Dark, saison 3

Dark est sans doute la série qui m’aura le plus fait fumer les neurones depuis bien longtemps (depuis toujours?). Pour le rappel, en partant de la disparitions d’enfants dans une petite ville allemande, on se retrouve avec du voyage dans le temps, des arbres généalogiques improbables, une Apocalypse à éviter (ou pas), deux mondes parallèles, et des groupuscules s’affrontant pour dominer le monde. En gros. Et en résumé. Pendant une bonne partie de cette troisième saison, tout en sachant que c’était a dernière et que j’étais censé avoir les réponses à mes interrogations, je continuais à me poser la question : vrai truc tordu super bien construit ou foutage de gueule bordélique complet. La fin m’a permis de conclure que c’est un putain de concept hyper bien pensé depuis le début et qui tient la route.

Cette troisième et dernière saison ne simplifie pas les choses, et il faudra s’accrocher. Comprendre qui est qui, à quel époque et de quel monde, ce ne sera pas chose aisée. Se rappeler des liens entre les personnages non plus. Surtout quand cela fait un bon moment que j’ai passé la saison 2. Petit conseil donc : si vous vous mettez à Dark maintenant, faites-le d’une traite, ne laissez pas trop reposer la sauce entre les saisons afin que tout reste frais dans votre tête. Même comme ça, il y a de quoi remuer les méninges. Mais la fin de saison confirme que les auteurs savaient où ils allaient depuis le début (oui on évite le syndrome Lost de l’ajout de nouvelles idées sans cesse en oubliant les trames proposées auparavant). Et même si certains points restent sans explication claire, on a quand même droit à une belle explication qui permet de revoir le cheminement de chaque personnage et de mieux comprendre le déroulement des actions passées. On a une explication de ce qui se passe et surtout des raisons, des motivations là-derrière. Et ça, ça fait plaisir.

En dehors de cela, la série garde toutes ses qualités avec une réalisation qui tient vraiment la route. De très beaux plans, un gros travail sur les couleurs, la photographie, les décors. On notera aussi la bande-son de grande qualité. Et puis il y a ces acteurs, assez incroyables dans leurs interprétations. Certains jouent le même personnage à différents âges et on se doit de retrouver des éléments communs pour les reconnaître. Mais on a aussi les interprétations du même personnage sauf qu’il vient de mondes parallèles, d’où de subtiles différences, qui sont étonnamment bien amenées.

Au final on a donc un résultat assez dingue. Alors certes la série ne conviendra pas à tout le monde. Elle est complexe, traite de thèmes assez larges et adultes. Elle nécessite un véritable investissement (en temps de cerveau disponible) pour en profiter réellement. Mais quand on prend le temps de plonger dedans, elle se révèle non seulement techniquement très réussie mais surtout bien prenante. Et une fois lancé, cela vaut la peine d’aller au bout, car la série a sa vraie conclusion et ses explications, une vraie fin ; y’en a pas mal d’autres qui devraient en prendre exemple…

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