The Wire, saison 1

The Wire, ou « Sur Ecoute » in french, c’est une série policière sortant un peu des sentiers battus…Bon, déjà pour la base, c’est une série de chez HBO, en général gage de qualité. Et là, on n’est pas déçus pour la qualité. Acteurs. décors, scenario, bande son, tout est au poil. Mais qu’est-ce qui fait la différence de cette série policière avec les mille et une autres qui existent? Ben je dirais un aspect vachement plus réaliste. Alors je connais pas assez le monde de la police ni Blatimore pour m’assurer du réalisme de la chose, mais ça sonne nettement plus vrai.

Déjà la saison avec ses 13 épisodes couvre une enquête ; on n’est pas comme ailleurs avec en général une (voire plus) enquête par épisode, introduction et sentence comprises. Nan, ici les flics rament, prennent leur temps, subissent les aléas, et franchement c’est nettement plus crédible de les voir ramer des mois sur un même truc. Et puis ce temps permet de travailler les personnages, de les approfondir, d’en faire quelque chose de solide, et dans les deux camps. Franchement, chaque personnage est une mine d’or, avec ses problèmes, ses angoisses, ses bons et ses mauvais côtés.

Allez j’enchaîne avec cet aspect bons et mauvais côtés. Y’a personne de tout noir ou tout blanc (bien entendu je ne parle pas ici de couleur de peau). Côté flics, politiciens et juges, chacun a une part d’ombre, un aspect qui le rend moins sympathique. Chez les truands et autres dealers, chacun a finalement un bon côté aussi (trouvez moi un personnage plus attachant que le petit Wallace). Les facettes sont multiples, et l’aspect basique et manichéen de la plupart des séries est ici complètement jeté par dessus bord. tout est en nuances de gris. Et ça aussi c’est du pur bonheur. Parce que les gens sont plus « vrais », on s’y attache plus, ils sont plus humains quoi tout simplement.

Alors oui c’est nettement plus lent que ce que l’on l’habitude de digérer. Et moins frime. Ici les moyen techniques des flics sont réduits, très réduits ; quand on voit la tête de leurs ordios par exemple (quand ils en ont), ça fait peur. L’intrigue avance à pas pesés. Chaque avancée se paye et est basée sur de vraies recherches. C’est pas un grand n’importe quoi torché avec un deus ex machina parce que l’épisode doit durer 45 minutes. Les démarches bureaucratiques sont une plaie, la loi n’aide personne, c’est solide.

Et puis bon y’a la ville. Baltimore. On la voit vire. On voit ses quartiers miteux, avec e comment et le pourquoi de toute cette misère. On voit comment elle fonctionne. Elle devient un vrai personnage à elle seule, blessée, meurtrie.

En gros, une putain de bonne série, pas facile à digérer parce que ça en envoie plein la gueule, chargée d’émotions. Du vrai talent de éa série quoi. J’en redemande, et va falloir que je mette la patte sur la saison 2.

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