[Cannes 2020] Oriflamme

  • Auteurs : Adrien et Axel Hesling
  • Illustrateur : Tomasz Jedruszek
  • Édité par : Studio H
  • Age conseillé : 10+
  • Nbr de joueurs : 3 – 5
  • Durée estimée : 20’

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L’avis de Fred

L’As d’Or – Jeu de l’année 2020. Nous ne pouvions pas passer à côté bien entendu. Studio H, la nouvelle entité du groupe Hachette spécialisée dans les jeux, avec à sa tête Hicham anciennement de Matagot (c’est pas n’importe qui), frappe fort pour ses débuts. Et Hachette confirme sa place d’acteur soudainement important du secteur ludique après le rachat du très bon éditeur Gigamic. Eh oui, c’est avec ce deuxième jeu que Studio H remporte le prix tant convoité. Pour ma part, c’est compréhensible et justifié car le jeu est accessible avec des règles grand public, permettant quand même un jeu plus poussé quand on le connaît, offrant des parties assez courtes avec un sérieux goût de “reviens-y pour la revanche” et disponible à un prix raisonnable ; après tout, l’As d’Or est un prix pour un jeu grand public. J’aurais personnellement préféré Fiesta de Los Muertos, mais voilà, le jury a tranché. Et puis Oriflamme est un bon jeu, oui.

Chaque joueur prend en main le destin d’une famille dans une lutte acharnée pour le pouvoir, le vainqueur étant au final celui qui aura le plus de points de renommée, avec coups fourrés, assassinats et autres petits trucs qui donnent une ambiance un peu “Game of Thrones”. Chaque joueur prend son deck de cartes (chaque deck contient les mêmes 10 cartes), en écarte 3 au hasard et en jouera 6, la dernière étant défaussée.

Le premier joueur pose l’une de ses cartes face cachée au centre de la table. Le joueur suivant va poser une carte face cachée, à gauche ou à droite de la première. Et ainsi de suite. Chacun va poser une carte au début ou à la fin de la file de cartes, jamais au milieu. Un jeton indique l’ordre dans lequel la file va être résolue, que l’on sache si l’on se met au début ou à la fin. 

Une fois que chacun a posé une carte, on va les passer en revue l’une après l’autre dans le sens de la résolution. A chaque fois, le joueur décide s’il la laisse face cachée et y pose dessus un jeton d’influence, ou s’il la retourne et active son pouvoir. Chaque tour va se dérouler de cette manière. Si une carte est face visible, on active son pouvoir ; si elle est face cachée, on choisit d’y mettre un jeton ou de la retourner pour l’activer (auquel cas on engrange les jetons posés dessus). Et dès le deuxième tour, on peut aussi jouer une carte par-dessus une autre ; cette dernière ne peut pas être jouée tant qu’elle est cachée, mais elle est aussi protégée.

Les pouvoirs permettent d’éliminer certaines cartes, de voler de l’influence aux autres, de copier d’autres effets, etc. Et c’est dans leur judicieuse utilisation que l’on trouvera les moyens de gagner le maximum d’influence. On a même des cartes qui font gagner le double de la mise si on les retourne, ou qui font un sale coup à qui les élimine. On peut bluffer, éliminer, assassiner. Bref, un jeu où on ne se fait pas de cadeau, avec beaucoup d’interactions entre les joueurs, où on se pourrit bien. Ce n’est pas juste pour la hype de l’As d’Or que je vais dire que j’aime bien ce jeu. On y a passé de bons moments.

Ah oui, il est aussi doté d’illustrations de grande qualité, très classes.

L’avis d’Émilie

Amatrice de jeu de bluff et de 2nd voir 3d guessing, j’ai bien aimé Oriflamme. Sa mécanique simple, on pose une carte à droite ou à gauche des précédentes, le rend facile à proposer. Rapide et convivial, les parties s’enchaînent (surtout si on a des rancuniers parmi les joueurs) et ne se ressemblent pas. Les différents rôles offrent une dimension tactique mais le facteur chance, bien présent, permet aussi aux opportunistes non tacticiens de remporter la victoire. Accessible, il réunit tous les critères d’un bon jeu entre amis, et mérite donc pour moi son titre d’As d’Or. J’ai aussi apprécié les illustrations qui collent bien avec l’idée générale et l’ambiance du jeu. Je trouve seulement dommage qu’on ne puisse pas jouer à plus de 5 joueurs. Une extension sera peut être prévue pour y palier…

L’avis de Jonathan

Alors oui, chaque année après l’annonce du vainqueur de l’As d’or, on a droit à l’habituel cortège de détracteurs qui critiquent le vainqueur. Cette année les reproches tournaient autour du fait que Hachette aurait “acheté” l’As d’or pour se faire une place dans le marché du jeu. Personnellement je ne suis pas un adepte des théories du complot, et je ne suis pas persuadé qu’une bande de hackers russes aient été payés pour lancer une attaque informatique de grande envergure pour truquer les votes ni que le COVID-19 ait été créé par la CIA  pour saboter la fabrication des concurrents d’Oriflamme dans les usines chinoises. 

Pour moi Oriflamme est un bon jeu et il mérite son titre point.

Il a l’avantage d’avoir des règles et une mécanique très simples, de proposer des parties rapides tout en laissant une certaine part de stratégie, voire de bluff. Les illustrations dans un style médiéval sombre me plaisent bien également.  Bien que les mécaniques soient assez différentes, ce jeu me fait penser à Citadelles avec l’avantage d’être plus rapide. Un jeu qui donne envie d’y rejouer pour assassiner les personnages de celui qui vous est passé devant d’un cheveu à la partie précédente.

L’avis de Laura

J’ai beaucoup apprécié ma partie de cet As d’Or, bien que je ne sois pas une grande amatrice des jeux de bluff. Le format est convivial et plein de rebondissements et de tactique. Son seul défaut, tout à fait excusable : il vous faudra une longue table pour disposer toutes les cartes !

Liens

Le jeu sur le site de l’éditeur

Fiche Tric Trac

Fiche Boardgamegeek

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