Le Grimoire d’Arkandias

Histoire de ne pas être à court de films dits « familiaux » à voir avec ma fille, on fait des fois le tour de sites listant justement ces films. Sur le coup là, avec un titre pareil, j’avoue qu’on n’avait pas trop regardé plus loin ; au titre, je me voyais déjà partir dans une épopée fantasy. Ben euh pas vraiment non.

On a un gamin dont le père est mort dans des circonstances difficiles, qui est un peu un looser dont les gens se moquent à l’école. Son pote n’est guère mieux. La mère a des soucis de fric et des méchants huissiers veulent saisir la maison. Bref, c’est la merde. Notre héros va tomber sur un bouquin de magie et va réussir à créer une bague d’invisibilité qui devrait l’aider à résoudre ces problèmes. Cela va en créer d’autres évidemment. Le tout tournant autour d’un alchimiste moderne timbré, d’un trio de braqueuses déjantées et du trajet initiatique d’adolescents découvrant l’amour et devant combattre leurs peurs.

Alors bon déjà je dirais un peu crûment et rapidement que c’est un film français, dans le mauvais sens du terme. C’est assez fou le nombre de films français qui peuvent avoir de bonnes idées sur le papier mais qui sont mal mis en forme ensuite. Quand on veut faire dans le film de genre de France, il faut ramer, me semble-t-il (malgré quelques belles réussites, mais de loin pas assez nombreuses). Et devant ce film c’est finalement le spectateur qui rame, parce que franchement on n’est pas dans le haut de gamme. A noter que le film est tiré d’une trilogie de romans jeunesse que je ne connais pas du tout.

Derrière la caméra : Alexandre Castagnetti et Julien Simonet, dont je ne connais aucune des créations. Ils nous posent un film honnête mais plat. Rien de transcendant. Rien de créatif. Autant scénaristiquement que visuellement, on a un truc lisse et mou du genou. Alors certes ma fille a apprécié (mais vraiment sans plus), mais en tant qu’adulte honnêtement je me suis ennuyé. Le truc est rempli d’évidence, de « oh ben ça alors », et d’éléments tous plus clichés les uns que les autres.

Devant la caméra, le héros est joué par le jeune Ryan Brodie qui nous pose sans emphase un personnage basique et simple, trop cliché pour être touchant, et rempli de tous les éléments de base que l’on doit donner à un héros de littérature/cinéma jeunesse. Son pote est interprété par Timothée Coetsier, un peu plus dynamique mais lui aussi croulant sous les clichés du genre. Le trio de héros comprend encore Pauline Brisy qui nous pose une ado classique. Le film est vendu avec Christian Clavier, que l’on entend un peu avant de le voir finalement assez tardivement dans le film, mais qui n’arrive pas à donner l’aspect mystérieux et mythique que l’on attendrait de son rôle. La vraie fulgurance du film, et son élément à la fois comique et dynamique, c’est le trio de sœurs braqueuses avec des actrices au tempérament de feu, Isabelle Nanty (Les Visiteurs, Amélie Poulain, Astérix et Obélix Mission Cléopâtre,…), Anémone (Le Père-Noël est une ordure, Le Petit Nicolas,…) et Armelle (Caméra Café, Amélie Poulain, Les Enfants de Timpelbach,…).

Bon ben voilà quoi, un film parfaitement dispensable et oubliable rapidement. Il y a bien plus de choses bien mieux.

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