La colline a des yeux (1977 & 2006)

Dans la série “révisons nos classiques”, j’ai choisi l’option La colline a des yeux, de Wes Craven ; et suite à divers commentaires, j’ai été aussi tâter du remake de Alexandre Aja. L’un comme l’autre sont très bons, super efficaces. Bon d’accord faut aimer se faire peur avec du survival malsain et méchant mâtiné de gore. Mais qu’est-ce que c’est bon!

Le film raconte l’histoire d’une famille américaine moyenne qui part en voyage pour l’anniversaire de mariage des parents et décide de rejoindre l Californie en passant par le désert. Après une rencontre avec un pompiste local solitaire, et un passage sur une route bien à l’écart, un accident les oblige à s’arrêter au pied de collines. mais celles-ci ne sont pas si désertiques que cela. Une tribu de dégénérés cruels et cannibales y réside et festoie régulièrement sur les voyageurs de passage. Notre famille va subir les pires horreurs de la part de ces fous furieux.

La petite famille comprend Big bob, le père, flic à l’ancienne plutôt réac et carré ; sa femme Ethel, obéissante ménagère gentille et croyante ; le fils cadet Bobby, sa sœur ado Brenda, et la grande sœur Lynne ; Il y a aussi Doug, le mari de cette dernière, avec leur fille, un bébé ; et puis les deux chiens, Beauty et The Beast. Cette petite bande circule dans une caravane et la voiture qui la tire. Une belle brochette de gens sympathiques, de caractères variés, de personnages typés, confrontés à l’horreur et à des trucs vraiment terribles.

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31 janvier 2013 / catégorie: Ciné   Pas de commentaires / Lire la suite

The Cabin in the Woods

Et voilà un film fort sympathique. Ca commence comme un de ces grands classiques, un vrai hommage à Evil Dead en passant, avec le groupe de djeunz qui vont passer un week-end dans une cabane perdue au fond de la forêt pour s’amuser. Il y a la blonde bimbo de service avec son mec le super sportif de l’équipe. La copine de la blonde, intello et plus prude. Le super pote de toujours, fumant des pétards tout au long de la journée et un peu jeté. Et puis le pote du sportif qui vient d’arriver en ville. Quelle belle brochette de clichés! Ils vont donc dans un coin reculé, rencontrent un pompiste redneck angoissant, et trouvent la cabane qui a l’air pas en très bon état, au cœur de la forêt, avec un lac à proximité. Sous la cabane, une cave pleine d’objet un peu particuliers, dont un journal avec une formule en langue ancienne qui fait frissonner. Que du classique! Mais tout cela est entouré de petites scènes nous indiquant qu’il y autre chose, qu’un truc en plus se déroule, et même un truc qui se précise gentiment au fur et à mesure. Et c’est là toute la magie de ce film qui ne va pas s’arrêter au seul survival gore en forêt avec massacre des djeunz un par un ; ça c’est le deuxième tiers du film, lui aussi émaillé de scènes nous précisant de plus en plus ce qui se passe autour de la cabane. Et puis arrive ce fabuleux troisième tiers du film, où les deux parties vont se mêler étroitement dans un superbe délire.

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14 décembre 2012 / catégorie: Ciné   Un commentaire / Lire la suite

Livide

Je vous ai parlé récemment du sympathique A l’intérieur de Julien Maury et Alexandre Bustillo, en finissant sur mon intérêt pour regarder leur film suivant, Livide. C’est chose faite. Dans ce film, on suit les pas de Lucie, une jeune fille qui fait un stage avec une infirmière à domicile et se rend avec elle chez des personnes âgées pour leurs traitements. Le tout se déroule sur fond d’enlèvement d’enfants dans la région. Elles vont aussi visiter la grande demeure d’une ancienne danseuse, professeure de danse perfectionniste, qui ne vit plus que sous respirateur et dans le coma, sans famille depuis le décès de sa fille. Lucie entend les ragots sur le trésor que la danseuse cacherait dans sa demeure et en parle à son mec. Avec le frère de ce dernier, ils vont pénétrer de nuit par effraction dans le manoir afin de trouver le trésor. Ils vont tomber sur des choses bien moins sympathiques…

On retrouve ici les bases de classiques du film de vampire, avec la grande maison et tout, mais traitées sur un ton différent de ce dont on l’habitude. A nouveau, le film de genre français cherche cette différence, se place autrement, offre un traitement particulier. Et franchement c’est bien. On sort des carcans habituels.

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15 novembre 2012 / catégorie: Ciné   Pas de commentaires / Lire la suite

Revue de web – S01E11

Nouvelle semaine. Politiquement chargée avec les discussions sur les résultats des votations fédérales, les élections cantonales, mais j’ai fait des billets ad hoc sur ces sujets. par contre, pas mal d’autres choses quand même.

Lecture de la semaine

Encore une fois, la palme à Boulet qui exprime si bien certaines choses. Y’a des jours où ce type vit réellement dans ma tête (et comme je suis pas le seul à dire ça, il a en plus le pouvoir d’ubiquité).

