Them Crooked Vultures

Du rock, du bon, du goutu…

J’avais déjà parlé de Them Crooked Vultures à l’annonce du groupe, dont le line-up m’avait fait un effet quelque peu énorme… Pour la petite info, on a donc Môssieur Josh Homme dans ce groupe, le grand costaud roux leader des Queens of the Stone Age, un grand nom du rock et du stoner avec participation à plus d’un groupe ou projet de qualité, et qui en plus est une vraie personnalité et un guitariste et chanteur qui déchire. Mais il y aussi Dave Grohl, essentiellement batteur de Nirvana et leader des Foo Fighters (mais aussi d’autres trucs à côté comme Satan pour les potes de tenacious D), lui aussi une personnalité du rock contemporain et musicien de très haut vol derrière ses fûts. Et puis il y a John Paul Jones, que je connais moins, mais bon quand même bassiste et membre fondateur de led Zeppelin c’est pas rien dans une carrière. Déjà là, ça calme tout de suite. Ca donne pas envie de déconner. On est face à des monstres. Du coup l’attente était énorme…

Et on n’est pas déçus avec cet album éponyme qui va nous emmener au bon vieux pays du rock. Sans fioritures, sans délires, sans détours. C’est du brut, du rentre-dedans. Le talent des messieurs en question se ressent dans chaque titre. Techniquement bien sûr ça claque et j’irais même à dire que ça peut quelque peu déchirer sa mère en short. Mais dans le son, tout est bon. Un talent de composition pile poil comme il faut. Avec des riffs terribles qui donnent une folle envie de se lancer dans du air guitar démentiel. Les instruments s’alignent pour soutenir la très belle voix de Homme.  Dès le début, avec un No One Loves Me, Neither Do I calé sur une rythmique décalée qui bouge, on voit dans quel coin le groupe se situe. Au coeur du rock. Binaire, certes. Avec une orchestration qui ne va pas plus loin que les bases guitare-basse-voie-claviers. Sans délires et envolées lyriques. Mais dans une vraie bonne musique composée par des gens qui aiment ça. Difficile de ne pas penser aux Queens of the Stone Age à l’écoute de cet album, la patte Homme est inévitable, mais les influences vont bien plus loin, et toutes les bases du rock y passent, en remontant aux Pixies par exemple mais aussi à Elvis même. Les passages de rythmiques implacables alternent avec des plages plus calmes. Et le tout forme un album d’excellente qualité. J’adore….

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