The Lords of Salem

Oulah, attention, objet filmique bien étrange en approche. Rob Zombie, c’est un gars un peu spécial ; leader/chateur du groupe lourdaud White Zombie, passé à la réalisation de films d’horreurs depuis (on lui doit le fort sympathique remake de Halloween) avec des trucs qui ont quand même l’air bien barrés. Il faut dire que môssieur Zombie n’a jamais fait les choses à moitié, déjà musicalement à l’époque. Son goût pour l’extrême et la provocation le poussent à faire des films franchement bizarres. Pour preuve ce Lords of Salem, une histoire de sorcières bien entendu.

On est à Salem, de nos jours, et on y suit Heidi, une DJ présentatrice de radio à succès, cool et franchement sympa (interprétée par Sheri Moon Zombie, femme du réalisateur, que l’on retrouve dans un peu tous ses films). Elle va recevoir un disque un peu étrange quelle passera à l’antenne, ce qui va déclencher des éléments mystérieux. Sa vie va gentiment dériver, avec des flashbacks de l’époque des chasseurs de sorcières, avec des visions, avec des esprits. L’ambiance va vite devenir très sombre, macabre, glauque. Et lentement on va s’enfoncer dans une vengeance mûrie de longue date.

Le film va progresser lentement. Et plutôt que de pousser sur le gore permanent et sur les trop faciles jump scares, il va plutôt jouer la carte de l’ambiance. Malsain et glauque, sombre. A faire froid dans le dos. Et si on n’évite pas un ou deux éléments violents et quelques scènes sanglantes, ce n’est pas là l’élément central du film. On est plutôt dans de la possession, de la folie, de l’horreur psychologique. Bref, on est loin du truc grand public. Honnêtement, j’ai eu beaucoup de peine à rentrer dedans. Les choses avancent lentement et sont mal posées, le truc est un peu foutraque, et le grand final n’a pas grand chose de vraiment grandiose, si ce n’est un gros délire visuel. Mais l’ambiance posée au long du film marche, et certaines scènes sont réellement prenantes. On se laisse enfoncer dans ce malsain, dans cette obscurité, mais parfois on en ressort car ça devient un peu trop n’importe quoi. Dommage, car le film avait à mon avis de quoi donner quelque chose de très bon sur le papier. Mais Rob Zombie fait ses trucs à sa sauce à lui et ne s’intéresse guère au résultat critique ; il fait ce qui lui plaît, quitte à proposer quelques chose de trop dérangeant pour être vraiment accepté.

 

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