Archives par mot-clé : Musique

Hey Satan!

Après les gentillets de The Company of Men, c’est au tour d’une autre brochette de vieilles stars sur le retour de la scène rock lausannoise de nous amener un nouveau groupe, dans un style plus énervé cette fois.

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1000mods – Repeated Exposure To…

1000Mods c’est un groupe de stoner grec (eh oui c’est pas tous les jours) dont j’ai pas mal apprécié les deux premiers albums, bien que découverts sur le tard en 2016 : Super Van Vacation (et sa magnifique pochette) date de 2011 et Vultures de 2014. C’est donc avec beaucoup de plaisir que j’ai attrapé leur nouvel opus : Repeated Exposure To… Au menu, fuzz et titres à rallonge, mélodies entêtantes, voix sourde, et envies de secouer les cheveux dans le désert californien, ou plutôt grec en l’occurrence. Continuer la lecture de 1000mods – Repeated Exposure To…

Les Pixies en concert à Montreux

pixiesmontreuxDans ma bucketlist des trucs à faire avant de mourir, il y avait « voir les Pixies en concert ». Alors pendant des années c’était le truc plus qu’improbable, mais depuis leur reformation récente, c’était devenu envisageable. Et puis il y a cette tournée avec le nouvel album Head Carrier qui passe par Montreux. Ni une ni deux, billet en poche, et me voilà débarquant à l’auditorium Stravinsky qui, en plus d’être une jolie salle, a vraiment un bon son.

Le concert fut assez énorme. Bon, c’est les Pixies, à savoir que c’est un concert assez statique, sans sauts ou frétillements dans tous les sens et sans phrases balancées au public à tout moment. Mais leur musique est tellement bien posée, le truc est tellement pro, les musiciens en imposent tellement, que cela suffit à faire passer le courant. Le groupe a enchaîné les titres sans interruption pendant 1h30 ; leurs titres ayant des durées plutôt courtes, cela a permis d’entendre passer un bon paquet de morceaux. Dont beaucoup d’anciens. L’essentiel de leurs grandes compositions y est passé, procurant des moments vraiment magiques. Avec en alternance quelques titres plus récents, mais en minorité. Le tir était donc dans la cible puisque le public était plutôt grosso modo de ma génération. Un son de qualité pour quatre musiciens qui se donnent. Bien entendu on retiendra surtout Frank Black dont la présence, aussi bien physique que musicale et vocale, en impose grandement ; et puis bon maintenant que je les ai vus en live, j’en ai la confirmation, c’est bien le même chanteur qui produit ces voix aussi diverses, alternant les passages si doux et les chants très énervés. Le jeu de Joey Santiago à la guitare est vraiment plaisant, toujours aussi bien senti et reconnaissable. David Lovering derrière ses fûts a marqué le rythme durant tout le show. Et la petite nouvelle Paz Lenchantin à la basse et aux chœurs semble avoir trouvé sa place.De la vraie bonne musique en live, ça fait toujours des frissons ; encore plus quand il s’agit d’un groupe aussi mythique.

Deux bémols cependant… Les billets indiquaient le concert à 20h30, mais il semblerait qu’il ait été avancé à 20h ; du coup en arrivant à 20h20 j’ai loupé l’essentiel du concert de première partie, les Fews, un groupe qui a l’air pas mal du tout pour le peu que j’en ai vu. Et un manque cruel de tireuses à bière qui fait que les commandes prenaient un temps plus que considérable au bar (même les serveurs faisaient la queue à la tireuse, et prenez cette phrase sans aucun sous-entendu).

Mis à part ces deux éléments, j’ai passé une très bonne soirée… Le concert était vraiment bien.

Green Room

499706Après le fort sympathique Blue Ruin est venu le temps de passer au film suivant de Jeremy Saulnier, à savoir Green Room. Et c’était bon. On suit ici un groupe de punks arnachico-gauchisto-révolutionnaires dont les courtes chansons énervées basées sur trois accords et demi hurlent un mal de vivre et célèbrent le no future. Des vrais de vrais quoi, qui tentent de gagner leur croûte en égrainant les concerts dans des salles miteuses le long de la route, hébergés à l’arrache chez des gens du crû et siphonnant des réservoirs d’essence quand le cachet précédent n’était pas au niveau. Acculés financièrement, ils se voient contraints de jouer dans une salle remplie de skins fachos néo-nazis en goguette. Après leur show, nos punks de service tombent sur un cadavre en coulisses et deviennent des témoins gênants qui ne doivent pas sortir de là. Une bande de crânes rasés menés par un leader charismatique et machiavélique va tout mettre en œuvre pour sortir les punks de la salle où ils se sont enfermés. La course à la survie peut commencer. Et elle va se faire dans la douleur, le sang, les larmes et les hurlements. Ca va être tendu du slip jusqu’au bout. Continuer la lecture de Green Room