Upgrade

Dans un futur indéterminé avec son lot d’assistants personnels plus ou moins indépendants, de voitures autonomes, d’implants plus ou moins technologiques dans le corps, on va suivre le parcours d’un type sympa qui est plutôt old school. Marié à une femme qui elle embrasse la technologie. Après un accident de voiture, un groupe armé tue sa femme. Le type est laissé paraplégique. C’est un génie de la technologie, leader d’une immense société, qui va lui proposer de récupérer sa motricité grâce à une super puce révolutionnaire pas très officielle ; il ne va pas que re-marcher mais aussi se découvrir des capacités allant pas mal au-delà du commun des mortels. Notre héros va en profiter pour se mettre à la recherche des assassins de sa femme, la puce prenant parfois le contrôle pour lui permettre de se défendre.

Bon, l’histoire du film ne va pas chercher bien loin. Le scénario tient sur une feuille de PQ et ne propose aucune surprise. Pas de twist ou de trucs surprenant. On ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes. Donc l’intérêt du film est à chercher ailleurs. Et je dirais dans deux domaines. D’une part des scènes d’action plutôt bien foutues, avec des bastons spectaculaires puisque l’on a des personnages augmentés, aux capacités surhumaines ; le résultat ce sont des mouvements vraiment particuliers et des morceaux assez épiques. Avec une violence crue en prime (limite gore sur une ou deux mises à mort, mais bon c’est une coproduction Blumhouse aussi). Un autre point intéressant est cette vision de l’avenir technologique et de la place de ces technologies dans notre quotidien ; on est certes dans le film d’action bourrin mais on a quand même des questionnements sur la place laissée aux assistants personnels et à tout ce qui nous décharge, au risque de laisser ces appareils prendre le contrôle. Le scénariste/réalisateur Leigh Whannel réussit avec ce deuxième long-métrage à nous proposer de très bonnes idées. On sent quelques défauts de jeunesse justement dans l’accumulation de clichés et de « oh ben ça alors ». Allez, disons quand même que le final m’a un peu surpris et que je le voyais pas venir comme ça (le pré-final m’a laissé un goût amer sur le moment et j’ai vraiment prié pour que ça ne se termine pas ainsi).

Le film tient à l’interprétation de Logan Marshall-Green (Prometheus, Spider-Man Homecoming,…) qui passe du bon type débonnaire au tétraplégique désespéré de la vie puis au corps déplacé par une IA de manière non naturelle avec esprit de vengeance. Il y a, comme me le faisait remarquer un pote, un côté Venom avec le visage du héros exprimant parfois son désaccord avec les actes commis par son corps, et l’interprétation est assez réussie. A ses côtés, on a Betty Gabriel (The Purge 3, Get Out,…) en flic qui ne lâche pas le morceau, Harrison Gilbertson en cliché du jeune surdoué de l’informatique milliardaire fantasque ne quittant pas sa maison, Benedict Hardie en adversaire redoutable ou Melanie Vallejo en douce épouse aimante. Un casting qui s’en sort pas trop mal, même si le jeu d’acteur n’est pas la grande force de ce film.

Au final on a un film SF-cyberpunk d’action très sympa. Il a de très bonnes idées et pose une société technologique très intéressante. Ses scènes d’action sont bien foutues. On regrettera le côté archi-évident de l’intrigue sans surprise par contre. Mais il se laisse voir avec plaisir.

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