The Amazing Spiderman 2

hr_The_Amazing_Spider-Man_2_59Et voilà le deuxième opus du reboot de la franchise Spiderman. Comme pour le premier film, Marc Webb colle une recette très simple pour nous sortir un gros blockbuster sans prétention qui détend mais qui manque salement de profondeur. On retrouve donc Peter Parker qui s’éclate à être Spiderman tout en tentant de concilier cela avec ce qu’il ressent pour la belle Gwen ; rappelons que le père de cette dernière a fait promettre à notre héros de la laisser en dehors de ça pour ne pas qu’il lui arrive quelque chose. Notre homme-araignée va bientôt se trouver un méchant à sa mesure, le très puissant Electro qui lui donnera du fil à retordre. Visiblement, le réalisateur a du trouver que ce serait bien de rajouter du méchant alors il a collé le Bouffon Vert et Rhino genre comme un cheveu dans la soupe, sans lien avec le reste de l’intrigue, de manière parfaitement artificielle et pour de micro-apparitions. Mais bon Spiderman va se fritter du méchant tout en jonglant avec ses soucis d’ado. Et puis il va aussi s’intéresser à ses parents, à leur disparition, à ce passé mystérieux qui s’avère comme par hasard lié à Ozcorp et à ses pouvoirs (je spoile rien du tout, c’est dans la bande-annonce).

Bon, on peut dire en tout cas que les scènes d’action sont assez épiques et plutôt très bien foutues. Pour une fois, la 3D est bien immersive ; les acrobaties aériennes de Spiderman (genre la poursuite du début ou le duel final contre Electro) prennent une dimension assez folle et c’est une bonne claque visuelle. Du vrai gros blockbuster qui a englouti un budget « effets spéciaux » kilométrique, mais qui a réussi à en faire quelque chose qui tient la route. L’apparence d’Electro envoie aussi du bois. Le look de rhino est aussi sympathique (bien qu’on le voie très peu).

Mais bon, quelle idée de nous fournir un scénario aussi mince? Les motivations de méchant d’Electron frisent le ridicule. L’histoire d’amour est plate ; seule la fin du film apporte une bonne dose d’émotion à ce niveau-là, même si on la voit venir à des kilomètres tellement les fusils de Tchekhov pullulent. L’intégration du Bouffon Vert est capillotractée et artificielle, n’amenant rien si ce n’est la volonté d’un duel dans un décor mécanico-steampunk sympa. Rhino est posé là juste pour faire joli sans utilité. Le tout est complètement téléphoné et n’a guère de surprise. Même le grand secret du complot de la mort qui déchire des vilains de la corpo face au gentil scientifique éthique qui veut cacher son invention fait bien pâle figure.

Et puis bon, je ne sais pas ce que j’avais trouvé à Andrew Garfield comme acteur dans le premier mais là, soit il a perdu du talent soit j’étais trop bon public lors du premier film, mais globalement il joue quand même un peu comme une huitre. Ouais quand il s’agit de faire le sale djeunz un peu rebelle ou de sortir un ou deux gags, ça passe. Mais bon sang il y a des scènes censées avoir un peu de portée dramatique qu’il saccage allègrement. Emma Stone, toujours aussi mignonne, s’est améliorée par contre et s’en sort mieux. Jamie Foxx est sympa, dommage que son personnage ne soit pas plus profond, plus étudié.

Bref, c’est dommage de ne pas avoir cherché à aller plus loin. on se laisse prendre pendant 2h20 d’action, on attend la prochaine scène de baston quand ça se calme, et au final on n’a pas vraiment de surprise.

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