The Tournament

Avec un pitch et une bande-annonce pareils, il fallait que je voie ce film. C’est chose faite. Pas terrible, mais ça détend…

Imaginez… tous les 7 ans, un petite ville dans le monde au hasard devient le terrain de jeu d’un groupe de millionnaires anonymes et sans scrupules qui organisent le tournoi de la mort. Une brochette des meilleurs tueurs de la planète s’y retrouve et c’est au dernier encore vivant pour empocher une fortune colossale. Cette fois, c’est un bled en Angleterre qui devient le terrain de jeu de ces monstres fous furieux. Prise de contrôle des caméras de surveillance, muselage des autorités et des medias, plein de pognon sur la table et en dessous de tables, et hop le jeu peut commencer. Chaque tueur est équipé d’un émetteur qui fait qu’ils peuvent se repérer entre eux grâce à un petit pda tout fait pour. Rajoutons là-dedans une sombre histoire de vengeance à deux balles, et un prêtre alcoolique genre loque qui se retrouve (par une astuce scenaristique de haut vol, sic) à avoir en lui l’un des émetteurs, ce qui fait que les autres le prennent pour un tueur et veulent sa peau.

Bref, vous l’aurez compris, l’intérêt du film ne réside pas dans son scenario ni dans sa profondeur historique et encore moins dans sa plausabilité de si ça peut arriver en vrai. Nan, ici on est dans la pure déconne qui ne se prend pas au sérieux. Mais de la bonne déconnne, même pas nanaresque comme le suggère de pitch. C’est un bon gros film de baston rempli de scènes bien foutues et de personnages bien posés. Pas un grand film, rien qui restera dans les annales du cinéma, mais sympa et divertissant. Et quand je dis bon gros film de baston, ça rigole pas. Parce que les tutuers ne fonctionnent pas qu’au couteau et au 9mm. Voiture en trombe, fusil à pompe, pistolets mitrailleurs, kalashnikov, grenades, fusil de sniper, lance-roquettes, l’arsenal est chargé et goûtu, visitant de nombreux styles. Sans parler des combats au contact tout en gros gnons dans ta face. C’est du lourd, du solide.

Et puis y’a cette galerie de personnage, avec une brochette d’acteurs venus se lâcher sans prétention qu’on peut se demander pour certains s’ils avaient besoin de faire un peu d’alimentaire. Robert Carlyle dans le rôle du prêtre alcoolique emmené dans cette histoire sans rien avoir demandé à personne. Un très bon Liam Cunningham dans son rôle d’ordure en chef et de pourri de service. Ving Rhames, imposant et impressionnant, en champion revenu dans la compétition. Ian Somerhalder, à l’opposé de son Boone dans Lost, qui campe un psychotique fou furieux déjanté. Kelly Hu, celle qui accompagnait Samo dans Le flic de Shangai, en tueuse à remords. Et d’autres encore, comme le Français yamakazi ou le Russe bourrin, tous sympas, avec leurs particularités.

Bref, on s’amuse et on se défoule. C’est rigolo, ça détend. Rien de plus au programme, mais c’est déjà bien mieux que d’autres films s’alignant dans la catégorie…

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