Furies Déchaînées

Me voilà ressorti de cette plongée sur la planète Harlan…

Furies Déchaînées, c’est le troisième tome des aventures de Takeshi Kovacs (après Carbone Modifié et Anges Déchus). Encore une fois, le programme est à l’action, la technologie, et les sales coups. Après son aventure très « enque^te » sur Terre et son passage davantage « action et exploration » du deuxième tome, on passe ici à un truc  plus « vengeance personnelle », le tout mêlé de considérations politiques pas toujours inintéressantes. Kovacs est ici enveloppé sur sa planète d’origine (je rappelle que, dans cet univers, on a digitalisé la personnalité et qu’elle est transférable d’un corps à l’autre), Harlan, sur laquelle il va se retrouver mêlé à un truc qu’il n’avait absolument pas réclamé puisqu’il ne s’agit ni plus ni moins que du possible retour de la révolutionnaire Quellcrist Falconner dont on nous parle depuis le début de la trilogie. En parallèle, des conflits sociaux, des clans divers et variés, des souvenirs lointains… et un autre Takeshi Kovacs enveloppé là aussi et qui semble pourchasser le premier. Un scenario complexe donc, aux fils multiples qui se nouent et se dénouent pour un final apocalyptique.

Les garnds éléments des premiers tomes sont toujours là et on sent que l’univers est solide et bien bâti. Que ce soient les Martiens et les ruines qu’ils ont laissé derrière eux, la place du Protectorat par rapport aux planètes qui lui sont inféodées, la technologie de haut vol présente à chaque coin de rue, etc. On replonge donc dans un univers certes connu, mais qui à nouveau est baigné d’une autre ambiance ; trois livres, trois aventures bien différentes. Cela nous prouve la richesse de cet univers d’ailleurs. EN particulier Haraln, dont on avait pu percevoir l’importance dans les volumes précédents et qui ici nous est décrite en long, en large et en travers au travers de ces centaines de pages ; conflits et rapports sociaux, situation politique, géologie, climat, économie, tout y passe. Et tout se tient. Impressionnant travail…

Par contre, la lecture n’est pas facile. C’est pas une question de langue (j’ai lu la VF et le texte est dans l’ensemble de bonne qualité, avec un style collant à l’ambiance), mais plutôt une question de profondeur de l’univers justement. L’auteur prend le parti pris que l’on a parfaitement intégré tous les éléments présentés dans les tomes précédents, et du coup en rajoute une couche (et même plusieurs). Que ce soit au niveau des technologies, des clans et organisations, des personnages, tout y passe et il n’y va pas de main morte. Tout retenir et tout assimiler nécessite une lecture concentrée. C’est pas facile d’accès. Il y a énormément de matière, et tout n’est pas toujours expliqué clairement. C’est là le gros reproche que l’on peut faire à cet ouvrage. Mais si on passe outre et que l’on se lance dedans à fond, le plaisir est très grand. les coups fourrés et les manipulations alternent avec les scènes de baston toujours aussi peu subtiles. C’est du solide. Bon, OK, l’aspect surhomme du Diplo est un peu lourd par moments, mais il faut bien faire du personnage principal un héros…

Au final, je suis super content de la lecture de ce bouquin, et en fait de toute la trilogie. Un très grand moment de SF à consonance cyberpunk. Du coup, c’est encore une fois une super inspi pour ExtReM_37. Fortement conseillé…

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