Hostel

L’autre soir, je repassais. Et quand je repasse, j’aime bien mettre un truc à deux balles à la télé, qui me demande pas trop de suivre et qui me fasse juste de la distraction. Et là je suis tombé par hasard sur Hostel, je me suis dit que j’allais voir ce qu’il en ressortait. Y’a pas de raison, après tout dans l’ensemble y’a du bon dans le gore et j’ai eu de très bonnes surprises plus (par exemple le premier Saw qui était une bonne réussite) ou moins récemment (que de bons souvenirs de Braindead par exemple). Alors j’ai regardé Hostel. En plus y’a Tarantino à la production, je me suis dit, donc cool, gage de qualité en général. Effectivement, « en général », y’a toujours des exceptions.

Donc Hostel nous narre cette aventure de deux jeunes ricains qui font un voyage à travers l’Europe avec le but simple et avoué de faire la fête et de se tirer un max de filles. En route ils ont rencontré un islandais qui voyage avec eux. Tout commence à Amsterdam, ville tout de suite montrée comme ze lieu de débauche, le pire truc au monde avec des joints et des putes à tous les coins de rue. Après quelques plans culs et filles plus ou moins à poil, on passe un peu vers « l’intrigue » du film, à savoir un type de l’est qui leur parle d’une auberge de jeunesse dans la région de Prague où ils pourraient coucher avec toutes les plus belles filles facilement. Pour nos gaillards qui envisageaient l’Espagne, ça va changer la donne. Mais bon, il est logique de suivre ainsi les conseils d’un inconnu vous envoyant dans une zone inconnue où vous parlez pas la langue, un trou perdu qui plus est. Bref, nos trois gros naïfs embarquent pour se rendre là-bas, et paf oui les filles sont superbes, deux en particulier qui redonnent l’occasion de deux-trois plans culs et filles dénudées. Jusqu’à ce que l’un des voyageurs disparaissent, puis un autre, et qu’on passe enfin au gore gratuit qui est le but du film puisqu’ils sont là pour être torturés et démembrés

Ce résumé vous laisse envisager la vacuité du scenario. En fait, cette histoire n’a pour but que de poser un bon gros plan voyeuriste ; du cul et du gore. Je comprends mieux maintenant l’expression « torture-porn ». Finalement l’histoire n’est que secondaire et ne s’embarrasse guère de profondeur ou de recherche. Du moment que le film exhibe du cul et du sang, des seins et des mutilations, on y est. Et c’est là où Hostel se différencie nettement d’un Saw (qui n’a déjà pas les plans cul) ; ce dernier est intensément plus psychologique et solide, avec des motivations, des buts, des vrais personnages. Hostel est creux, vide, une simple excuse pour un visionnement de scènes malsaines et trash. Et encore, même pas créatif ou inventif ou bien filmé. Disons qu’on a une grosse première moité sur le voyeurisme de jeunes filles à poil ou presque, parfois au lit, mais sans l’étiquette « pron » ; puis une deuxième plus petite moitié d’accumulation de tortures diverses et variées.

Le scenario qui ne tient pas la route, le voyeurisme malsain, c’est déjà pas mal. On ajoute des acteurs franchement pas terribles qui jouent des personnages pas crédibles, et ce serait beaucoup. Mais non y’a encore l’accumulation de clichés médisants et malsains sur les pays traversés. J’ai déjà résumé ce que le film fait passer comme image d’Amsterdam. J’en rajoute donc avec la Slovaquie qui semble un repère de mafieux, de sales gueules, de drogués et d’alcooliques, sans parler des enfants qui sont tous des criminels aussi. On est à la limite de l’attaque raciste avec ce film.  C’est outrageant. En tout cas tout aussi malsain que le gore inutile et vide de sens.

Bref, un film parfaitement dispensable, voire à éviter… et qui ne mérite pas tout le succès rencontré. Je vous mets même pas la bande-annonce, ça le mérite pas.

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