The Librarians – saison 01

librariansLorsque j’avais découvert la bande-annonce et le sujet de cette série, j’étais super emballé. Au final, on est bien loin des attentes que j’avais, mais on se retrouve avec un petit divertissement sympathique quand même, dans lequel résident quelques bonnes idées. Sur Terre est élu un Librarian, choisi par La Bibliothèque (pour les pas très anglophones qui se font avoir par les faux-amis, je rappelle que Library=bibliothèque et donc librarian=bibliothécaire), un lieu étrange aux confins de diverses dimensions. Le rôle de ce Librarian est de récupérer des objets magiques dans le monde avant qu’ils ne tombent entre de mauvaises mains, et de protéger notre planète contre les forces obscures occultes ; en gros. Au début de notre série, on rencontre le colonel Baird de l’OTAN, qui va tomber sur le Librarian en pleine action. Ces deux personnes vont se lier et rencontrer de nouveaux Librarians, formant ainsi une équipe aux talents complémentaires. A noter que le Librarian du début va ensuite leur lâcher la bride et n’apparaîtra que dans quelques épisodes, dommage car ce personnage est le plus savoureux (il est en fait le héros d’une série de trois films « The Librarian » dont la série est une sorte de spin-off). La série va donc suivre les aventures de ces personnages autour du monde, traversant de nombreux mythes allant d’Excalibur au Père Noël en passant par le Minotaure, la Pomme de la discorde, des maisons hantées, les contes de fées, etc. Dans l’univers de la série, tout cela existe, et toute la magie du monde est en train de se réveiller. Et on a des adversaires qui, eux, veulent libérer complètement cette magie, avec tous les risques que cela représente.

La série se veut une sorte d’Indiana Jones contemporain en groupe, je dirais. Mais elle est loin d’égaler son modèle. On a des personnages très archétypiques, limite caricaturaux, qui semblent en fait constamment jouer à être le cliché d’eux-mêmes (bon, OK, Indy aussi parfois, mais en bien mieux). Alors certes ils sont globalement plutôt sympathiques et l’alchimie entre eux met une bonne ambiance, mais c’est quand même régulièrement too much. Les intrigues ne cassent pas non plus trois pattes à un canard, et la résolution des différents épisodes est quasi systématiquement bâclée ; et quand le final de la saison cherche à nous montrer que tout est lié depuis le début, ça ne colle que partiellement. Malgré tout cela, on se prendra à sourire à certains moments d’humour. Certains épisodes sont même bien funs (celui avec le Père Noël m’a bien plu, par exemple). A côté de cela, on retiendra le jeu d’acteur de Noah Wyle (dommage qu’on le voie si peu) qui nous joue un personnage génial en Flynn Carson. Rebecca Romijn (Mystique des X-Men) s’en sort aussi très bien, malgré un rôle pas toujours à la hauteur de ce qu’elle peut donner ; tout comme la jolie Lindy Booth (Kick Ass 2 quoi). Du côté des autres mecs, Christian Kane reste très fade tandis que John Kim en fait trop dans le cliché ultra-exagéré. Et on ajoute des punchlines sympas entre membres de l’équipe qui n’ont à la base rien pour s’entendre (principe de base de ce genre de groupe).

Mais il y manque quelque chose, la série aurait mérité à être plus profonde (sans pour autant enlever l’humour). Cette idée de chasseur de trésors magiques modernes à ambiance pulp aurait pu donner quelque chose de vraiment très bien. Mais les auteurs ont choisi une version light qui est bien dommage, je trouve. Il y avait de quoi faire, il y avait matière à un résultat de qualité. D’autant que les moyens financiers ne sont pas au niveau et que les effets spéciaux piquent bien les yeux quand même. Bref, c’est un bon gros dommage. Ces Librarians font un petit divertissement familial sympa mais sans plus. Je me suis attaché sur les 10 épisodes de la saison pour voir si les scénaristes voulaient nous emmener un peu plus loin mais bon, rien de vraiment fascinant là-derrière au final. Dispensable donc.

Mais qu’est-ce que je rêverais d’un truc plus solide et mieux foutu sur les mêmes bases, une version badass de la série en fait.

 

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