Le Dernier Vodianoi


Je vous ai déjà plusieurs fois parlé de bouquins de Julien Heylbroeck, achetés par copinage mais toujours réellement appréciés. Alors je n’y vais pas dans l’ordre car il s’agit ici de son 1er roman (dans l’ordre d’écriture, pas de publication) ; mais bon il n’était pas aussi simple à trouver que les derniers en date (en fait je le lui ai commandé directement, ce qui m’a permis d’avoir aussi une petite dédicace sympathique).

Nous voici donc plongés dans l’URSS (les plus jeunes utiliseront Google pour comprendre cet acronyme) de 1937, en suivant les pas d’un membre de l’une des multiples polices et entités secrètes que compte le pays. Cette section particulièrement cachée lutte en secret contre les monstres, sorciers, fées et autres créatures magiques qui s’attachent encore à la Terre et qui menacent la souveraineté absolue du pouvoir communiste. Les mythes ne sont pas que de la fiction dans cet ouvrage, ils sont bel et bien réels, et les histoires racontées aux enfants pour leur faire peur ou les endormir recèlent une forte part de réalité. En fidèle serviteur de la Mère Patrie, notre héros va sur son petit bonhomme de chemin jusqu’à une révélation qui va bouleverser son avenir ; je n’en dirai pas plus, je m’arrête là où s’arrête le résumé en 4ème de couverture.

Bon ben encore une fois, en toute honnêteté et sans avoir couché ni obtenu quelque autre gratification (bière ou autre) que ce soit, ce Dernier Vodianoi est un très bon bouquin que j’ai dévoré. Comme d’hab on retrouve un background très bien décrit et prenant. On est vite mis dedans. OK, ça risque de moins parler à ceux qui n’étaient pas né à l’époque de l’URSS, mais moi j’ai plongé dedans. Entre la facette réelle que l’on sent travaillée et la facette de l’imaginaire ajoutée en surcouche, le mélange est détonnant et efficace. On regrettera peut-être que le personnage principal soit un chouilla plat, que la fameuse révélation annoncée soit assez évidente (je la voyais venir quand même) et que le twist du plan d’attaque final soit gros comme une maison. Mais bon, c’est comme au cinéma, on peut avoir un scénario avec pas mal de grosses évidences, mais très bien traité. Et ici c’est le cas. L’écriture est bonne, les descriptions sont juste ce qu’il faut pour nous permettre de visualiser et comprendre sans que ce soient des tartines. Les scènes d’action sont bien menées, on a de très jolis moments. C’est une lecture vraiment plaisante.

Julien confirme encore une fois qu’il sait livrer des romans agréables et prenants, bien foutus. Je lui ai préféré Stoner Road, mais celui-ci reste un très bon bouquin. Je conseille chaudement. Et puis bon, on a aussi un bel objet dans sa bibliothèque avec une couverture complètement dans le thème.

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