Doom, le film

Et voilà, encore une licence de jeu video torpillée par une adaptation ciné calamiteuse! Bon, on commence à avoir l’habitude. Mais là, franchement Doom, la référence du jeu de shoot en 3D et en plus qui fait peur, un monument qui a marqué l’histoire vidéoludique. Et là, on en obtient cette… chose. Beurk. J’ai courageusement tenu jusqu’à la fin (tout en faisant un peu autre chose en parallèle pour rendre le tout plus supportable) mais franchement épargnez-vous cette peine. Ce film envoie donc une escouade de marines sur une base scientifique martienne où des expériences ont mal tourné. Et devinez-quoi? Ils vont se faire dégommer un par un par de gros monstres baveux sauf le gentil héros qui va sauver le monde. Mais bon, point ici de satanisme et de démons comme dans le jeu, nan ici c’est les vilaines expériences génétiques de scientifiques sans conscience.

Au programme on retrouve au premier plan une brochette d’acteurs au jeu totalement foireux et inexpressifs ; OK, quand on a The Rock au générique, c’est rarement gage de qualité, mais là on atteint les bas-fonds. Les autres ne sont pas en reste dans le non-jeu effectivement, y compris Karl Urban (pourtant Eomer dans Le Retour du Roi). Il n’y a que Richard Brake qui s’en sort vaguement bien avec un personnage un tout petit peu plus sympa et fantasque que les autres trucs monolithiques. Et puis on notera la jolie présence féminine de Rosamund Pike (parce que faut bien une fille pour faire vendeur).

A côté du jeu d’acteur à chier, on a un scénario affreusement mauvais, rempli de clichés à la tonne, sans aucun suspens ni surprise, tenant sur le tranchant d’une monolame ; sans compter les libertés qu’il prend par rapport au principe de base de Doom. La réalisation qui ne suit même pas avec des effets spéciaux même pas au niveau. Une lisibilité de l’action toute relative ; alors que l’action est quand même la clé de Doom normalement. Des scènes qui sont censées faire peur et tenir en éveil mais qui sont chargées au somnifères et où on voit tout venir à des kilomètres. A ce stade, on se dit qu’il faut chercher le second degré et le prendre tel quel, mais non même pas. Même les répliques et punchlines censées dérider les zygomatiques tombent plus à plat qu’une crêpe anémique. On signalera pour le fun la séquence en vue subjective, probablement comme une volonté d’hommage au jeu, séquence où enfin on massacre du monstre au kilomètre « à la Doom », mais non, insuffisant pour remonter la pente.

Au final, un gros gros échec et un sacré mauvais film. Ca faisait longtemps que j’avais pas vu quelque chose d’aussi bas de gamme.

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