Le Parfum – histoire d’un meurtrier

J’ai donc vu Le Parfum – Histoire d’un meurtrier, très sympa…

Alors pour commencer je vais dire que je n’ai pas lu le livre, je ne peux donc pas trop me prononcer sur la qualité de l’adaptation. mais bon, j’ai vu que plusieurs réalisateurs (dont des très reconnus) avaient refusé de le faire en prétendant que le bouquin n’était pas adaptable en film ; à vue de nez comme ça, ça n’a pas dû être évident effectivement, vu le nombre de passages qui reposent sur les odeurs (et le cinéma actuel ne rend pas encore en odorama)…

Passons donc au film maintenant. Le Parfum raconte donc la vie de jean-Baptiste Grenouille, orphelin à l’enfance terrible dans des conditions merdiques à souhait au XVIIIe siècle, à Paris. Grenouille a quelques particularités, la première étant qu’il ne dégage pas d’odeur lui-même. La seconde étant qu’il possède un odorat surdéveloppé, très largement au-dessus de la moyenne et même des meilleurs ; il détecte toute odeur, le moindre détail la moindre fragrance, même au sein d’assemblages complexes, et même à longue distance. Du coup Grenouille vit dans son monde d’odeurs, et c’est tout. Rien d’autre ne compte à ses yeux. Il va donc tout naturellement finir par travailler en parfumerie, à Paris tout d’abord, puis à Grasse.Le titre complet du film et du livre, c’est « Le Parfum – histoire d’un meurtrier », et oui Grenouille va devenir un monstrueux serial killer, tout cela pour trouver une essence de parfum « suprême ». Son parcours ne sera pas facile, et sa fin quelque peu dérangeante…

Ce film est très fort, poignant, profond. Et dur. On suit le parcours de ce jeune homme fragile, différent, auquel on peut commencer à s’attacher… du moins jusqu’à un certain point, quand il part dans sa dérive meurtrière. On rentre dans sa psychée, on est amené à comprendre le pourquoi de sa démarche, malgré toute la répugnance et l’horreur que celle-ci dégage. Les images sont fortes. Le Paris sale et crasseux, le monde pointu de la parfumerie, les champs autour de Grasse, les petites rues de la vieille ville. On est toujours plongé dans l’ambiance des différents lieux super bien rendus. Les acteurs sont très bons et portent leurs rôles avec passion et force. Mais surtout il y a la musique, forte, enivrante, qui remplace à bien des égards les odeurs que l’on ne sent pas et qui sont au coeur de l’histoire. Effectivement, la reproduction d’odeurs à l’écran et une gageure, relevée ici de main de maître par le réalisateur.Les longues scènes sans paroles paraissent rarement trop longues, elles bâtissent l’histoire et participent au tout.

Un film au final dur, avec certaines scènes particulièrement difficiles. La scène autour du bourreau après le procès de Grenouille est particulièrement déroutante, étrange.

Bon, va falloir maintenant que je me penche sur ce bouquin…

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