Souvenirs

Zelig va déménager. On le savait déjà, mais là ça se rapproche. De très nombreux souvenirs des années passées à bosser et squatter là-bas, et donc un peu d’émotion en pensant que ça va changer d’endroit. Bonne continuation à toute l’équipe!

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18 mars 2012 / catégorie: Humeur   Pas de commentaires / Lire la suite

Dracula

Je vais peut-être choquer les ados d’aujourd’hui, mais il fut un temps où les vampires ne se transformaient pas en boule à facettes au soleil. Où les vampires souffraient de leur statut de maudits. Où leur pouvoir de séduction s’accompagnait de sensualité malsaine. Où ils ne passaient pas leur temps à refaire des années de lycée pour rire. Où ils vivaient dans de sombres manoirs plutôt que de lumineuses baraques super design. Où ils n’avaient pas vraiment la motiv pour s’amuser à jouer au baseball sous l’orage. Moi c’est comme ça que j’ai attaqué le mythe du vampire. Et désolé pour les inconditionnels de Twilight, mais j’aime bien plus ma version, même si elle fait un peu cliché (normal, c’est l’originale). Ou plutôt celle de Bram Stoker en l’occurrence, dont la relecture de l’œuvre phare m’a permis de me nettoyer la perception des scories twlightesques. Que du bonheur en fait, alors je voulais juste rappeler aux gens l’existence de ce bouquin de très bonne qualité (même si l’édition actuelle faisant référence à une comédie musicale à la mode dénature la couverture).

Le Dracula original revient donc sur ce comte maudit, ayant vendu son âme suite à des souffrances terribles, condamné à survivre tel un parasite aux dépends des autres, usant d’artifices sans jamais être lui-même. Le livre est prenant, poignant, dur et cruel. Et avec une histoire extrêmement bien raconté. On se laisse embarquer dedans et emmener au fil des révélations, pour s’enfoncer dans la noirceur. Il y a des scènes vraiment géniales, décrites de main de maître, et qui font immédiatement naître dans l’esprit du lecteur des images. Ce texte est vraiment très visuel, très évocateur. Certes, on reste marqué par le film de Coppola qui y est assez fidèle, mais le pouvoir évocatif de ce récit existe sans le cinéma. Sa force est incroyable. Le suspens court tout du long et il est difficile de lâcher le livre.

Ah, que ça fait du bien de retrouver un vrai vampire, un vrai mythe de noirceur, d’une sensualité malsaine et dure, d’une violence crue. A lire ou à relire.

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15 mars 2012 / catégorie: Bouquins   Pas de commentaires / Lire la suite

The Thing (1982 et 2011)

L’autre jour j’ai remis le film de Carpenter The Thing dans le lecteur. Je n’ai qu’une chose à dire : c’est toujours aussi efficace. Rappelons qu’il s’inspire d’une nouvelle, elle-même ayant déjà inspiré un autre film en 1951. Je n’ai pas vu ce dernier, mais la version Carpenter reste un summum de ce genre de film et on voit vite pourquoi. Rien que le pitch permet déjà de saisir la puissance angoissante qui va s’en dégager. Une équipe de recherche en Antarctique tombe sur la base détruite de scientifiques norvégiens qui, visiblement, avaient découvert un truc bizarre dans la glace. Très vite, notre équipe se retrouve coincée dans sa station avec un monstre qui a la fabuleuse faculté de pouvoir prendre la forme de n’importe quel être vivant. Y compris bien sûr de votre ami, juste pour que vous ne sachiez plus à qui faire confiance. La bestiole s’avère résistante, méchante, particulièrement agressive, et vicieuse.

Carpenter a créé là un chef d’œuvre d’angoisse qui tient en haleine d’un bout à l’autre. Le bodycount allant croissant, la paranoïa empirant, l’état psychologique des hommes devient aussi dangereux que le monstre lui-même. Certes les effets spéciaux ont pris un coup de vieux et les animations hachées de l’époque sont un peu dommage. Mais l’ambiance qui se dégage de ce film est une pure réussite. Musique, photographie, lumière, plans, tout est étudié et parfaitement calibré pour faire monter la tension jusqu’au gros clash final et cette dernière scène qui nous laisse complètement à nos fantasmes et nos réflexions sur ce qui arrive.

Si je l’ai remis ces jours, c’est parce que je voulais regarder le nouveau The Thing, la version 2011, préquelle du premier, comptant les aventures de l’équipe norvégienne qui a découvert soucoupe et corps étrange congelé. L’essentiel de l’ambiance du premier revient à la charge. Angoisse, huis-clos, paranoïa, suspens, tous les éléments sont là. On retrouve certaines scènes quasi identiques, comme la crémation des cadavres en extérieur ou la panne de lance-flammes. Et puis il y a ces détournements, comme le test identique qui part en fumée. Références et créations font de ce film une nouveauté, même si on en connait plus ou moins la fin, collant jusque dans la poursuite en hélico. Par contre, on voit bien plus la créature et elle se permet bien plus d’acrobaties et de trucs gore. 29 ans d’améliorations dans les effets spéciaux, faut bien que ça serve. Alors oui celui-ci est plus gore, peut-être un chouilla moins angoissant. Mais ça reste un très bon moment.

