Firefly

Et voilà, j’ai enfin pu glisser cela dans mon programme de visionnement…

J’avais fait un premier essai avec Firefly il y a déjà quelques temps, mais en VF ; j’ai été vite refroidi tellement le doublage était désastreux. Là je suis revenu dessus en VO et c’était franchement bien. Firefly, c’est donc une série de Joss Whedon (monsieur Buffy et Dollhouse entre autres) qui se ballade entre SF et western. La série se déroule dans l’espace, entre des planètes, avec des vaisseaux, des lasers, de la haute technologie, du voyage spatial, etc. Mais en reprenant les codes du western, que ce soit dans le look, le mode de vie, les intrigues, les situations, etc. Le mix peut sembler bizarre dit comme ça, mais le résultat est très bon. Histoire d’en rajouter un peu, on saupoudre le tout d’un peu d’ambiance asiatique (l’utilisation du chinois comme argot et quelques draperies), d’époque médiévale/renaissance (le duel et le bal), et 2-3 éléments piqués de ci de là. Des influences nombreuses certes, mais qui donnent un résultat agréable et surtout dépaysant. On n’est pas dans une série SF standard. Ici on a des braquages de train, du transport de bétail, des bandits recherchés, des bordels, des bagarres de saloons, des attaques de ranch, et tout ce qui donne le sel du western… et aussi son ton si particulier à la série.

La série nous raconte donc les aventures de l’équipage du Serenity, un vaisseau de contrebandiers, emmené par le capitaine Malcolm Reynolds (Mal), un ancien militaire (d’ailleurs la série a pour fond une guerre passée entre l’Alliance et les indépendantistes qui donne une profondeur supplémentaire) sympa, un peu rebelle mais au grand coeur. Il est accompagné de son ancienne collègue d’armée Zoé, combattante émérite, du mari de celle-ci, Wash, un pilote expert qui fait de l’humour, de Jayne, une grosse brute de service lourd et pas finaud, et de Kaylee, mécanicienne de génie jeune et naïve. Il y a aussi Inara, une Compagnonne, à savoir une sorte de prostituée de luxe formée aux techniques physique et mentales de contact qui voyage avec le Serenity pour rencontrer ses clients. Dans le pilote, le vaisseau prend des voyageurs qui resteront par la suite… Un prêcheur, Shepperd Book, doté visiblement d’un passé tumultueux et fumeux. Et aussi un jeune médecin talentueux, Simon, et sa jeune soeur River, précédemment enlevée par des scientifiques de l’Alliance qui ont effectué sur elle on ne sait quelles expériences.

Malheureusement, Firefly souffre du même défaut que Dollhouse, du même créateur. A savoir que la plupart des épisodes sont des loners qui, bien que très sympathiques, peuvent se regarder indépendamment les uns des autres et ne font pas vraiment avancer le schmilblick de l’arc scénaristique global. Et pourtant il y aurait de quoi faire. Le mystère de River et des poursuivants aux mains bleues est super intéressant. Mais le nombre d’épisodes où on en parle est vraiment mince (le pilote, Ariel, plus 2-3 bouts de ci de là). C’est vraiment dommage. Et c’est à mon avis une des raisons du peu d’audimat reçu par la série (en plus du melting pot d’ambiances qui peut déconcerter) ; avec la conséquence habituelle d’arrêt pur et simple de la série. Et que c’est frustrant et rageant de devoir en rester là. Tant de choses à développer et travailler encore. tant de potentiel. Bien sûr, comme je l’ai dit, les épisodes sont globalement bien foutus et vraiment sympas… Bushwacked et son ambiance de huis-clos sordide, Jaynestown et le nouvel aspect de l’un des héros, Out of Gas et tout les flashbacks sur le regroupement de l’équipe, Shinding et son duel, Heart of Gold et son attaque en règle d’une place fortifiée, Trash et son plan infaillible ; quelques exemples de moments super bien menés.

Le tout est emmené par des personnages hauts en couleurs et très bien interprétés. Mal déjà, très bon dans son rôle de bandit au grand coeur, très bien joué. Jayne aussi, avec un Adam Baldwin qui campe un gros con vraiment pas finaud comme on les aime, un personnage réussi qui a la tendresse de donner un nom à son arme préférée. Wash, interprété par l’excellent Alan Tudyk (Alpha dans Dollhouse), naviguant entre son humour, ses talents de pilote, son amour pour sa femme et sa jalousie compulsive. Kaylee, superbe et si fraîche comparée aux autres vieux de la vieille de l’équipe. River et ses humeurs et délires. Les autres ne sont pas en reste ; un peu moins flashy et remarquanbles certes, légèrement plus effacés, mais dans le haut du panier quand même. On notera aussi le poids des personnages secondaires, avec de très belles trempes, genre Saffron, un vrai rôle de pure garce manipulatrice, Niska, un magnifique vrai grand salaud méchant comme tout, ou encore Nandi ou Rance Burgess. Que du bonheur au final.

Un petit mot encore sur la musique. Je susi aps spécialement fan de l’ambiance western/country, mais ici elle colle tellement bien que c’est vraiment le pied. On plonge d’autant plus dans l’univers et son ambiance si particulière. Vraiment bien adaptée et travaillée au final, un bon point de plus.

Au final donc… Un gros dommage pour cette série abattue en vol (avec Dollhouse en plus, Whedon doit commencer à avoir l’habitude) qui aurait mérité un développement solide. Je vais me faire sous peu le film Serenity qui est censé clore le truc pour les fans en manque et répondre à quelques questions. je sens pointer la frustration comme à la fin des téléfilms du Caméléon (série que j’aime beaucoup aussi d’ailleurs), mais bon c’est la vie ; la dure loi de l’audimat. Tant pis. Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin et s’amuser avec l’univers, il y a toujours le jeu de rôles (moi j’ai pas le temps de jouer).

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