Foo Fighters – Wasting Light

Après avoir monté les fabuleux Them Crooked Vultures, Dave Grohl revient vers ses autres copains et ressort les Foo Fighters pour un nouvel opus rock à souhait. Y’a pas à dire, c’est pas n’importe qui le monsieur, et il sait y faire. Il reprend la guitare avec une fougue toujours aussi présente et nous démontre encore une fois tout son talent de songwriter dans des compositions solides et efficaces. Les Foo Fighters ont quand même pas mal d’années d’expérience puisque le groupe existe depuis la dissolution de Nirvana à la mort de Kurt Cobain en 1994 (pour ceux qui n’auraient pas suivi et débarqueraient, le lien est simple vu que Grohl était batteur de Nirvana). Toute une belle brochette d’albums, dont un live et un best-of, une carrière ponctuée de tubes, véritables hymnes rock’n’roll, et les Foo Fighters reviennent en grande forme avec Wasting Light. Ce disque n’a rien de fondamentalement nouveau, il reste dans les racines de ce que le groupe sait faire de mieux. Guitare, basse, batterie, voie, et hop on y va. Enregistré à l’ancienne en analogique, Wasting Light c’est du brut, rien de particulièrement recherché et de novateur. Avec des riffs ravageurs et on son qui claque, cet album résonne comme un véritable hommage au dieu Rock. Retour aux sources d’ailleurs avec le fameux Butch Vig à la production (l’homme derrière le phénoménal Nevermind de Nirvana), mais aussi avec l’apparition de Krist Novoselic sur un titre (le bassiste de Nirvana) et le retour de Pat Smear (qui jouait avec Nirvana en tournée et faisait partie des Foo Fighters dans les débuts du groupe).

Dès l’intro de Bridge Burning, on sait où l’on va, le chemin est balisé. Guitare saturée, rythmique galopante, riff enragé, voie qui gueule dans le micro (et un disque qui commence par « These are my favourite last words », ça en jette, non?). On est plongés dans le bain de manière rapide avant de se prendre dans les oreilles le talent mélodique du groupe. A peine l’écoute entamée, je me suis pris en plein air guitar, bien content de ce pur rock qui déboule à fond. Des moments comme ça, l’album en regorge, sur tout l’album. On peut se sentir verser sur le calme avec des passages comme l’intro en arpège de Dear Rosemary ou certains bridges au milieu des titres. Mais la fureur revient toujours au rendez-vous. On notera la puissance de White Limo et son clip fabuleux comme les aiment les Foo Fighters (cf celui de Learning to Fly dont je suis über-fan). Rien à jeter dans cet album qui fleure bon la sueur et le pogo, les cordes et les pédales distos, les amplis et le stage diving. Rien de neuf non plus, comme je le disais. Mais pourquoi réinventer la roue quand on sait parfaitement rouler sur les routes que l’on connaît aussi bien?

Les Foo Fighters sont toujours là au rendez-vous, malgré les changements de line-up avec le temps. Dave Grohl reste ce rocher de référence dans l’océan musical, un récif défendant le rock contre vents et marées, nouvelle époque ou pas. Et cet album en est la preuve. Que du bonheur!

 

 

Et pour la bonne bouche, la playlist du disque en live :

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