Spider-Man : New Generation

Avec la petiote on est allés au cinéma voir ce qui est l’un des meilleurs films d’animation que j’aie vu depuis un bon moment : Spider-Man – Into the Spider-Verse. Juste waow!

Peter Parker, tout le monde connaît son histoire. Mais soudain apparaît un nouveau Spider-Man en la personne de Miles Morales, un jeune ado black. Tous deux vont se retrouver face à la terrible machine du Caïd qui risque d’anéantir rien de moins que la ville, si ce n’est le monde, en jouant avec des dimensions parallèles. Ils vont trouver de l’aide avec d’autres Spider-héros venus de dimensions parallèles.

Aux commandes de ce petit bijou d’animation , on a un trio : Bob Persichetti (co-scénariste sur Le Petit Prince), Peter Ramsey (derrière Les 5 Légendes), et Rodney Rothman ; ce dernier a signé le scénario avec Phil Lord (La Grande Aventure Lego) (le complice Christopher Miller de ce dernier reste ici à la production). On a droit à des dessins résolument modernes, aux couleurs vives, et une animation aux petits oignons ; il faut dire que ce concentré d’action nécessite que l’animation soit nickel pour que le tout reste lisible. Et c’est une réussite. Donc des designs très modernes, avec de fortes influences de pop-art et de street-art, et un hymne aux comics avec des onomatopées inscrites à l’écran et parfois un découpage en cases. Le tout restant en tout temps clair et parfaitement bien monté. Et surtout ultra dynamique. Il faut dire que l’on ne s’embarrasse pas de superflu ici puisque l’on se concentre sur l’action et l’humour qui sont au cœur du personnage de Spider-Man. Un style visuel complet, complexe, mêlant de nombreuses techniques, donnant un effet « comics » tout en étant mouvant, je crois que l’on a là quelque chose de très novateur et qui va rebattre les cartes en termes de cinéma d’animation.

Dans ce jeu de dimensions parallèles, Peter Parker et Miles Morales ne sont pas les seuls héros, et on verra débarquer d’autres incarnations, que je ne connaissais pas vraiment (ma culture comics reste limitée) : l’héroïque Spider-Woman (Gwen Stacy qui a pris les pouvoirs de l’araignée), le sombre Spider-Man Noir (à la gloire des films noirs dans les années 30), la délirante Peni Parker avec son robot (un trip manga), et le trublion Spider-Ham (oui, un cochon). Chacun avec son style graphique, sa manière d’agir, son style, dans un mix qui finalement fonctionne à merveille (alors que l’on pouvait craindre d’être noyé sous le truc). Il fallait bien cela pour faire face à la flopée de grands méchants de l’univers Marvel qui se trouvent là-dedans. Sans parler d’une tante May plus bad-ass que jamais.

On a donc un scénario qui tient la route avec des enjeux bien posés et clairs (y compris un méchant avec de vraies motivations), une galerie de personnages hauts en couleurs, une réalisation dans le très haut du panier, un humour de qualité, un suspens bien entretenu, des retournements de situation qui vont bien. Ajoutons encore une bande son qui claque et un ton vraiment bien choisi, et on obtient une franche réussite.

J’ai plongé complètement dedans, et ma fille aussi (elle était vraiment au taquet). Je me suis éclaté, j’en ai pris plein les mirettes et j’ai aimé ça. Allez-y!

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