Flash Forward

Et voilà, j’ai terminé la seule et unique saison de la série Flash Forward… et c’était bien! Flash Forward, c’est une série un peu science-fictionnesque basée sur le roman éponyme de Robert J Sawyer. Enfin, inspirée, parce que à vue de nez y’a quand même de belles différences. Bon, n’ayant pas lu le bouquin, je vais pas m’étaler là-dessus, parlons plutôt de la série…

La série commence par un immense blackout. Le 6 octobre 2009, l’humanité entière perd soudainement toute entière connaissance pendant 2 minutes et 17 secondes très précisément. Tout le monde. Brutalement. Je vous laisse imaginer le merdier général et surtout le nombre de morts. Avions écrasés, accidents routiers, incendies, noyades, etc. C’est un gigantesque carnage et surtout l’humanité en sort quelque peu sous le choc évidemment. Mais surtout tout le monde a eu des visions… des visions du futur, plus précisément de ce qu’ils seront tous en train de faire le 29 avril 2010. Oui, chacun a vu son avenir, tous à la même date. Avec toujours la grande question de se demander comment il peut en être là. Entre la femme fidèle qui se voit au lit avec un inconnu, le père qui se voit avec sa fille décédée depuis plusieurs années, le type qui se voit soulever la passion de foules en délire, et ceux qui n’ont rien vu du tout, etc. Il y en a pour tous les goûts.

Après le blackout, les gens vont changer. Il y a ceux qui veulent éviter l’avenir aperçu, ceux qui y tiennent, ceux qui s’en foutent, ceux qui changent leur vie pour y accéder ou le fuir, ceux qui montent de nouvelles sectes pour répondre à cela, ceux qui cherchent à tirer profit de l’histoire.C’est assez intéressant de voir ainsi les différentes directions que peut prendre l’esprit humain.

La série va s’attacher au pas de Mark Benford, un agent du FBI dont la vision était justement de se voir en train de travailler sur le blackout et de toucher au but. Ben ouais, la série se passe aux USA, donc un agent du FBI c’est toujours bon à prendre. Bref, il va enquêter sur les causes de cet événement, et plonger ainsi au coeur de secrets que je ne vais pas trop évoquer parce que le sujet est vraiment bien traité et ce serait triste de trop le déflorer. Autour de lui navigue toute une brochette de personnages divers et variés, mais surtout il va s’avérer que plusieurs d’entre eux ont un rôle clé dans cette affaire. Evidemment, c’est donc plus facile pour lui de travailler sur ce cas.

La série va donc prendre les différents personnages, dont certains ne semblent pas avoir grand chose à voir avec le reste, et démêler leurs histoires, leur attitude face à cet avenir annoncé que certains attendent et d’autres refusent. Plusieurs de ces fils vont se rejoindre et s’emmêler pour former un tout. Le scenario est dès lors pas mal foutu. Certes il y a des facilités et raccourcis un peu gros (c’est quand même cool que Benford connaisse les principaux intéressés ou fasse rapidement leur connaissance). Mais dans l’ensemble c’est très bien foutu, avec un sens du cliffhanger extrêmement aiguisé ; à la fin de chaque épisode, c’est l’envie insistante d’appuyer sur le bouton pour visionner le suivant. Le tout est tendu, et le déroulement du temps rend le tout plus serré encore, vu qu’il y a une limite, un but. Bref, dans l’ensemble c’est fort bien mené.

Bon, un peu de mou sur certains aspects et certains fils, des trucs un peu trop tirés en longueur ou qui n’apportent pas grand chose (que vient faire là-dedans la love story entre le médecin et la chinoise, par exemple?). Mais dans l’ensemble, les événements s’enchaînent bien. On notera aussi en négatif l’aspect américano-étatsunien du truc. Genre tout provient des USA, problème comme solution ; et si le monde autour existe, c’est juste pour s’amuser un peu et faire des digressions. Le bouquin de base part du CERN plutôt que ce NLAP inventé pour déplacer le truc là-bas. Mais bon, c’est une série US, faite pour toucher un public US, le reste on s’en cogne…

Flash Forward a aussi l’avantage d’avoir des acteurs qui s’en sortent très bien. A quelques exceptions près, ils sont bien à leur place et campent bien leurs personnages. On les gratifie globalement de physiques aguicheurs pour attirer le chaland (non, cette série n’a pas de sales gueules parmi ses héros). On a de l’émotion, de l’action, de l’enquête, du pathos, de la baston, un bon mélange au rythme bien posé. La gradation de ce rythme mène d’ailleurs à une sacrée tension dans les derniers épisodes… Et c’est là que le bât blesse. La série n’a pas été reconduite. Alors on a des réponses, on a un arc qui se termine. Mais on a aussi pas mal de questions en suspens, et tout ce qu’il faut pour annoncer une suite. La dure loi de l’audimat et du fric a encore une fois frappé. Dommage! mais bon, c’est la vie. Une certaine frustration donc, mais qui n’enlève rien à la qualité de cette saison.

3 réflexions sur « Flash Forward »

  1. L’histoire d’amour du médecin, c’est avec une Japonaise, pas une Chinoise.

    À part ce détail, je suis beaucoup moins enthousiaste que toi pour ce qui est des personnages, que je trouve comme étant franchement le point faible de la série. Peu sont réellement attachants, certains sont intéressants, quelques-uns carrément à baffer (Mark Benford en tête).

    C’est une série que j’ai clairement plus appréciée pour sa trame que pour ses personnages.

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