Ces deux films sont des réussites dans leur genre. Et il faut les voir dans l’ordre de création pas dans l’ordre de l’histoire. Ca vaut vraiment la peine.

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21 février 2012 / catégorie: Ciné   Un commentaire / Lire la suite

[Rec]3 Genesis : trailer

Hop là, ça y est, je suis tombé sur le trailer de [Rec]3 Genesis, la prequelle dont j’avais parlé dans mon billet sur [Rec]2. Et comme j’ai vraiment bien aimé les deux premiers volets, je vous le mets ici comme ça pour voir. En espérant que ce ne soit pas une simple suite commerciale planplan mais qu’il soit aussi trippant et flippant que les deux premiers. En tout cas j’aime bien la bande-annonce…

 

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20 septembre 2011 / catégorie: Ciné   Pas de commentaires / Lire la suite

Buried

Alors là, ça claque. Ce Buried est tout simplement une superbe performance de cinéma. On en connaît des scènes d’enfermement/enterrement vivant, films et séries en ont toute une série. Mais de là à en faire tout un film, il fallait oser. Parce que oui, on passe 1h30 enfermés sous terre dans ce cercueil avec le pauvre type qui y est. Pas d’autre décor. Pas d’autre acteur. Rien. Le type est un chauffeur pour contractant privé américain en Irak enlevé et enfermé là-dedans. Avec un zippo. Et un téléphone cellulaire dont la batterie est à moitié vide (et qui permet quand même des interventions extérieures mais uniquement vocales, pas un seul plan au-dehors). Du début à la fin du film, on ne voit que l’intérieur du cercueil. Sur le papier, ça peut sembler chiant comme la mort et le genre de truc à tourner en rond bien pénible. Eh bien pas du tout. C’est une petite tuerie que ce film. Au passage, comme le pitch l’indique, c’est un film complètement déconseillé au personnes claustrophobes ; mais alors complètement de chez complètement.Parce que moi je ne le suis pas, et bien j’ai joliment flippé tout seul dans le noir devant mon écran. Parce que oui pour tirer le meilleur parti de ce film, il faut le voir dans des conditions bien adaptées (et du coup j’ose pas imaginer sur grand écran).

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5 mai 2011 / catégorie: Ciné   2 commentaires / Lire la suite

La trilogie Scream

Bon ben voilà, c’est confirmé, je suis faible. Sous la terrible pression exercée par les annonces autour de la sortie de Scream 4, je me suis refait les 3 premiers. Ben je dois dire que je prends toujours un bon plaisir à les revoir (plaisir qui va décroissant du 1 au 3). Et franchement j’attends beaucoup de ce 4eme opus. Revenons un peu rapidement sur cette trilogie qui a marqué l’historique du slasher. Ben ouais, le genre avait eu ses très grands moments (avec les très connus Halloween et Vendredi 13 en particulier), puis une baisse de régime qui était en passe de le faire mourir. Quand Wes Craven, un très grand nom du cinéma d’horreur (en particulier avec ses Griffes de la Nuit auxquelles je dois quelques cauchemars), a débarqué en 1996 avec Scream, ça a été la révolution. Et la saga a depuis évolué et marqué son époque, se concluant en 1999 avec un film qui reste bien en-dessous de ce que les précédents avaient amené. Elle a eu en particulier comme mérite de démonter les mythes et les clichés pour mieux réveiller le slasher et redonner au genre ses lettres de noblesse au travers de scènes particulièrement réussies et de très grands moments. Le tout en attirant à nouveau le public dans les salles et en ouvrant donc la porte à une nouvelle volée de films d’horreur qui se sont fort bien comportés au box-office. Merci à Wes Craven donc.

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18 février 2011 / catégorie: Ciné   2 commentaires / Lire la suite

The Mist

Avec The Mist, c’est encore une adaptation d’une nouvelle de Stephen King qui nous est arrivée, et par un habitué des adaptations de l’auteur, à savoir Frank Darabont. Pendant des années, j’ai été très très fan de King, je trouvais qu’il savait mener des trucs vachement bien ficelés, que ce soit dans des nouvelles plutôt courtes (celle-ci par exemple) ou des romans plus ou moins longs. J’en suis un peu revenu (indigestion peut-être), mais reste que le monsieur sait y faire pour aller chercher ce qui fait vraiment frémir, utiliser les peurs naturelles de l’Homme, transformer des éléments courants en sources d’horreur ou aller chercher la noirceur au plus profond des êtres humains. Tous ces thèmes se retrouvent d’ailleurs dans ce film très sympathique.

Après un orage, une brume envahit une petite ville américaine, une brume étrange et opaque. Un groupe de gens dans un supermarché s’y voient coincés lorsque la brume s’avère renfermer des monstres qui ont la fâcheuse tendance de se servir des Humains comme de repas, si possible à grand renforts de cris terrifiants et de quelques effets gores.

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2 novembre 2010 / catégorie: Ciné   Un commentaire / Lire la suite
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