[Cannes 2019] Corinth

  • Auteur : Sébastien Pauchon
  • Illustrateur : Julio Cesar
  • Edité par : Days of Wonder
  • Distribué par : Asmodee
  • Age conseillé : 8+
  • Nbr de joueurs : 2- 4
  • Durée estimée : 30’

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L’avis de Fred :

Retour chez Days of Wonder pour le suisse Sébastien Pauchon après The River. L’éditeur habitué à fournir de belles boîtes pleines à craquer de beau matériel a ici fait dans le simple et léger avec un roll’n write, un jeu ne nécessitant donc qu’un paquet de feuilles de scores et des dés (à chacun de fournir un crayon donc) ; on y ajoute ici juste un petit plateau central pour placer les dés.

A son tour, un joueur va lancer les 9 dés blancs ; il a la possibilité d’acheter des dés jaunes qu’il sera le seul à pouvoir utiliser ce tour. Ensuite on place les dés sur le plateau central, tous ceux d’une même valeur sur une même ligne. Les dés de la plus haute valeur sont en haut pour de l’or. Ceux de la valeur la plus basse sont en bas sur les chèvres, et ensuite chaque valeur se voit positionnée dans l’ordre au-dessus des chèvres. Chaque ligne correspond à une marchandise ; et du coup si toutes les valeurs ne sont pas indiquées par les dés, toutes les marchandises ne seront pas disponibles. A tour de rôle, chaque joueur va prendre un groupe de dés (toute une ligne) et effectuer l’action correspondante en cochant un certain nombre de cases de chèvres, or, ou marchandises. Au lieu de récupérer des marchandises, on peut aussi déplacer son intendant, à savoir cocher des cases sur une espèce de parcours de sa feuille de marque, qui nous donnera des petits bonus selon où on s’arrête.

Après cela, un joueur peut construire l’un des bâtiments présents sur sa feuille en dépensant le nombre de chèvres et/ou or indiqué ; ces bâtiments donnent des bonus.

Une fois que tout le monde a effectué un certain nombre de tours, la partie s’arrête et on compte les points engrangés.

Simple, classique, un roll’n write qui va bien. J’aime bien l’idée de pouvoir déplacer l’intendant comme action possible, ce qui met un peu de peps. La construction de bâtiments aussi est un choix intéressant, en se privant de chèvres et d’or pour aller chercher d’autres manières de marquer des points. Il est sympa dans son genre mais sans être transcendant non plus.

L’avis de Jon :

Il faudra un jour que l’on m’explique. Pourquoi? Mais pourquoi les créateurs de jeux se sentent ils obligés de baptiser leurs production du nom d’une ville? Je pense que depuis Carcassonne on a eu droit à facile deux guides Michelin complets.

Pour en revenir à Corinth, ce jeu nous place dans la peau d’un marchand de l’Antiquité devant avoir plus de succès que ses concurrents (c’est sûr que si le jeu s’était appelé Mykonos le background aurait été sensiblement différent). Un roll and write relativement léger mais plaisant. Les dessins un peu style cartoon de la fiche de score lui donnent un côté un peu plus ludique que d’autres jeux de cette catégorie . Étant passé à côté de cette déferlante de jeux similaires sortis ces derniers temps, je manque peut-être de points de comparaison mais j’ai apprécié Corinth et y rejouerai avec plaisir.

L’avis de Laura :

Un jeu très plaisant, dont il faudra de nombreuses parties avant d’avoir exploré les meilleurs combos selon les opportunités.

Un choix de plus, pour un jeu de complexité moyenne et rapide à jouer. Le matériel est simple, mais les mécaniques sont efficaces et le design est beau. L’univers des marchands de l’antiquité est toujours chouette à côtoyer.

Un plaisir que je recommande !

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