Transformers 3

Il y a des jours comme ça où je me trouve atteint d’un certain masochisme cinématographique. Bien que conscient du résultat à l’avance, je me laisse entraîner pour des raisons un peu incompréhensibles à regarder des films assez pouraves, alors que j’aurais tant d’autres trucs à voir. C’est comme ça, je suis faible. Là par exemple, après mon expérience sur Transformers 2, je ne pensais pas me pencher un jour sur le 3ème opus. Et pourtant je l’ai fait. Oui j’ai regardé Transformers 3. Tout de suite là ça en jette et je sens que je passe pour un gars courageux, voire téméraire, du genre à prendre des risques inconsidérés et qui aime se mettre en danger.

Là comme ça à froid pour écrire ce billet, je me dis qu’il faut que je me cherche des raisons pour avoir commis un acte pareil. L’espoir de trouver quelque chose de mieux que le 2 (ce qui n’est pas trop dur)? Un souvenir ému des jouets de mon enfance? Le fanboyisme moyen pour des bastons entre robots géants? Une envie de mettre le cerveau au vestiaire après une longue journée de boulot? Bon, on ne pas épiloguer là-dessus et allons-y direct : ce 3ème film est meilleur que le 2! La barre n’est certes pas placée très haut, mais on pouvait aussi tomber plus bas.

On a d’un côté un scénario qui, certes médiocre et sans surprise du tout, est moins capillotracté, flou et fouillis que le précédent. Bien sûr, rien n’est crédible là-dedans et la logique passe aux chiottes. On a des robots, toujours beaucoup de robots, et des bastons de robots. Avec des effets spéciaux qui claquent et qui déchirent. J’ai l’impression que c’était d’ailleurs plus lisible que dans le 2. On a une sorte de différenciation des robots nettement mieux faite, plus de couleurs pour les gentils et plus de gris pour les méchants, ce qui fait qu’on les distingue nettement mieux dans les bastons groupées où ça part dans tous les sens. Par contre, on a toujours des acteurs complètement aux fraises ; faut dire qu’ils ne sont pas aidées avec des rôles aux ras des pâquerettes (ou plutôt sous les racines de celles-ci). On a l’argument marketing vendeur qui a été remplacé ; l’ellipse scénaristique nous enlève la jolie Megan Fox pour la remplacer par la « tellement sexy que c’en est presque vulgaire » Rosie Huntington-Whiteley.

Je garde le meilleur élément du film pour la fin : John Turturro retrouve son rôle complètement barjot. Au final ce personnage est tellement exagéré, tellement au millième degré, et l’acteur en fait tellement des tonnes en cabotinant comme un fou furieux, que Seymour Simmons devient un mythe. J’adore!

Sinon? Ben que dire? Ah oui, y’a bientôt de nouveaux robots géants qui vont se bastonner sur les écrans, vivement Pacific Rim!!!

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