau et quelques petites rations, Aron va tout tenter pour s’en sortir avant de prendre une décision extrême : se trancher l’avant-bras avec son canif émoussé pour pouvoir partir et survivre. C’est donc l’histoire vraie d’Aron, que l’on retrouve dans un livre autobiographique, qui est ici adaptée au cinéma. Avec talent.

On retrouve Danny Boyle derrière la caméra. Pas n’importe qui donc. Il va filmer avec beaucoup de précision le calvaire d’Aron. La première partie du film nous emmène dans une magnifique balade avec à la clé des prises de vue et des paysages splendides. Fun, vitesse, sport extrême, jolies filles, baignades, soleil, détente, rire, musique, tout est au rendez-vous pour rendre ces moments super agréables. Et ainsi donner d’autant plus de force à la suite. L’accident est soudain, rapide, brusque. Et dès ce moment, on se retrouve en huis-clos, dans un canyon resserré, avec une ambiance tendue qui va devenir de plus en plus lourde. Le même genre d’ambiance qu’un Buried finalement (sauf qu’ici on connaît tous la fin avant d’avoir vu le film). On va vivre la suite du film collé à Aron, suant et transpirant avec lui, vivant avec lui les différentes étapes de ces journées terribles. On va voir défiler avec lui les différentes solutions envisagées pour sortir de là. Des plus logiques et accessibles à la terrible solution qui lui permettra de s’échapper. On ressentira l’intense dilemme du sacrifice qu’il doit consentir. On vivra sa douleur, sa peur, sa lutte, son refus de se laisser mourir. La tension augmente avec le temps, avec la chaleur, avec la diminution des réserves, avec les hallucinations, avec la douleur. Quelle ambiance!

Le film tient beaucoup à la très bonne performance de James Franco, qui rend vraiment bien l’évolution d’Aron tout au long de son emprisonnement. Du début gai et enjoué du film, avec son côté frimeur, sympa, souriant, épanoui, à ses plus grandes douleurs et à ses doutes les plus profonds, l’acteur passe par toute une palette d’expressions. C’est une franche réussite. Avec la réalisation soignée de Boyle, on obtient donc un très bon film.

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